La Révolution nous a apporté ce bien inestimable des Droits de l'Homme

De Christ-Roi
Aller à : navigation, rechercher

Sommaire

LES VRAIS DROITS DE L'HOMME SONT CEUX QUE LE CHRISTIANISME A DEFINIS

"En effet, pour peu que vous veuilliez y réfléchir monsieur et cher ami, vous verrez que les sociétés chrétiennes sont toutes fondées sur le dogme de la dignité humaine (la vraie!), par conséquent sur le respect de l'homme pour l'homme et de l'homme pour lui-même. En recevant le baptême, elles ont reçu le sentiment et la connaissance de cette grande loi.

"DIEU en personne était descendu du ciel pour leur dire: L'homme est mon fils; il est quelque chose de si grand que je ne le traite moi-même qu'avec un profond respect; sa liberté est pour moi une chose sacrée à laquelle je ne touche jamais (Cum magna reverentia disponis nos. Sap., XII, 18.) - Reliquit illum in manu consilii sui. (Eccl., XV, IX.) Au yeux de ma justice souveraine, l'enfer, avec ses éternels supplices n'est pas trop pour punir le coupable, qui par ses paroles ou par ses actes, ose attenter à sa dignité personnelle ou à celle de son frère, ce frère fût-il un petit enfant, le plus pauvre et le dernier des hommes (I Cor., III, 17.; Mat., V, 22; Marc., IX, 41.).

"[...) C'est la notion de la dignité humaine. Sur tous les points du globe, sur les genoux de toutes les mères, le petit enfant bégaye depuis dix-huit siècles ces mots sublimes: Notre Père qui êtes au ciel; je suis l'enfant de Dieu.

"Mais ce n'est pas assez que l'homme connaisse sa dignité, il faut qu'il s'en souvienne et qu'il conforme sa conduite au sentiment qu'il en a: noblesse oblige."

( Mgr Gaume, La profanation du dimanche considérée au point de vue de la religion, de la société, de la famille, de la liberté, du bien-être, de la dignité humaine et de la santé, Editions Saint-Rémi, p. 131-133.)

TANDIS QUE LES (FAUX) DROITS DE L'HOMME SONT UN OUTIL DE DESTRUCTION DE L'HOMME ET DES SOCIETES

Principes désorganisateurs devant conduire à la destruction de toute autorité et de toute religion & au rétablissement des droits imprescriptibles de l'homme primitif" (Abbé Barruel)

"Faire l'Etat étranger à la religion sans tenir plus de compte de Dieu que s'il n'existait pas,... est une témérité sans exemple, même chez les païens... et une injustice contraire à la nature..." (Léon XIII, Humanum genus, 1884.)

"Quant à la prétention de faire l'Etat complètement étranger à la religion et pouvant administrer les affaires publiques sans tenir plus de compte de Dieu que s'il n'existait pas, c'est une témérité sans exemple, même chez les païens. Ceux-ci portaient si profondément gravée au plus intime de leur âme, non seulement une idée vague des cieux, mais la nécessité sociale de la religion, qu'à leur sens il eût été plus aisé à une ville de se tenir debout sans être appuyée au sol que privée de Dieu. De fait, la société du genre humain, pour laquelle la nature nous a créés, a été constituée par Dieu autour de la nature. De lui, comme principe et comme source, découlent dans leur force et dans leur pérennité, les bienfaits innombrables dont elle nous enrichit. Aussi, de même que la voix de la nature rappelle à chaque homme en particulier l'obligation où il est d'offrir à Dieu le culte d'une pieuse reconnaissance, parce que c'est à lui que nous sommes redevables de la vie et des biens qui l'accompagnent, un devoir semblable s'impose aux peuples et aux sociétés.

De là résulte avec la dernière évidence que ceux qui veulent briser toute relation entre la société civile et les devoirs de la religion, ne commettent pas seulement une injustice, mais, par leur conduite, prouvent leur ignorance et leur ineptie.

(Léon XIII, Lettre Encyclique Humanum genus, 1884.)

La franc-maçonnerie vise à détruire la famille (Léon XIII, Humanum genus, 1884.)

"L'autre dessein, à la réalisation duquel les francs-maçons emploient tous leurs efforts, consiste à détruire les fondements principaux de la justice et de l'honnêteté. Par là, ils se font les auxiliaires de ceux qui voudraient, qu'à l'instar de l'animal, l'homme n'eût d'autre règle d'action que ses désirs.

