Bonheur

De Christ-Roi
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"Dieu est tout ensemble perfection absolue et bonheur suprême." 
(Mgr Gaume, Traité du Saint-Esprit, 1865, troisième édition, Gaume et Cie Editeurs, 3 rue de l'Abbaye, 
Paris 1890, p. 567). 

"Bien vivre, c'est vivre de manière à atteindre la fin dernière que Dieu nous a assignée".
"« Dieu étant la perfection, lui être uni de la manière la plus intime, enseignent 
saint Thomas et saint Antonin, est la gloire et 
le bonheur de l'homme, parce que telle est sa fin" 
(Mgr Gaume, Traité du Saint-Esprit, 1865, troisième édition, Gaume et 
Cie Editeurs, 3 rue de l'Abbaye, tome II, Paris 1890, p. 459).
"Le Saint-Esprit procède à l'égard de l'homme, de manière à l'élever graduellement à la perfection 
et à lui en faire goûter le bonheur" (Mgr Gaume, Traité du Saint-Esprit, 1865, troisième édition, Gaume et Cie Editeurs, 
3 rue de l'Abbaye, tome II, Paris 1890, p. 586).

L'Imitation du Sacré-Coeur de Jésus ( R.P. Arnold)

"Jésus-Christ. - Mon fils, Dieu vous acréé pour le bonheur. La raison le prouve, l'expérience le constate, la foi l'enseigne.

Vous avez raison de chercher sans relâche le bonheur; mais vous avez tort de le chercher parmi les créatures; il n'y est pas. Non, il n'est rien sur la terre qui puisse combler les désirs de votre coeur."

[...]

"Voulez-vous, mon fils, posséder le vrai bonheur ? Efforcez-vous de rendre votre coeur semblable au mien.

"Dans mon coeur, vous trouverez la paix et la tranquilité que le monde ne peut ni vous donner, ni vous ravir."

R.P. Arnold, Imitation du Sacré-Coeur de Jésus, 1865, Librairie H. Mignard, Paris, réédité aux ESR, Cadillac 2000, p. 14-15.)

Saint Pie X, Lettre sur le Sillon

"Jésus n'a pas annoncé pour la société future la règle d'une félicité idéale d'où la souffrance serait bannie, mais par ses leçons et par ses exemples, Il a tracé le chemin du bonheur possible sur la terre et du bonheur parfait au Ciel: la voie royale de la Croix. Ce sont là des enseignements qu'on aurait tort d'appliquer seulement à la vie individuelle, en vue du salut éternel. Ce sont des enseignements éminemment sociaux et ils nous montrent en Notre-Seigneur Jésus-Christ autre chose qu'un humanisme sans consistance et sans autorité" (Saint Pie X, Lettre sur le Sillon in Revue Savoir et Servir, semestriel n° 57, 30 ans après retrouvons le vrai Concile, p. 70.)

Citations bibliques sur le bonheur

"Ouvrage d'un Dieu infiniment bon, tout être est créé pour le bonheur. Le bonheur de l'être consiste dans son union avec la fin pour laquelle il a été créé. Tous les êtres ayant été créés par Dieu et pour Dieu, leur bonheur consiste dans leur union avec Dieu" (Mgr Gaume, Le Traité du Saint-Esprit 1865, troisième édition, Gaume et Cie Editeurs, 3 rue de l'Abbaye, Paris 1890, p. 18).

(Vulgate) II Paralipomènes XIX, 11 [...] fortifiez-vous (dans le Seigneur) et agissez avec soin, et le Seigneur sera avec vous, vous comblant de biens.

(Vulgate) II Paralipomènes XX, 20 [...] mettez votre confiance dans le Seigneur votre Dieu, et vous serez en sûreté; croyez à ses prophètes, et toutes choses seront prospères.

(Vulgate) Luc XII, 31 Ainsi cherchez premièrement le royaume de Dieu et sa justice; et toutes ces choses vous seront données par surcroît.


