L'influence de la Franc-Maçonnerie sur notre société actuelle

De Christ-Roi
Aller à : navigation, rechercher
"Sous leur direction, la presse s'emploie à ce labeur, tous les jours, 
 dans le monde entier, avec une ardeur infatigable, par le sophisme, par la divulgation 
des faits qu'elle juge favorable à sa cause et la falsification de ceux qui y sont contraires, 
 et surtout par la corruption des moeurs. 
Puis, quand le travail est assez avancé sur un point ou sur un autre, 
 les législateurs, auxquels commandent les sociétés secrètes, viennent courber 
 tous les citoyens sous le joug d'une nouvelle loi qui aura pour effet 
 de restreindre encore, de restreindre toujours, le champ où la liberté chrétienne 
 pouvait se mouvoir..." 
(Mgr Delassus, L'américanisme et la conjuration antichrétienne, 
Société de Saint-Augustin, Desclée De Brouwer et Cie, Paris 1899, p. 213-214)

- "La Franc-Maçonnerie n'a plus l'impact ni l'influence qu'elle a pu avoir autrefois sur la société!"

En réalité c'est tout le contraire!

La franc-maçonnerie est actuellement partout. Il ne se passe pas de semaine sans qu'un quotidien ou une revue ne consacre un dossier à ce sujet.

La secte multiplie ses interventions sur :

La secte aujourd'hui se manifeste suffisamment par des articles dans la presse, des interviews, les visites que lui rendent de hauts personnages pour que personne ne puisse mettre en doute son omniprésence tyrannique.

"Mais quelle est-elle? Quelle influence exerce-t-elle sur les courants de pensée et la marche de la politique? Selon quels principes, suivant quelle méthode agit-elle?

"Des propos triomphalistes tenus en 1979 par Michel Baroin, ancien grand maître du Grand-Orient de France ("L'heure de la franc-maçonnerie a sonné. Nous avons tout ce qu'il faut en nos loges, les hommes et les méthodes") à ceux du grand maître du Grand Orient d'Italie (1991) qui se veulent prophétiques: "Dans deux ans, La Lumière de la Maçonnerie illuminera tous les pays de l'Est et l'Eglise se trompe si elle croit qu'elle peut y faire ressurgir une foi dogmatique", c'est la même affirmation d'une volonté de conquête des âmes et des nations, la même annonce d'une lutte sans merci contre l'Eglise.

"Rendre clair ce qui est obscur, mettre en lumière ce qui a besoin de l'ombre pour prospérer, c'est un devoir pour tout catholique et pour tout français de bonne volonté" (Arnaud de Lassus, L'Action Familiale et Scolaire, Les étapes maçonniques d'une politique de la mort, par Arnaud de Lassus, n° 27, 1985, p. 27).


Sommaire

Introduction: à propos du livre de Pierre Simon, "De la vie avant toute chose"

Quelques jours avant que n'ait été reconduite la loi sur l'avortement, a été lancé dans le grand public le livre du docteur Pierre Simon, De la vie avant toute chose (Editions Mazarine). Le Figaro Magazine du 24 novembre 1979 en soulignait ainsi l'inspiration fondamentale:

" Tout au long d'un ouvrage très dense (…) l'ancien grand maître de la Grande Loge de France, en franc-maçon et en radical passionné, raconte l'histoire d'une croisade (…) La morale des Maçons, celle du libre examen, éclaire le livre. Et les loges y apparaissent hors du temps, ou plutôt avec une extraordinaire prescience, comme de véritables laboratoires d'idées ".

Le sujet traité (l'action tenace qui permit, en trente ans, d'obtenir la légalisation de la contraception puis celle de l'avortement), la personnalité de Pierre Simon – qui fut à deux reprises grand maître de la Grande Loge de France – ses idées, les méthodes qu'il mit en œuvre et qui ont réussi… autant de motifs pour justifier l'analyse de son livre.

LA LONGUE MARCHE DE PIERRE SIMON

Histoire d'une croisade

Croisade… le mot n'est pas trop fort pour désigner l'entreprise vigoureusement conduite qui fit basculer la France dans la contraception et l'avortement.

En voici les principales étapes d'après le Figaro Magazine du 24 novembre 1979:

  • "Dans les années 1950 (…) une équipe de médecins libre-penseurs francophones, le groupe Littré, décide de s'engager dans la bataille pour la contraception. Pierre Simon est des leurs. Inventée après guerre, commercialisée ailleurs, la pilule est alors en France un mythe absolu (…) L'opinion n'est pas prête. Les pionniers du planning familial multiplient les tournées en province ramenant de Londres, passeurs clandestins, des valises bourrées de diaphragmes…"
  • Après quinze ans de préparation psychologique, l'opinion sera suffisamment conditionnée pour qu'on puisse songer à une loi: "La loi Neuwirth (élaborée dans les loges dix ans auparavant) sera votée en décembre 1967. Mais que de réticences à l'appliquer! C'est alors que Pierre Simon entre dans le cabinet de Robert Boulin, à l'époque ministre de la santé (Robert Boulin, fut comme Pierre Simon, affilié à la franc-maçonnerie), son ami de toujours (…): "La sexualité dit-il, était en 1968 l'apanage du gauchisme. Il fallait supprimer un instrument de sape en l'intégrant à l'idéologie dominante (…)" Cela donne, entre autres, le fameux rapport Simon sur la sexualité des Français (préfacé par Robert Boulin). Six mois plus tard, Joseph Fontanet, catholique respectueux s'il en fut, signe les textes légalisant l'éducation sexuelle à l'école et de la régulation des naissances".
  • Troisième étape: l'avortement. Pierre Simon est plus que jamais sur la brèche:

"En fait, le premier à s'engager dans la voie de la légalisation de l'avortement fut bien Robert Boulin. Pierre Simon, à la tête d'une commission, est chargé de suivre la proposition de la loi Peyret que le président Pompidou (sur les conseils de Marie-France Garaud) laisserait en suspens. Dès le début de son septennat Valéry Giscard d'Estaing s'en préoccupe. Arrive Simone Veil qui sera chargée de mener le projet devant le Parlement. On connaît la suite".