  • Ce dessein ne va rien moins qu'à déshonorer le genre humain et à le précipiter ignominieusement à sa perte. Le mal s'augmente de tous les périls qui menacent la société domestique et la société civile.
  • Ainsi que Nous l'avons exposé ailleurs, tous les peuples, tous les siècles s'accordent à reconnaître dans le mariage quelque chose de sacré et de religieux et la loi divine a pourvu à ce que les unions conjugales ne puissent pas être dissoutes.

Mais si elles deviennent purement profanes, s'il est permis de le rompre au gré des contractants,

  • aussitôt la constitution de la famille sera en proie au trouble et à la confusion;
  • les femmes seront découronnées de leur dignité; toute protection et toute sécurité disparaîtront pour les enfants et pour leurs intérêts."

(Léon XIII, Lettre Encyclique Humanum genus, 1884.)

L'artisan, le cultivateur, l'homme du peuple, n'est plus considéré que comme une machine et une bête de somme

"Il faudrait, monsieur et cher ami, des larmes de sang pour pleurer la dégradation de ce malheureux peuple... Qu'est-il ayx yeux de ses maîtres, aux yeux de ceux-là mêmes qui l'ont poussé dans le précipice et qu'y l'y retiennent? Suivant l'énergique expression d'un prophète (David), qui ne trouva jamais application plus vraie, il est un instrument, un outil, une machine, une bête de somme (Comparatus est jumentis insipientibus. Ps. XVIII.)

Parcourez les usines, les manufactures, les fabriques, les ateliers, les domaines, les villes et les campagnes, où le jour du Seigneur (le dimanche) n'est plus connu.

"Je le dis, et vous le direz comme moi avec un profond sentiment de pitié, là, sauf rares exceptions dues à l'action secrète du christianisme, l'artisan, le cultivateur, l'homme du peuple, n'est plus considéré que comme une machine et une bête de somme. Machine à labourer la terre, machine à fabriquer des tissus, machine à forger le fer, machine à façonner l'argile, machine à raboter le bois ou à tailler la pierre; mais toujours machine.

Et la preuve: l'estime qu'on lui accorde se mesure au nombre, à la facilité et à la précision des mouvements qu'il exécute (aujourd'hui, c'est au chiffre qu'il apporte...)

Et la preuve: on croit avoir rempli toute justice à son égard lorsqu'on lui a donné de quoi réparer ses forces musculaires, comme on verse de temps en temps, dans les rouages d'une machine, l'huile nécessaire pour la faire focntionner...

Et la preuve: une fois épuisé par un travail forcé, on le congédie sans miséricorde comme on met au rebut la machine de service...

Oui, voilà tout, pour cette créature faite à l'image de DIEU; voilà tout pour cette âme immortelle rachetée au prix d'un sang divin; voilà tout pour cet enfant du ciel, pour cet héritier présomptif d'un royaume éternel! Ai-je eu tort de dire que le respect de la dignité humaine s'est perdu et que nous retournons au paganisme?

( Mgr Gaume, La profanation du dimanche considérée au point de vue de la religion, de la société, de la famille, de la liberté, du bien-être, de la dignité humaine et de la santé, Editions Saint-Rémi, p. 144-146.)

La Révolution avait pourtant proclamé l'égalité et la liberté

La Révolution avait proclamé l' égalité de tous. Mais, observe Le Play, en rendant théoriquement l'ouvrier l' égal du maître, le maître était dispensé envers lui de l'obligation morale d'assistance et de protection.

Elle avait proclamé la liberté du travail. La bourgeoisie, riche d'expérience, de ressources et de capitaux, pouvait travailler ou ne pas travailler à sa guise; mais l'ouvrier restait rivé à la nécessité implacable du labeur quotidien. Avec les privilèges de la noblesse, la Révolution avait jeté au rebut les privilèges des ouvriers, c'est-à-dire les règlements et les coutumes qui dans la corporation les protégaient. La bourgeoisie ne voyant plus d'entraves à la cupidité si naturelle à l'homme, traita l'ouvrier comme un outil, dont on tire tout ce que l'on peut, sans plus d'égards à sa santé qu'à sa moralité.

"Nulle part le mensonge de la liberté ne se révèle mieux que dans l'ordre économique: ce n'est pas l'indépendance, ni la liberté qu'engendre l'état individualiste; c'est la SERVITUDE, c'est la dépendance"

Son mirage s'évanouit comme un songe dès que la lutte pour la vie met en contact les individus isolés. l'ouvrier trouve devant lui un patron qui lui propose un salire déterminé. Est-il loisible à l'ouvrier de reuser ce salaire? Non, les besoins de l'existence, une famille peut-être à entretenir l'obligent à accepter les conditions qui lui sont offertes.