Jean-Paul Bertaud pose le problème: "Les Lumières faisaient de l'éducation la dynamique du progrès de l'espèce humaine, la Déclaration (des droits de l'Homme), s'adressant à tous les hommes, leur dit qu'il suffit de connaître leurs droits, de les maintenir, de les diffuser pour échapper aux malheurs politiques ou sociaux, "afin que les réclamations des citoyens... tournent toujours... au bonheur de tous". Le bonheur, idée neuve, révolutionnaire..... dira Saint-Just" ( Jean-Paul Bertaud, La Révolution française, collection Tempus, La Flèche 2004, p. 78).

Mgr de Ségur explique: "jamais... la France n'a été inondée de doctrines plus mensongères sur ce sujet. - Des hommes coupabes ou égarés répandent de tous côtés, et par mille moyens que fournit la presse, des doctrines qui, flattant toutes les passions, pénètrent aisément dans l'esprit des populations.

"Ils veulent nous persuader que nous ne sommes sur la terre que pour jouir; que le bonheur consiste dans la prospérité matérielle, dans l'argent et dans les jouissances que procure l'argent. - Quelques-uns, plus audacieux... ajoutent que, pour se procurer cet argent et ses jouissances, tous les moyens sont bons, et que, dût périr la société, dût périr la famille, dût périr la Religion, il faut que tout le monde arrive à ce parfait bonheur terrestre. L'Etat actuel de la société humaine est vicieux, disent-ils; il faut tout détruire, tout changer; il faut que la terre change de face; alors tout le monde sera heureux...

"Cette doctrine, vous le la connaissez que trop; c'est le COMMUNISME (On l'appelle encore Fouriérisme, Socialisme, Saint-Simonisme, etc. Le fond de ces sytèmes est le même; quant à la morale, ils ne diffèrent que par des détails d'application peu essentiels. Pour les savants, cette doctrine s'appelle Panthéisme. La morale du Panthéisme est la même que celle du communisme. C'est le Communisme parlant latin et habillé en pédagogue et en pédant).

"Je ne vous ferai pas l'injure de vous prouver que ce bonheur de jouissance est dégradant. Cela saute aux yeux. Ce qui nous distingue des bêtes, le bien, la vertu , le dévouement, l'ordre moral, il l'anéantit. L'homme ne diffère plus de son chien que par la peau et la figure; le bonheur est le même pour l'un comme pour l'autre, la SATISFACTION DE TOUS SES PENCHANTS, LA JOUISSANCE.

"Mais ce dont on n'est point assez convaincu, et ce sur quoi je veux appeler votre attention, c'est l' impossibilité pratique de la doctrine communiste, l' absurdité de son bonheur universel.

"Je voudrai vous faire toucher du doigt son opposition absolue avec la nature des choses, avec les faits existants, que nul ne peut changer; vous convaincre qu'elle n'est qu'un rêve, une dangereuse et ridicule utopie, et que sous des grands mots dont elle se pare, il n'y a rien.

"S'il est un fait avéré, aussi clair que la lumière du soleil, c'est sans contredit la triste nécessité où nous sommes tous ici-bas de souffrir et de mourir (conséquence du péché originel)); c'est la condition (et la nature) humaine dans ce qui lui est essentiel sur la terre; c'est l'état où je suis, où vous êtes, où ont été nos pères, où seront nos enfants, d'où nul effort humain ne nout peut retirer.

"Y a-t-il, je le demande, ici-bas, et n'y aurait-il pas toujours, toujours et toujours, des maladies, des peines, des douleurs? Ya -t-il et n'y aura-t-il pas toujours des veuves et des orphelins? des mères pleurant inconsolables devant le berceu vide de leur enfant?...

"Y a-t-il et n'y aura-t-il pas toujours des conflits de caractères, des chocs de volonté, de déceptions profondes?

"Rien pourra-t- il changer cet état de choses? Une organisaton nouvelle de la société, QUELLE QU'ELLE SOIT, empêchera-t-elle que nous ayons des maladies, des souffrances, des fluxions de poitrine, la fièvre, la goutte, le choléra? que nous perdions ceux que nous aimons?.... Empêchera-telle les intempéries si désastreuses des saisons; la rigueur du froid d'hiver, l'ardeur brûlante du soleil d'été?... Empêchera--telle que l'homme n'ait des vices? qu'il n'ait de l'orgueil, de l'égoïsme, de la violence, de la haine?