Ainsi, avec une continuité remarquable de 1950 à 1980, Pierre Simon a participé, en chef de file, à une croisade dont il caractérise ainsi la réussite:

"Dans quelques millénaires, quand on exhumera un corps de femme, le stérilet sera pour les archéologues la marque de notre époque: il est imputrescible" (Figaro Magazine, 24 novembre 1979).

Un Maçon exemplaire: Pierre Simon, co-fondateur en 1958 de l'organisation maçonnique du Mouvement français pour le planning familial

Qui est Pierre Simon? Voici d'après son livre (De la vie avant toute chose, Editions Mazarine, 1979), quelques éléments de sa biographie:

" J'avais quinze ans en 1940. Ma famille paternelle était déjà lorraine sous le règne de Louis XV? Venue probablement des bords du Rhin comme la plupart des familles israélites installées dans cette province (…) Un même élan faisait aimer la République, vénérer la patrie, célébrer l'empire " (p. 21-22.)

La tradition familiale prédisposait Pierre Simon à la maçonnerie:

" Ma mère avait une foi profonde qui tranchait avec l'athéisme rigoureux de mon père. Ainsi se rencontraient chez moi ces deux courants: judaïsme et rationalisme, tradition et libre pensée. Je mesure la puissance de cet alliage fondamental. Mon entrée en maçonnerie sera, un jour, une façon d'en assumer l'héritage " (p. 27).


A partir de 1950, se déroulera pour Pierre Simon une triple carrière: professionnelle, maçonnique, politique.

Gynécologue, accoucheur, co-fondateur du Mouvement français pour le planning familial (Cf. Annexe 1 le Mouvement français pour le planning familial), il fonde en 1973 l'Institut de formation de recherche et d'études sur la sexualité et le planning familial (Renseignement tirés du Dictionnaire de la politique française d'Henry Coston, diffusion La Librairie française, 27 rue de l'Abbé-Grégoire, 75006 Paris). Il est à deux reprises Grand-Maître de la Grande Loge de France (en 1969-1971 et en 1973-1975); son affiliation maçonnique lui paraît à ce point importante qu'il n'hésite pas à écrire Mon être véritable, ce n'est plus mon corps mais ma loge (p. 76.) Fondateur avec Charles Hernu du Club des Jacobins en 1951, inscrit au parti radical depuis 1967, il est membre de son bureau national.

" J'éprouve le besoin de conjuguer en moi deux activités: le médical et le politique ", dit Pierre Simon (p. 63). Sa carrière correspond bien à ce souhait.

LA PENSÉE DES LOGES MISE A LA PORTÉE DU GRAND PUBLIC

"La Franc-Maçonnerie est ma façon d'appréhender les choses"

Tout au long de l'itinéraire de Pierre Simon se manifeste une pensée impératrice; elle implique une conception de la vie, de la nature humaine, du bien et du mal, de la science, de la religion; bref, une vue du monde particulière.

Cette pensée, d'où vient-elle? Quelle est-elle?

"Dans mes combats les plus rudes et mes tâches les plus obscures, la franc-maçonnerie est ma façon d'appréhender les choses de ce monde et de les relier. Elle est le contrepoint de mes actes, le diapason de mes réflexions. C'est pourquoi je l'évoque dans ce livre si souvent qu'elle s'y enlace comme dans chacune de mes journées" (p. 17.)

Le choc de deux mondes

Se référant à un ordre (maçonnique), à une Tradition (maçonnique), Pierre Simon constate le conflit entre deux conceptions du monde, l'une scientifico-maçonnique (à faire triompher), l'autre d'inspiration chrétienne et que la science rendrait périmée:

" La polémique autour de la loi Veil (..), c'est le choc de deux mondes " (p. 211.)

" Les solutions que nous fournit la morale traditionnelle ne peuvent (…) plus nous contenter. Elles reposent sur une sacralisation du principe de vie dont l'essence est superstitieuse et la démarche fétichiste " (p. 233.)

Et c'est la science qui accélère le passage de l'obscurantisme (chrétien) au progrès (maçonnique):

[…]

" Ces trente dernières années, sous les auspices d'un nouveau paradigme, le paradigme génétique, il fut possible d'opérer une véritable mutation des mœurs et des fondements de la société française (p. 14.)

" L'accouchement dit 'sans douleurs', la contraception, l'avortement, les nouvelles voies de la recherche (..) changeant les êtres autant que la nature de leurs rapports, ces innovations se sont donc accompagnées du bouleversement des valeurs, des cultures, des sociétés tout entières "(p. 16).

" Le conflit entre la contraception et les valeurs socio-religieuses du passé est inévitable " (p. 145).

" La contraception libératoire a fait tomber le mur des fatalités traditionnelles. Sa disparition ouvre un champ libre où il va falloir installer la nouvelle morale, celle où, comme dans la recherche initiatique, à la recherche de son unité originelle, dans son cerveau, son corps et son cœur, l'homme rejoint ses sources… " (p. 194.)

Bouleversement radical

Ainsi s'explique que Pierre Simon appelle sans cesse à un changement radical, à des conceptions nouvelles sur la vie, la nature, la morale, la famille… :

" Le troisième rôle de la contraception est la modulation du nouveau schéma de la famille " (p. 96.)

" La régulation des naissances, institutionnalisée, aboutit à une mutation de la morale " (p. 146.)

" Un nouveau code éthique " (p. 199.)

" C'était certes (…) la définition possible d'une nouvelle sexualité, la création, à la limite, d'une nouvelle nature humaine, et d'un nouveau concept de vie… " (p. 255.)

Un nouveau concept de vie

Nous connaissons l'origine maçonnique de la nouveauté radicale que propose Pierre Simon. En voici maintenant le contenu.

  • Nouvelle nature humaine
  • Nouveau concept de vie pour commencer.

