Avortement et démographie

De Christ-Roi
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D'après le Président de la république: "Il n'y a pas de lien entre la chute de la démographie et l'avortement... Il n'y a pas de lien direct: la preuve en est que la chute de la démographie en France, qui a été très brusque, est antérieure à toutes les dispositions qui ont été prises pour ce qui concerne l'interruption de grossesse". (V. Giscard d'Estaing, entretien télévisé du 15 avril 1979, Le Monde du 20 novembre 1979).

Cette affirmation est fausse. En voici la preuve:

1° "A quel degré place-t-on le niveau d'intelligence du Français moyen pour oser lui assurer, avec une certitude qui fait redouter l'inconscience ou la mauvaise foi, que des centaines de milliers d'embryons et de foetus jetés dans les incinérateurs des hôpitaux ou des cliniques ne peuvent manquer dans le maintien du taux de natalité?

L'argument qui consiste à dire: "L'avortement libéralisé influence peu une courbe décroissante de naissances constatée en Occident ou en Europe depuis quelques années", correspond à peu près à l'argument que soutiendrai un protecteur de la nature en disant: "N'hésitez pas à tuer des baleines bleues ou des éléphants: leur nombre décroît déjà naturellement". (professeur J. H. Soutoul, Conséquences d'une loi - Avortement an II., p. 215).

2° "En tant que gynécologue spécialiste, je pense que la réalité de 400 000 avortements par an depuis 1975 (c'est-à-dire deux millions en cinq ans)doit être officiellement retenue et explique en grande partie le nombre d'enfants manquant pour assurer le renouvellement de la population" (Pr Soutoul, Valeurs Actuelles, du 5 mars 1979).

3° La baisse de fécondité date de 1964 en France. Mais cette baisse fut relativement lente de 1964 à 1973 (...) Elle s'est accélérée à partir de 1973. Cette date est significative, puisque le verdict de Bobigny, qui a libéralisé, de fait, l'avortment bien avant la loi, est intervenu en novembre 1972. Donc, de 1964 au milieu de 1973, soit en neuf ans, la fécondité passe de 2,90 à 2,35 marquant une baisse de 0,55. Mais, du milieu de 1973 à la fin de 1975, la fécondité passe de 2,35 à 1,83 soit une baisse équivalente (0,52), mais en deux ans et deux mois seulement. Le bilan démographique de l'avortemnt est donc plus sévère qu'on ne le dit, d'autant plus que les mesures d'aide à la famille n'ont jamais été promulguées" (Jean legrand, démographe, co-auteur de La France ridée, dans Le Point du 7 mai 1979).

4° "Le printemps et l'été 1973 sont à l'apogée de la formidable campagne pour l'avortement (...) La baisse rapide de la natalité commence en septembre 1973 (...) La seconde rupture est due à la mise en application de la loi (...) du 17 janvier 1975 (qui) était applicable aux conceptions postérieures au 9 novembre 1974, concernant des accouchements postérieurs donc au mois d'août 1975 (...) L'encouragement au meurtre est reçu. Juillet 1975, l'incidence prévue toujours observée (en Allemagne de l'Est, en Angleterre, partout) se trouve fidèle au rendez-vous. 67 548 naissances en août 1974, 60598 en août 1975 (- 10,3%). L'écart est maximal en naissances, en septembre 1975, 56 642. (Pierre Chaunu, Un futur sans avenir, p. 231-232).

CONCLUSION

"Il faut combattre les mensonges officiels et dire la vérité aux Français. la dénatalité, phénomène complexe, dépend de nombreux facteurs parmi lesquels la légalisiation de l'avortement est l'un des plus importants"

[Ce texte est tiré de la revue Permanences n° 162, juillet-août 1979, fiche n° 66].

(Source: Arnaud de Lassus, L'Action Familiale et Scolaire, Les étapes maçonniques d'une politique de la mort, par Arnaud de Lassus, n° 27, 1985, p. 25-26).