"Empêchera-t-elle surtout de MOURIR?...

"Et que devient en présence de ce fait, que devient, au milieu de tant de maux INEVITABLES, cette jouissance constante, CE BONHEUR TERRESTRE PARFAIT que nous promet le COMMUNISME? - La seule approche de la maldie, du chagrin et de la mort, suffit pour l'anéantir!... Et ces terribles ennemis sont toujours à notre porte.

"Donc, votre Communisme, votre Socialisme (appelez-le comme vous voudrez) est un rêve, une vaine utopie, CONTRAIRE A LA NATURE DES CHOSES [et de l'homme...]

Donc, il se trompe, ou il me trompe, quand il me promet le bonheur sur la terre (l'homme est bon par nature, c'est la faute à la société disait Jean-Jacques Rousseau... Il faut donc la changer... Car c'est elle qui corrompt l'homme!), où il ne peut être, et, quand il le fait consister dans un état impossible de jouissances.

"Donc, il faut que je le cherche autre part; car il est quelque aprt, je le sais; la sagesse, la bonté, la puissance de Dieu m'en sont un sûr garant...

"Où donc? - Là où me le montre le Christianisme: en germe sur la terre, en perfection dans le ciel .

"Le Christianisme, lui, s'accorde parfaitement avec le grand fait de notre condition mortelle. Il nous explique que le redoutable problème de la souffrance et de la mort.

"Il nous fait voir la punition du péché. Il nous montre, dans les peines inévitables de la vie, des afflictions passagères destinées, dans les desseins de notre Père céleste, à éprouver notre fidélité, à nous purifier de nos fautes, à nous rendre plus semblables à notre Sauveur crucifié, à nous faire mériter un plus grand bonheur dans l'éternelle Patrie!...

"Il prend l'homme tout entier et tel qu'il est ; il tient compte des faits qu'oublie le Communisme (la dégradation originelle, la condamnation à la pénitence, la Rédemption de Jésus-Christ, la nécessité d'imiter le Sauveur pour avoir part à sa Rédemption, la vie éternelle qui nous attend, etc.). Il ne raisonne point en l'air, comme le Communisme, et sur des uppositions chimériques.

"[...] La foi nous montre clairement la voie qui nous mène au bonheur, et à quel bonheur!..

"S'il fait tant pour l'âme, le christianisme... n'oublie pas le corps. Il le vénère comme le temple de cette âme immortelle qui est elle-même le temple vivant de Dieu. Il s'ingénie sans cesse à en soulager, à en guérir, à en prévenir même toutes les douleurs par ses institutions charitables, ses hospices, etc.

"Partout où sa voie est écoutée, la misère diminue, le riche devient l'ami, le frère, souvent le serviteur du pauvre. Il verse son superflu dans le sein des malheureux; et la pauvreté, si elle ne peut être détruite, devient du moins supportable.

"Le christianisme s'occupe du corps, non comme du principal et du maître... (ce serait un désordre), mais comme de l'accessoire et du compagnon. Il le conserve par la sobriété et la chasteté; il le sanctifie par le culte extérieur, par la réception des sacrements, et surtout par l'union au corps sacré de Jésus-Christ dans l'Eucharistie.

"Il recueille ses derniers soupirs; il l'accompagne avec honneur jusque dans sa demeure dernière; et, là encore, il ne lui dit point un éternel adieu!... Il sait qu'un jour, ce corps chrétien, purifié par le baptême de la mort, sortira radieux de sa poussière, ressuscitera dans la gloire, sera réuni à son âme, et goûtera avec elle, dans le Paradis, d'ineffables délices...

"Tel est le christianisme, il promet, il donne le bonheur. Il donne sur la terre ce qui est possible. S'il ne donne pas tout, c'est que tout ne doit pas, ne peut pas être donné ici-bas. Il appuie ses promesses des preuves les plus irrégragables. Ce qu'il n'a point, le Chrétien sait, est sûr qu'il l'aura un jour...