Dès la première page, la question est ainsi posée:

" La seconde (grande victoire de la médecine) sera de changer la notion même de vie. Celle-ci (…) se définira (…) comme la relation préférentielle avec l'environnement (…) La vie perd le caractère d'absolu qu'elle avait dans la Genèse " (p. 13.)

Des Jésuites à la rescousse

D'où vient cette théorie qui définit la vie comme une relation? Pierre Simon dit l'avoir empruntée à des Jésuites:

" C'est ici que se situe une nouvelle convergence avec l'Eglise, non l'Eglise officielle cette fois-ci, mais des équipes de théologiens, et médecins, biologistes et chercheurs catholiques. Le père Bruno Ribes animait alors la revue jésuite "Études". C'est à lui que nous devrons nombre de réflexions fondamentales sur la vie (…)

Que disaient nos jésuites?

La vie est ce que les vivants en font. Les vivants sont les véhicules de la vie. La vie existe toujours par un réseau de relations qui déterminent l'existence des humains. Cette thèse était en convergence profonde avec notre propre schéma. La vie n'est pas en soi" (p. 204.)

Par là est introduite l'idée que la qualité de la vie est plus importante que la vie elle-même:

" Quant au fond, écrivait le ministre (Pierre Boulin) il s'agit d'une option entre une philosophie et une philosophie de la personne. La vie est-elle la valeur suprême, ou peut-elle être mise en balance avec d'autres valeurs: la liberté (pour la mère), la qualité de la vie (pour l'enfant à naître) ? (…) La civilisation moderne, parce qu'elle est à même – et le sera de plus en plus – de contrôler le processus biologique, s'attachera moins au fait physique de la vie qu'à la personne humaine " (p. 205).

D'où la nouvelle définition que donne Pierre Simon:

" Quand on fait profession d'accoucher les femmes, d'être ainsi aux sources mêmes de l'aventure humaine, c'est un moment de dramatique interrogation que celui où l'on a saisi dans ses mains le fruit erroné d'une conception qui respire cependant et dont le cœur bat. Qu'est-ce alors gérer la vie, ces mots ont-ils encore un sens?

Tout comme l'avortement, c’est vers la définition de la vie, évoquée au début de cet ouvrage, qu'il faut se tourner. Cette définition repose, en définitive, sur la possibilité de faire franchir les limites du monde primitif au biologique pour parvenir au plein épanouissement de ses possibilités. Regardons les choses en face: un mongolien entre-t-il dans ce cadre? (p. 232).

"A mes yeux, c'est par l'insertion dans la communauté humaine qu'il faut éclairer la problématique de la vie (p. 233.)

La vie "non plus un don de Dieu mais un matériau qui se gère" (p. 219)

Comment gérer la vie en définitive? En tenant compte des relations, de l'épanouissement des possibilités d'insertion dans la communauté humaine, des êtres vivants qu'il s'agit de "gérer". D'où la conclusion pratique:

" Aimer véritablement la vie, la respecter, implique qu'il faut avoir parfois le courage de la refuser. L'euthanasie est souvent l'objet d'une demande très profonde des parents, des mères surtout. Certaines, angoissées devant leur grossesse, n'ont de cesse qu'elles ne nous arrachent cette promesse: ne pas laisser vivre un enfant qui soit anormal sans remède possible.

Paradoxe de notre fonction d'obstétricien, dans ce cas précis: laisser mourir n'est-ce pas préserver la vie? (p. 234.)

Une nouvelle religion

Si l'on peut disposer par l'euthanasie de la vie d'un être humain, la Vie avec un grand V n'en sera pas moins déifiée:

" La vie, fille du Temps, est bien en harmonie avec les données d'une science qui met au premier plan dans la physique, la biologie et la sociologie, les notions de structure,d’organisation, de système, qui font de la forme une réalité plus fondamentale que la matière. La vie s'agence et se confond avec le Temps. Architecte de l'Univers " (p. 160.)

Le temps "Grand Ouvrier de la Nature (…), créateur de la molécule ADN comme de toutes choses" (p. 154) sera lui aussi déifié.

Troisième dieu, si l'on peut dire: la société:

" Déjà la société prend le pas sur la transcendance. La conscience naît de son être collectif " (p. 87.)

" (Les hommes) se dirigeront sur une même route éclairée par une seule transcendance: la transcendance sociale " (p. 240.)

Dans cette religion du Temps, de la Vie, de la Société, la sexualité sera sacrée:

" Restaurant la sexualité dans sa dimension relationnelle, anthropologique et ethnologique, nous lui reconnaissons un caractère sacré, nous la resacralisons au sens cosmique du terme " (p. 194.)

" Il n'est pas de bonne sexualité sans bonne anthropologie. Le mécanisme du moteur systémique avalera l'influx-sexualité; il en sortira à l'autre extrêmité un dispositif émergeant où la sexualité sera l'intercesseur entre l'homme et la divinité… " (p. 243.)

Un nouveau modèle de société

Du temps pour l'érotisme: le bonheur sans Marx et sans Jésus

Pierre Simon part d'une double cosntatation:

" La remise en cause de la société de consommation et l'augmentation de la productivité entraîneront une réduction importante du temps de travail " (p. 240.)

" En France, ni la société libérale avancée, ni les anciens associés du programme commun ne sont susceptibles de susciter de nouvelles structures " (p. 241) qu'exige " l'état de non-travail " vers lequel nous nous orientons.

Comment donc envisager la société à construire?

Autour du schéma suivant:

" La réorganisation de la société s'orientant autour de la critique du fétiche-travail, induira nécessairement une diminution massive du temps de travail. La sexualité et l'érotisme exigeant du temps libre, ce temps sera dévolu à chacun. Le bonheur sera sans Mrx et sans Jésus; le mariage deviendra une commodité sociale. Son problème: ne pas empiéter sur la vie sexuelle. Au géniteur succédera l'amant " (p. 243.)