Le patron ne l'est pas davantage. Il ne demanderait pas mieux, dans la plupart des cas, que de rétribuer convenablement ses employés et ses ouvriers. Seulement, il ne le peut pas, étant le prisonnier d'une concurrence sans limites (et du vol fiscal d'un Etat expropiateur et exploiteur...). Et il a beau avoir recours à toutes sortes d'expédients pour échapper aux effets de cette concurrence, il n'en est pas moins contraint de subir sa loi. Loi implacable qui le met dans l'impossibilité matérielle de donner à ses collaborateurs une rémunération en rapport avec les conditions de l'existence.

Ainsi, ce n'est pas l'indépendance, ni la liberté qu'engendre l'état individualiste; c'est la SERVITUDE, c'est la dépendance:

  • dépendance de l'ouvrier à l'égard du patron,
  • dépendance du patron à l'égard de la concurrence (et de l'Etat "individualiste" et "redistributeur"...),
  • dépendance de tous à l'égard des conditions économiques.

[...]

On les voit donc - ces générations - généralement parlant, et sauf exceptions que la vertu du christianisme peut produire, peu désintéressées, peus ensibles à l'honneur, peu portées aux nobles pensées qu'inspirent la foi et la charité chrétienne; et, par suite, plus habiles dans leurs affaires que dévouées au bien, et aspirant à pouvoir se livrer de plus en plus au bien-être, au luxe, aux plaisirs que l'argent permet de se procurer. ( Mgr Delassus, L'esprit familial, dans la famille, dans la cité et dans l'Etat, Société Saint-Augustin, Desclée De Brouwer, Lille 1910, réédité aux ESR, p. 81-83.)

Un mensonge de la liberté agravé par le grossissement des entreprises qui brise le contact entre le patron et les employés

"Poussés par le désir de s'enrichir toujours davantage, les grands industriels multiplient leurs usines ou les développent dans d'immenses proportions. Ils appelent par là, autour d'eux, des populations de plus en plus nombreuses. le contact des patrons avec les ouvriers devient presque impossible: entre eux se trouvent les maîtres et les contremaîtres, et, au-dessus d'eux tous les actionnaires, car ces grandes entreprises ne peuvent aller sans de grands capitaux tirés de nombreuses bourses. Peut-il être question de patronage et surtout de paternité de la part de ceux-ci, de ces hommes dont les coupons gisent au fond d'un coffre-fort, et qui ne connaissent d'aucune façon les travailleurs dont le labeur fait la valeur de leurs papiers?" ( Mgr Delassus, L'esprit familial, dans la famille, dans la cité et dans l'Etat, Société Saint-Augustin, Desclée De Brouwer, Lille 1910, réédité aux ESR, p. 83-84.)

Avec les privilèges de la noblesse, la Révolution avait jeté au rebut les privilèges des ouvriers

"C'est-à-dire

  • les règlements et les coutumes qui dans la corporation les protégaient.

La bourgeoisie ne voyant plus d'entraves à la cupidité si naturelle à l'homme, traita l'ouvrier comme un outil, dont on tire tout ce que l'on peut, sans plus d'égards à sa santé qu'à sa moralité."

( Mgr Delassus, L'esprit familial, dans la famille, dans la cité et dans l'Etat, Société Saint-Augustin, Desclée De Brouwer, Lille 1910, réédité aux ESR, p. 82.)

Un exemple de dignité humaine telle qu'en fabrique la société fondée sur le mythe du progrès républicain et des Droits de l'Homme et du Citoyen... (sans Dieu)

"Un ouvrier métallurgiste, père de cinq enfants, gagnait cinq francs par jour. Sa paye reçue, il s'en allait au cabaret, où il restait jusqu'à ce qu'il eût tout dépensé. Après plusieurs jours et plusieurs nuits d'absence, il rentrait enfin à sa domicile: et il demandant à boire!

Une nuit d'hiver, sa femme et ses enfants, qui souffraient également les angoisses de la faim et les rigueurs du froid, osèrent lui demander de quoi achter un peu de pain et du charbon. Pour toute réponse, cet époux, ce père tel que les forment la profanation du dimanche et son inévitable compagne, la fréquentation des cabarets, se précipite sur sa femme et sur ses enfants, les maltraite indignement, puis les jette dans la rue; après quoi, fermant la porte à double tour, il fait un ballot de tout ce qu'il peut emporter, sort et disparaît pour ne plus revenir.