"Aussi tout vrai chrétien est HEUREUX. Il a des chagrins, des douleurs... il est impossible de n'en pas avoir; mais son coeur est toujours rempli, toujours calme et content.

"Le communisme traite-t-il ainsi les pauvres égarés qu'il berce de ses chimères? Il promet ce que nulle puissance humaine ne peut donner; il promet l'impossible... Il n'a point d'autres preuves que l'audacieuse affirmation de ses chefs! et ses chefs sont-ils bien propres à inspirer confiance?

""Le monde sera heureux, disent-ils, quand tout y sera changé!" - Oui; mais QUAND tout sera-t-il changé?- Si, comme nous croyons l'avoir prouvé, ce changement est CONTRAIRE A LA NATURE DES CHOSES, le monde court grand risque de ne jamais connaître le bonheur!

"Le communisme fait comme ce perruquier gascon qui mettait sur son enseigne:

"Demain, ici on rase pour rien".

"Demain restait toujours demain; et aujourd'hui n'arrivait jamais!

"Le Communiste veut la récompense sans le travail; le Chrétien veut la récompense après le travail.

"L'un dit comme les mauvais ouvriers, l'autre comme les bons. Aussi tout fainéant, tout paresseux reçoit-il volontiers les doctrines du Communisme, et repousse-t-il instinctivement la voix de la Religion.

"Que notre France se garde donc de ces promesses cruses, mais séduisantes, dont ses ennemis remplissent leurs journaux, leurs romans, leurs pamphlets..... Qu'elle les repousse; qu'elle fasse justice, par son mépris, des hommes qui ne rougissent pas de proposer à leurs frères l'ignoble bonheur des bêtes, la jouissance!

"Relevons la tête! Ranimons notre foi engourdie; soyons, redevenons Chrétiens! là seulement est le remède à nos maux. Instruisons-nous de cette religion catholique qui a créé la France! pénétrons-en notre esprit, notre coeur, nos habitudes, nos institutions, nos lois!... Nous aurons le bonheur POSSIBLE en ce monde, et le bonheur PARFAIT dans l'autre!

"Qui veut plus est un insensé. Qui n'aura ni l'un ni l'autre" (Mgr de Ségur, Réponses courtes et familières aux objections les plus répandues contre la religion, Paris J. Lecoffre, 1851, p. 33-38).

Importance de la prière

"Aussi Notre-Seigneur Jésus-Christ qui est venu en ce monde pour nous rendre heureux en nous rendant bons, ne recommande-t-il rien tant que la prière: " Priez sans cesse , dit-il, et ne vous lassez point . C'est-à-dire, habituez votre âme à penser à Dieu et à l'aimer par dessus toutes choses. La prière est le fond de la vie chrétienne. priez donc, et de bon coeur; non point seulement de bouche, mais du fond de l'âme. Soyez fidèle, au commencement et à la fin du jour, à rendre au bon Dieu votre hommage filial.

"priez dans vos peines; priez dans vos dangers; priez dans vos tentations. priez après vos fautes, pour en obtenir le pardon. priez dans les principales circonstances de votre vie.

"Mêlez la prière à vos actions journalières. Avec elle rien n'est petit devant Dieu; avec elle rien n'est perdu pour le Paradis. Vous serez pur et bon, si vous pratiquez la prière. Votre coeur sera dans la paix. Au milieud es misères de la vie, vous aurez cette joie intérieure qui ena doucit les amertumes; et quand le temps de votre épreuve sera terminé, vous recueillerez le fruit de votre fidélité.

"Bon et fidèle serviteur, vous dira Jésus-Christ, tu as été fidèle en de eptites choses; je vais te récompenser avec de très-grandes... Entre dans la joie de ton Seigneur! (Matthieu XXV)" (Mgr de Ségur, Réponses courtes et familières aux objections les plus répandues contre la religion [1], 1851, p. 125-126).