Voilà donc le projet de société auquel nous conduisent Pierre Simon le maçon et ses collègues maçons (parmi lesquels le ministre Robert Boulin ne fut pas le mois efficace): quelque chose d'intermédiaire entre l'abbaye de Thélème du bon Rabelais ( " Fay ce que voudras ") et un gigantesque lupanar…

La femme en état d'avortement continu

De nouvelles techniques contraceptives et abortives seront mises au service de ce bonheur sans Marx et sans Jésus:

" J'ai visité aux U.S.A. des cliniques où les femmes font pratiquer une aspiration endo-utérine chaque vingt-huitième jour du cycle. S'il se trouve un œuf fécondé dans la cavité, il sera aspiré et confondu avec les règles ainsi déclenchées. C'est en quelque sorte la "station-service" (p. 215)…

C'est la société toute entière qui féconde le couple

Il faudra bien, quand même, mettre des enfants au monde. Qui sera géniteur?

" Avec la pilule, on dispose d'une vie sexuelle normale sans procréation; avec l'insémination artificielle, la procréation va se dérouler sans acte sexuel " (p. 221.)

Procréation sans acte sexuel… et éventuellement sans géniteur connu… D'où la distinction établie par Pierre Simon:

" d'un côté le couple affectif et sexuel – la femme procréatrice, l'homme non géniteur –; de l'autre, la société, médiatisée, par le médecin, qui rapproche la demande d'enfant d'une disponibilité de semence anonyme, contrôlée et gouvernée par la 'banque du sperme'. C'est en un sens la société tout entière qui féconde le couple " (p. 222.)

résultat:

" La sexualité sera dissociée de la procréation, et la procréation de la paternité. C'est tout le concept de la famille qui est en train de basculer ici: le père n'est plus le géniteur mais celui qui élève l'enfant " (p. 222.)


L'Etat géniteur

[…] L'image qui vient à l'esprit après la lecture du livre De la vie avant toute chose " de Pierre Simon : "Image d'une société sans familles, sans pères, sans mères, où l'Etat prendrait en charge les rares enfants encore mis au monde; société d'individus parfaitement atomisée, où la vie sera gérée comme un matériau. Par qui ? toujours par l'Etat.

Est-ce vraiment ce que veulent les Français?

BLUFF ET MENSONGE AU SERVICE D'UN MILITANTISME EFFICACE

Des raisonnements truqués

Comment faire avaliser de pareilles énormités? En les présentant comme la conséquence nécessaire des progrès de la science que vient nous exposer un homme de métier. A la première lecture, le livre De la vie avant toute chose donne au lecteur profane l'impression d'entendre un praticien faire part de son expérience. Impression vite détruite dès qu'ont été observés deux modes de raisonnement contraires à l'honnêteté intellectuelle la plus élémentaire: l'inversion et le bluff.

L'inversion

Procédé classique qui consiste à utiliser, comme allant de soi, un vocabulaire, des expressions en contradiction avec le sujet traité: forme habile de mensonge où, à force d'appeler bien ce qui est mal, on finit par faire croire au lecteur que le mal est le bien.

Ainsi Pierre Simon, grand maître de la contraception et de l'avortement, est-il présenté comme " un militant de la vie ". Il intitule son livre " Dela vie avant toute chose ". Il fait référence à " l'éthique du respect de la vie " (p. 170), à l'ordre naturel (" concilier l'ordre de la cité avec l'ordre naturel ", p. 143.) Il se range parmi ceux qui veulent " vivre en harmonie avec la loi morale qui est aussi la loi naturelle " (p. 172.)

À côté de l'inversion, le bluff:

" L'hypocrisie, c'était, pour une démocratie, feindre d'ignorer malgré les interdits, en dépit des tabous, plus de six cent mille avortements clandestins chaque année" (p. 204.)

Ce chiffre – non seulement faux mais invraisemblable (Voir à ce sujet l'article les chiffres sur l'avortement – la vérité dans L'Homme Nouveau du 2 décembre 1979 et le livre d'E. de Lagrange et R. Bel Un complot contre la vie, édit. S.P.L., 184 rue de Vaugirard, 75014 Paris) – de 600 000 avortements clandestins par an, en France, avant 1975 ne se justifie que par l'effet psychologique qu'on veut en tirer…

Même bluff sur la relation entre avortements et démographie:

" Gérard Calot, non suspect, directeur de l'Institut national d'études démographiques, a clairement démontré dans ses publications de 1979, qu'entre avortement d'une aprt, la baisse de la natalité d'autre aprt, il n'existe aucun lien de cause à effet " (p. 211.) (Cf. Annexe 2: Avortement et démographie)

Mais le bluff le plus saisissant concerne la prétendue création de la vie en laboratoire:

" Alors que l'on créé, en laboratoire, de la vie à partir de molécules inertes, comment un prêtre ou un juriste pourrait-il imposer sa définition de la vie? " (p. 254.)

Quel crédit peut-on accorder à un auteur qui manipule son lecteur avec de tels procédés de raisonnement?

[…] Terminons cette revue rapide des méthodes mises en œuvre par Pierre Simon… soulignant l'une des qualités essentielles de toute équipe motrice: la ténacité, le sens des étapes:

" En avant pour la Longue Marche!

Une longue marche où la tactique est primordiale. Il faut procéder point par point, avec minutie et précision. Chaque faux pas est guetté " (p. 134.)

La longue marche a duré trente ans, de 1950 à 1980.

À travers la figure et l'action du docteur Pierre Simon, se profile l'influence discrète, mais puissante et décisive des loges maçonniques

  • À travers la figure et l'action du docteur Pierre Simon, se profile l'influence discrète, mais puissante et décisive des loges maçonniques, " laboratoire de pensée " et guides pour l'action (Sur cette influence, voir l'article La Franc-Maçonnerie est une affaire sérieuse dans le N° 154 de Permanences.)

Beaucoup de nos concitoyens [y compris ici dans ce forum "royaliste"…] pensent que les loges ont fait leur temps et ne présentent aujourd'hui qu'un intérêt folklorique; le livre De la vie avant toute chose et même les seuls articles qu'il a suscités (Valeurs actuelles du 3 décembre 1979; Figaro Magazine du 24 novembre 1979; Le Monde du 29 novembre 1979) devraient suffire à les détromper.