Si c'était un exemple isolé, je sais qu'on n'en pourrait rien conclure à l'égard des classes ouvrières; malheureusement ces faits, à quelques variantes près, sont tellement nombreux qu'ils ne seront bientôt plus l'exception, mais la règle. Dès lors, quel indicateur plus certain de l'influence exercée par le matérialisme profanateur du dimanche, sur les sentiments de dignité et d'humanité, si développés autrefois dans nos populations françaises...."

( Mgr Gaume, La profanation du dimanche considérée au point de vue de la religion, de la société, de la famille, de la liberté, du bien-être, de la dignité humaine et de la santé, Editions Saint-Rémi, p. 148-149.)

"Ils ont arraché au peuple les seuls biens qu'il possédait!" ( Mgr Gaume)

"Les impies qui ont introduit parmi nous la profanation du dimanche, aussi bien que leurs continuateurs dans cette oeuvre d'iniquité, ont arraché au peuple les seuls biens qu'il possédait.

  • Sa Religion, ce n'est pas assez;
  • son bien-être, ce n'est assez;
  • le sentiment de sa dignité, ce n'est pas assez.
  • Il lui reste une dernière ressource: la santé, et il faut qu'ils l'en dépouillent!

( Mgr Gaume, La profanation du dimanche considérée au point de vue de la religion, de la société, de la famille, de la liberté, du bien-être, de la dignité humaine et de la santé, Editions Saint-Rémi, p. 150; 164.)

UN OUTIL SATANIQUE QUI REPRODUIT UNE NOUVELLE FOIS LE PECHE D'ADAM: LE PECHE DE GNOSE

 "Le péché d'Adam fut alors de prétendre à être comme Dieu, connaissant le bien et le mal."

(Nos premiers parents) Ils voulurent imiter Dieu en copiant un attribut qu'il ne convenait pas de copier. En convoitant "un bien spirituel au-dessus de leurs moyens" et "par conséquent en convoitant de manière désordonnée la ressemblance divine" (Saint Thomas, Somme théologique, IIa - IIae, q. 163, a. 2.). "Le premier homme pécha principalement en convoitant la ressemblance avec Dieu à l'égard du bien et du mal, comme le suggéra le serpent: à savoir en vertu de sa propre nature, de déterminer par lui-même ce qui était bon et ce qui était mauvais." Il convoita donc "une suffisance et une autonomie" propres à DIEU, qui de sa loi éternelle, fixe aux céatures leurs limites et ne leur permet pas de se fixer leurs propres limites.

"Le péché d'Adam mettait en cause la cosntitution de l'ordre de la moralité et du bonheur. L'homme serait la règle pour l'homme. L'ordre surnaturel dépendrait alors de l'homme même... Voilà déjà en germe l'hérésie pélagienne, le naturalisme et. L'humanisme de l'âge moderne (Voir Droits de l'Homme). L'homme s'arrogeant les attributs divins de législateur suprême. C'est pourquoi le péché d'Adame fut un péché d'orgueil."

"Le péché d'Adam fut un péché de gnose, de connaissance. Ce fut de vouloir connaître immodérément ce que DIEU seul peut connaître. le péché se situait dans la volonté, mais par rapport à un acte de connaissance. Et cette connaissance était un acte propre à Dieu. L'homme voulait jouir d'une prérogative divine dans le connaître, qui est de constituer l'ordre de la morale et de la foi. Cet acte de gnose, en adjugeant à l'homme un attribut divin, faisait l'homme Dieu. L'homme rejetait toute transcendance et se maintenait dans la plus absolue immanence de l'humain.

[...] Il commit ce péché à l'instigation du serpent et à l'invitation de la femme."

[...] Le résultat du premier péché fut que l'homme resta constitué en un être connaissant le bien et le mal. [...] C'est pourquoi Dieu dit: "Voici l'homme comme l'un de nous, connaissant le bien et le mal" (Gen., III, 22.)

Cette déviation opérée au coeur de l'homme et qui affectait son sens et son destin, ne pouvait laisser d'avoir une influence sur la tradition ou cabale que Dieu avait communiquée à l'homme. Si l'homme innocent se transformait en un être de malice, la cabale devait de même se changer de bonne en mauvaise, surtout après le crime de Caïn.

(Source: Abbé Julio Meinvielle, De la Cabbale au Progressisme, Editions Saint-Rémi, 1970, p. 33-34.)

Face à l'actuelle "propagande-bourrage de crâne" des (fausses) libertés, "de conscience", "de penser", "de la presse", etc., redisons haut et fort leurs condamnations par les papes.

Face à l'actuelle "propagande-bourrage de crâne" des (fausses) libertés, "de conscience", "de penser", "de la presse", etc., redisons haut et fort leurs condamnations par les papes