Quant aux Français tentés par la maçonnerie, l'humour noir de l'ex grand-maître Pierre Simon les fera hésiter à s'engager dans une voie sordide placée sous le signe du stérilet et de l'infanticide.

Et c'est justement l'un des points faibles de la puissance maçonnique: n'avoir souvent proposer que des croisades honteuses, comme celles de la contraception et de l'avortement: de la boue et du sang; rien qui puisse vraiment séduire l'esprit et enthousiasmer le cœur.

(Source: Arnaud de Lassus, L'Action Familiale et Scolaire, Les étapes maçonniques d'une politique de la mort, par Arnaud de Lassus, n° 27, 1985)

INFLUENCE TOUJOURS ACTUELLE DE LA FRANC-MACONNERIE EN 2005

Rappel des objectifs de la Secte en 1884: faire passer leurs principes dans les moeurs et dans les institutions (Léon XIII, Humanum genus, 1884.)

Relativement à la société domestique

"Relativement à la société domestique, voici à quoi se résume l'enseignement des naturalistes. Le mariage n'est qu'une variété de l'espèce des contrats; il peut donc être légitimement dissout à la volonté des contractants. Les chefs du gouvernement ont puissance sur le lien conjugal.

  • Dans l'éducation des enfants, il n'y a rien à leur enseigner méthodiquement, ni à leur prescrire en fait de religion. C'est affaire à chacun d'eux, lorsqu'ils seront en âge, de choisir la religion qui leur plaira. Or, non seulement les francs-maçons adhèrent entièrement à ces principes, mais ils s'appliquent à les faire passer dans les moeurs et dans les institutions.
  • Déjà, dans beaucoup de pays, même catholiques, il est établi qu'en dehors du mariage civil, il n'y a pas d'union légitime. Ailleurs, la loi autorise le divorce que d'autres peuples s'apprêtent à introduire dans leur législation, le plus tôt possible. Toutes ces mesures hâtent la réalisation prochaine du projet de changer l'essence du mariage et de le réduire à n'être plus qu'une union instable, éphémère, née du caprice d'un instant et pouvant être dissoute quand ce caprice changera.
  • La secte concentre aussi toutes ses énergies et tous ses efforts pour s'emparer de l'éducation de la jeunesse. Les francs-maçons espèrent qu'ils pourront aisément former d'après leurs idées cet âge si tendre et en plier la flexibilité dans le sens qu'ils voudront, rien ne devant être plus efficace pour préparer à la société civile, une race de citoyens telle qu'ils rêvent de la lui donner. C'est pour cela que, dans l'éducation et l'instruction des enfants, ils ne veulent tolérer les ministres de l'Eglise, ni comme surveillants, ni comme professeurs. Déjà, dans plusieurs pays, ils ont réussi à faire confier exclusivement à des laïques l'éducation de la jeunesse, aussi bien qu'à proscrire totalement de l'enseignement de la morale, les grands et saints devoirs qui unissent l'homme à Dieu.

(Léon XIII, Lettre Encyclique Humanum genus, 1884.)

Relativement aux "dogmes de la science politique"

"Viennent ensuite les dogmes de la science politique. Voici quelles sont en cette matière les thèses des naturalistes : " Les hommes sont égaux en droit; tous, à tous les points de vue, sont d'égale condition. Etant tous libres par nature, aucun d'eux n'a le droit de commander à un de ses semblables et c'est faire violence aux hommes que de prétendre les soumettre à une autorité quelconque, à moins que cette autorité ne procède d'eux-mêmes. Tout pouvoir est dans le peuple libre; ceux qui exercent le commandement n'en sont les détenteurs que par le mandat ou par la concession du peuple, de telle sorte que si la volonté populaire change, il faut dépouiller de leur autorité les chefs de l'Etat, même malgré eux. La source de tous les droits et de toutes les fonctions civiles réside, soit dans la multitude, soit dans le pouvoir qui régit l'Etat, mais quand il a été constitué d'après les nouveaux principes. En outre, l'Etat doit être athée. Il ne trouve, en effet, dans les diverses formes religieuses, aucune raison de préférer l'une à l'autre; donc, toutes doivent être mises sur un pied d'égalité".

(Léon XIII, Lettre Encyclique Humanum genus, 1884.)

La Grande Loge féminine de France (GLFF) avec le GODF de Brandmeyer se rallient à la loi anti-voile

« La Grande Loge féminine de France (GLFF) avec le GODF de Brandmeyer se rallient à la loi anti-voile »

LE MONDE | 16.01.04 | 13h05

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3224,36-349348,0.html

La loi sur le voile à l'école divise le camp laïque LE MONDE | 16.01.04 | 13h05

.... Les positions des dirigeants du Grand Orient ont du reste évolué, passant de l'hostilité à une loi risquant de stigmatiser les seuls musulmans à la "nécessité de légiférer", exprimée aujourd'hui par M. Brandmeyer. Il y a un an, le Grand Orient s'opposait à une loi portant exclusivement sur le voile. M. Bauer préférait mettre en avant l'application de la loi de 1905 sur la séparation des Eglises et de l'Etat et plaider pour son extension aux "territoires perdus de la République" : Mayotte, la Guyane et l'Alsace-Moselle, qui bénéficie d'un statut dérogatoire en matière d'organisation du culte.

La Grande Loge féminine de France (GLFF) a été la première à briser ce consensus lors des célébrations du 275e anniversaire de la franc-maçonnerie, célébrées à Lyon le 26 juin 2003. A cette occasion, la grande maîtresse, Marie-France Picart, a rejeté le port de tout signe distinctif à l'école. Lors de l'audition des obédiences maçonniques par la commission Stasi, Mme Picart a continué à défendre "la ligne de notre culture axée sur la liberté et l'égalité des femmes", proposant même de distinguer la question du voile de celle des autres signes religieux. "Il ne fallait pas banaliser l'enfermement des femmes dans le voile", commente-t-elle aujourd'hui. En octobre, reçue avec dix autres obédiences par la mission d'information parlementaire sur les signes religieux à l'école, conduite par le président de l'Assemblée nationale, Jean-Louis Debré, Marie-Françoise Blanchet, grande maîtresse de la GLFF depuis le 14 septembre 2003, sera encore la seule à demander "un texte fort".

La plupart des autres obédiences, le GODF en tête, finiront par se rallier, au cours de l'automne, à l'idée d'une loi. Le texte proposé répond-il aux attentes de tous les maçons ? M. Bauer reste dubitatif. S'il est "assez d'accord" avec le rapport Stasi, il ajoute qu'"on avait le choix entre un tout petit texte et une grande loi" et qu'"on a opté pour une loi intermédiaire. Pour l'instant, on en reste à un niveau incantatoire et à un texte qui ne résout pas grand-chose". Nicolas Weill

• ARTICLE PARU DANS L'EDITION DU 17.01.04

Autre article du Monde plus intéressant:

"Trois questions à... Bernard Brandmeyer"

"Trois questions à... Bernard Brandmeyer"

LE MONDE | 16.01.04 | 13h05

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3224,36-349349,0.html

Vous êtes le grand maître du Grand Orient de France (GODF). Le projet de loi portant sur l'interdiction des signes ostensibles à l'école satisfait-il les revendications de votre obédience ?

C'est une très bonne avancée, qui reflète l'opinion du Grand Orient de France et aussi celle des cinq obédiences maçonniques consultées par la commission Stasi -la Grande Loge de France, la Grande Loge nationale française, le Droit humain et la Grande Loge féminine de France-. Celles-ci sont parvenues à une position commune - la nécessité de légiférer - sans s'être concertées. Il faut préciser que nous n'étions pas partisans d'une loi contre le voile mais contre tous les signes religieux. J'aurais cependant préféré que l'on aille encore plus loin.

Comment faudrait-il, à votre avis, aller plus loin ? En remettant à l'honneur la loi de séparation de l'Eglise et de l'Etat de 1905 ?

La laïcité, ce n'est assurément pas une affaire réglée. Le contexte de la France de 1905 est différent de 2005, d'où la nécessité de proposer une nouvelle loi. Il convient également d'être ferme sur le refus de la référence à Dieu et à l'héritage spirituel de l'Europe dans la future Constitution européenne. Sur ce point, le président de la République, lors des consultations que nous avons eues avec lui, a été très net et nous a assuré que la position de la France ne changerait pas d'un iota ! En ce qui concerne le Concordat, qui s'applique encore aux départements d'Alsace-Moselle, je souhaite évidemment que l'on n'abolisse pas ce qu'il y a de progressiste, notamment en matière sociale, dans le statut d'exception qui régit ces territoires depuis 1918. En revanche, il ne faut plus que les familles soient obligées de demander une dérogation quand elles ne veulent pas envoyer leurs enfants au catéchisme. J'ai enfin regretté qu'au cours du débat autour du rapport de la commission Stasi on ait beaucoup plus parlé des écoles que des services publics.

La franc-maçonnerie et le GODF ont eu tendance à s'ouvrir davantage au cours des derniers mois et à s'investir à nouveau dans les affaires publiques. Entendez-vous continuer dans cette voie ? Le GODF est une société initiatique et progressiste dans la mesure où sa vocation est de s'engager dans la cité. L'œuvre qui a été celle d'Alain Bauer au GODF et de Michel Barat à la Grande Loge de France continue - au travers notamment de la Maçonnerie française, qui regroupe plusieurs obédiences. Les grands maîtres actuels ont compris que l'heure n'était plus aux querelles et que nous ne sommes jamais aussi écoutés que lorsque nous sommes unis.

Propos recueillis par Nicolas Weill

• ARTICLE PARU DANS L'EDITION DU 17.01.04

On peut tout interdire dans ce pays, sauf évidemment le port de signes maçonniques!

L'assemblée a rejeté un amendement visant à étendre l'interdiction aux signes maçonniques...

Laïcité : vers un vote massif du texte par les députés

NOUVELOBS.COM | 06.02.04 | 16:47

Nouvel Obs. du vendredi 6 fevrier 2004

L'Assemblée a rejeté une série d'amendements visant à étendre l'interdiction aux signes maçonniques et aux signes politiques.

Un amendement anti-maçonnique rejeté

Jean-Marie LAGARDE, le 11/02/2004

http://www.civitas-institut.com/breve.php?id=73

Résumé : Un amendement pour l’interdiction des signes maçonniques à l’école vient d’être rejeté.

Nous apprenons dans le numéro 167 de Faits et Documents que « sans doute totalement inconscients de leur acte, deux députés UMP, Daniel Garrigue (Dordogne) et Marc Le Fur (Côtes d’Armor), ont déposé un amendement anti-maçonnique lors de la discussion par la Commission des Lois du projet de loi sur la laïcité (foulard islamique) : ils demandaient en effet que soient généralement prohibés dans les écoles « les signes maçonniques ». Cet amendement a bien entendu été rejeté à l’unanimité de la Commission des Lois ».

Nous apprenons dans le numéro 167 de Faits et Documents que « sans doute totalement inconscients de leur acte, deux députés UMP, Daniel Garrigue (Dordogne) et Marc Le Fur (Côtes d’Armor), ont déposé un amendement anti-maçonnique lors de la discussion par la Commission des Lois du projet de loi sur la laïcité (foulard islamique) : ils demandaient en effet que soient généralement prohibés dans les écoles « les signes maçonniques ». Cet amendement a bien entendu été rejeté à l’unanimité de la Commission des Lois ». (Faits et Documents, BP 254-09, 75424 Paris Cedex 09)

France Le texte sur la laïcité adopté en commission à l'Assemblée

Libération, 28 janvier 21:20:11

http://www.liberation.com/page.php?Article=174625

PARIS - La commission des Lois de l'Assemblée a adopté mercredi soir après l'avoir légèrement modifié le projet de loi sur la laïcité qui a été présenté à mi-journée en conseil des ministres.

Quatre amendements UMP ont été repoussés.

Celui de Hervé Mariton qui proposait d'interdire également le port de signes ou tenues par lesquels les élèves "manifestent ostensiblement (...) un engagement politique", celui de Daniel Garrigue et Marc Le Fur qui proposait d'interdire également le port "de signes maçonniques", celui d'Edouard Balladur qui visait à interdire le port de signes dès lors qu'ils "sont de nature à troubler le bon ordre de l'établissement" et celui de Claude Goasguen qui proposait l'étendre le dispositif "à tout signe susceptible d'entraîner des manifestations publiques hostiles".

La fête au Grand Orient: 1905-2005, 100 ans de laïcité...

Les francs-maçons contre les signes religieux dans les écoles... privées

Les principales obédiences de la franc-maçonnerie française ont annoncé mardi (6 décembre 2005) qu'elles participeraient à une manifestation nationale des laïques prévue samedi (9 décembre 2005) à Paris à l'occasion du centenaire de la loi du 9 décembre 1905 sur la séparation des Eglises et de l'Etat.

Auparavant, elles remettront au président de l'Assemblée nationale Jean-Louis Debré des propositions --"les Chantiers de la laïcité"-- notamment pour étendre à l'enseignement supérieur et aux écoles privées de la loi interdisant les signes religieux ostensibles à l'école et instaurer une fête de la Laïcité le 9 décembre.

Source: Henri Védas, le Salon Beige

L'Immaculée Conception détrônée par le laïcisme à Lyon

Depuis qu'en 1852 une statue de la Vierge dominait Lyon du haut de Fourvière, la basilique était plongée dans la lumière et la ville toute entière s'illuminait chaque 8 décembre de milliers de bougies, comme autant d'âmes qui vénéraient la Vierge Marie, transformant Lyon en une entité fervente. Le spectacle était grandiose dans son humilité, sa simplicité et la profondeur de la Foi qui en émanait (photo SIPA).

Mais voilà, le laïcisme, teinté d'anticléricalisme et d'humanisme, a fait que cette manifestation de foi a été détournée : depuis 1999, on parle à Lyon de la "Fête des Lumières" et celle-ci dure trois jours, commençant le 8 pour finir le 10. Ne nous y trompons pas : La Capitale des Gaules ne retourne pas massivement à la Foi ! Bien au contraire...

La fête des "Lumières", ces penseurs de la Révolution, sont fêtés à Lyon autour de la date du 9 décembre, date de l'aboutissement de leurs idées et dont certains fêtent le centenaire cette année : la coupure de la créature et du Créateur, la fracture entre Dieu et la société, entre l'Eglise et l'Etat. Ne nous réjouissons pas de ce qui s'est passé à Lyon : la franc-maçonnerie, si attachée aux symboles, et les laicistes ont détourné la fête de l'Immaculée Conception pour en faire le triomphe de leurs idées et pour noyer les bougies des cathos dans un déluge de lumières insensées.

Source: Lahire, le Salon Beige

Ils veulent instaurer un jour de fête de la Laïcité le 9 décembre

Les neuf obédiences de la Maçonnerie française, qui rassembleraient 110.000 personnes, avancent douze propositions de loi intitulées "Chantiers de la laïcité", demandant d'étendre aux établissements d'enseignement supérieur et aux écoles privées la loi de 2004 interdisant les signes religieux ostensibles à l'école, d'abroger le statut concordataire en Alsace-Moselle et les divers statuts dérogatoires des Dom-Tom, de "rééquilibrer" les programmes de l'audiovisuel public pour les laïques aux côtés des émissions religieuses du dimanche matin, et d'instaurer un jour de fête de la Laïcité le 9 décembre.

Source: Michel Janva, le Salon Beige

Le principal souci de la Libre pensée : maintenir le cap d'un anticléricalisme principalement dirigé contre l'Eglise catholique...

Source: Les associations laïques commémorent la loi de 1905 en ordre dispersé LE MONDE | 10.12.05 | 13h30 • Mis à jour le 10.12.05 | 14h43

Les laïques vont commémorer le centenaire de la loi de 1905, instituant la séparation des Eglises et de l'Etat, samedi 10 décembre, en ordre dispersé.

La Libre pensée défilera à partir de la place de la République à Paris, avec les loges maçonniques, l'Union des athées, Force ouvrière, le Parti radical de gauche et le Parti des travailleurs.

Ils réclament

  • l'abrogation du concordat en Alsace-Moselle
  • et la disparition des écoles privées sous contrat, selon le principe "fonds publics à la seule école publique".

La Ligue de l'enseignement organise, le même jour, un colloque à la Bourse du travail, à Paris. "Il ne sert à rien de demander l'impossible, commente Pierre Tournemire, secrétaire général adjoint de la Ligue. Nous sommes bien obligés de tenir compte du réel."

"En 1905, l'adversaire principal était l'Eglise catholique..."

En 1905, les choses étaient plus claires. L'adversaire principal était l'Eglise catholique. Depuis cette date, la foi a déserté les villes et les campagnes. Elle revient aujourd'hui en force, sous la figure de l'islam. La galaxie laïque s'en trouve déstabilisée.

Il n'y a guère que la Libre pensée pour maintenir le cap d'un anticléricalisme principalement dirigé contre l'Eglise catholique. Cette vénérable institution, fondée en 1866, est désormais aux mains des trotskistes lambertistes du Parti des travailleurs. Son secrétaire général, Christian Eyschen, ne s'en cache pas. "Je suis fier d'être trotskiste et révolutionnaire !", s'exclame-t-il. Ce qui ne l'empêche pas de maintenir les usages, comme les banquets du Vendredi saint. "Nous luttons contre toutes les religions, professe Christian Eyschen. Bref, nous ne diabolisons personne !"

Aujourd'hui, c'est le tour de l'islam: Un sous-marin du Grand-Orient, l'union des Familles Laïques (U.F.A.L.) enfourche son cheval de bataille contre l'islam...

La Libre pensée n'hésite pas, en revanche, à dénoncer les prises de position de l'Union des familles laïques (UFAL). Elle reproche à cette association, dirigée par Bernard Teper, un ancien du Grand Orient, de s'attaquer exclusivement à l'islam. Dans un communiqué du 7 novembre, diffusé lors des troubles dans les banlieues, l'UFAL demandait à l'Etat de "mettre fin au plus vite à cette situation intolérable en mettant hors d'état de nuire les délinquants mafieux et les caïds de l'islam politique". "Ce communiqué était un appel à la répression !, s'insurge Christian Eyschen. L'UFAL se situe à la droite de Sarkozy."

De son côté, la Ligue de l'enseignement, qui fédère plus de 30 000 associations d'éducation populaire, se considère comme le poids lourd de la laïcité française. Pourtant, elle n'échappe pas, elle non plus, aux critiques. A l'inverse de l'UFAL, on lui reproche d'être trop indulgente avec l'islam, et même de brader la laïcité. Dans les années 1990, la Ligue avait développé le concept de "laïcité plurielle". Presque un blasphème en milieu laïque. En 1997, elle a créé une commission islam et laïcité, à l'initiative de Michel Morineau. Parmi ses membres figurait l'intellectuel musulman controversé Tariq Ramadan. La Ligue lui a-t-elle offert une tribune ? Beaucoup d'adversaires du prédicateur suisse l'affirment.

La loi du 15 mars 2004, interdisant les signes religieux ostensibles à l'école, a constitué une autre pomme de discorde. La plupart des associations laïques y étaient d'abord opposées. Marie-Françoise Blanchet, grande maîtresse de la Grande Loge féminine de France, rappelle que son obédience était la seule, au sein de la franc-maçonnerie française, à plaider pour l'interdiction du foulard en octobre 2003. Le Grand Orient de France, qui soutient aujourd'hui la loi du 15 mars 2004, a d'abord été très réticent à l'idée de légiférer. [mais a ensuite appuyé l'initiative de la loi anti signes religieux...]

Quant à la Ligue de l'enseignement, elle continue de penser que cette loi était "dangereuse, inopportune et assez largement inutile", selon son président, Jean-Michel Ducomte. Celui-ci ironise sur "les laïques du lendemain", venus de droite, tels que le député UMP Jacques Myard, qui ont repris, à la faveur des débats sur le voile, la thématique laïque traditionnellement dévolue à la gauche.

Même les gardiens du temple, comme l'Union rationaliste et la Libre pensée, étaient hostiles à la loi. "Nous pensions qu'il suffisait d'abroger l'article 10 de la loi Jospin sur l'école, qui autorisait la libre expression des élèves, développe Christian Eyschen. Nous pensions aussi que cette loi stigmatiserait une partie de la population. En clair, elle est dirigée contre les musulmans."

Mais évidemment, les philosophes de la laïcité se récrient de toute attaque dirigée contre l'islam suite à la loi anti-signes religieux... A qui le feront-ils croire?

Henri Pena-Ruiz, philosophe de la laïcité et ancien membre de la commission présidée par Bernard Stasi, dont le rapport a préconisé l'adoption d'une loi, ne peut supporter de telles accusations. "La loi du 15 mars n'était pas dirigée contre l'islam, s'insurge-t-il. Elle concerne tous les signes religieux, et pas seulement le foulard. C'est une loi d'émancipation !"

La mouvance laïque pourrait bien se ressouder autour d'un nouvel ennemi commun : Nicolas Sarkozy. Ses propos bienveillants à l'égard des religions "porteuses d'espérance" et sa commission destinée à toiletter la loi de 1905, et présidée par Jean-Pierre Machelon, font l'effet d'un chiffon rouge. "Sarkozy tire le religieux vers l'utilitaire, s'indigne Hélène Langevin-Joliot, présidente de l'Union rationaliste. Avec lui, la religion devient une infirmière qui panse les plaies quand ça va mal..."

Xavier Ternisien

Article paru dans l'édition du 11.12.05

CONCLUSION

  • On peut tout interdire dans ce pays, sauf évidemment le port de signes maçonniques!...
  • S'agissant de la collusion de Chirac avec cette franc-maçonnerie:

Après avoir obtenu un assouplissement, le PS pourrait voter le projet de loi sur la laïcité à l'école

LE MONDE | 29.01.04 | 13h12

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3224,36-350909,0.html

La commission des lois de l'Assemblée a adopté, mercredi 28 janvier, un amendement commun à l'UMP et au Parti socialiste prévoyant un "dialogue" avant toute sanction à l'encontre d'un élève.

… Le matin même, en conseil des ministres, la voix de Jacques Chirac avait éclipsé celle du ministre de l'éducation nationale, Luc Ferry. Le président de la République a prononcé un petit discours, transmis à la presse dans son intégralité, pour indiquer combien ce texte était " nécessaire" et à quel point " ne rien faire serait irresponsable". Il a ajouté : " Ce serait une faute." Voilà avertis les députés de la majorité qui auraient encore des réticences pour voter la loi.

Fermer le ban!

S'agissant des autres pans entiers des mœurs dans lesquels la franc-maçonnerie chercher à faire évoluer les mentalités dans le sens du (maçonnique) progrès:

  • "croisade" homosexuelle,
  • "croisade" pour l'euthanasie (ils préparent l'opinion) sont les deux grands axes d'attaque actuels, la contraception, l'avortement, la libération sexuelle étant déjà passés dans les mœurs grâce notamment au Mouvement français pour le planning familial (M.F.P.F.)

Accréditer l'idée dans ce contexte là, comme on l'entend un peu partout en ce moment, d'une "franc-maçonnerie en perte de vitesse", "sans la puissance qu'elle a pu avoir autrefois sur la société"..., etc., est une contre-vérité perverse et une criminelle manœuvre de désinformation qui se paiera un jour...