Famille

De Christ-Roi
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"Partout la civilisation a commencé par la famille" ( Mgr Delassus)

"Partout la civilisation a commencé par la famille. Cà et là naissent des hommes chez qui se développent et agissent plus puissamment l'amour paternel et le désir de se perpétuer dans leurs descendants. Ils se livrent au travail avec plus d'ardeur, imposent à leurs appétits u nfrein plus continu et plus solide, gouvernent leur famille avec plus d'autorité, lui inspirent des moeurs plus sévères, qu'ils impriment dans les habitudes qu'ils font contracter. Ces habitudes se transmettent par l'éducation; elles deviennent des traditions qui maintiennent les nouvelles générations dans la voie ouverte par les ancêtres. La marche dans cette voie conduit la famille à une situation de plus en plus haute; en même temps, l'union que cosnervent entre elles toutes les branches issues du tronc primitif, leur donne une puissance qui s'accroît de jour en jour avec le nombre qui se multiplie et avec les richesses qui s'accumulent par le travail de tous.

"[...] Le contrat social, qui fait se rassembler un beau jour des hommes étrangers les uns aux autres et les fait se lier entre eux par un pacte conventionnel, n'a jamais existé que dans l'imagination de Jean-Jacques (Rousseau); et si ses disciples ont tenté quelque part de se constituer ainsi en Etat, leur société factice n'a pas dû tarder à se dissoudre. Rien ne subsiste que ce qui est fait par la nature et selon ses lois. Ces lois, nous les avons vues agir aux origines des civilisations grecques et romaine, comme aux origines de la civilisation moderne. Les missionnaires et les explorateurs les constatent chez les sauvages. Pas plus chez eux qu'ailleurs, il n'y a de tribu que là où il y a un commencement d'organisation, et cette organisation, elle la tient de la prééminence d'une famille à laquelle les autres sont subordonnées.

"C'est la hiérarchie dans sa première formation et l'aristocratie dans son premier état."

"Chez nous, au milieu des ruines accumulées par les invasions des barbares, il n'y avait plus d'ordre, parce qu'il n'y avait plus d'autorité. Sous l'action des saints, des familles s'élevèrent animées des sentiments que le christianisme commençait à répandre dans le monde:

  • sentiments de dévouement pour les petits et les faibles,
  • sentiments de concorde et d'amour entre tous,
  • sentiments de reconnaissance et de fidélité chez les protégés.

"L'hagiographie de cette époque nous fait assister partout à ce spectacle de familles qui s'élèvent ainsi au-dessus des autres par la force de leurs vertus.

"Au-dessus de toutes, surgit, au Xe siècle, la famille de Hugues Capet, qui fit la France par la patience de son génie, par la persévérance de son dévouement, par la continuité de ses services."

( Mgr Delassus, L'esprit familial, dans la famille, dans la cité et dans l'Etat, Société Saint-Augustin, Desclée De Brouwer, Lille 1910, réédité aux ESR, p. 19-20.)

Jean-Jacques Rousseau s'est ingénié à formuler pour les Etats d'autres lois que celles posées par le Créateur, et les démocrates, ses disciples,... ne peuvent que les détruire et les détruire par la base." ( Mgr Delassus)

"Jean-Jacques Rousseau s'est ingénié à formuler pour les Etats d'autres lois que celles posées par le Créateur; et les démocrates, ses disciples, en s'efforçant d'après ses leçons, d'établir les Etats sur l' égalité en opposition à la hiérarchie (et à la nature...), sur la liberté en opposition à l'union, ne peuvent que les détruire et les détruire par la base."

( Mgr Delassus, L'esprit familial, dans la famille, dans la cité et dans l'Etat, Société Saint-Augustin, Desclée De Brouwer, Lille 1910, réédité aux ESR, p. 31.)

La famille, cellule de base de la société: "Le berceau de la société civile" (Léon XIII)

Léon XIII parle de même: "La famille est le berceau de la société civile, et c'est en grande partie dans l'enceinte du foyer domestique que se prépare la destinée des Etats." (Encyclique Sapientiae christianae, cité in ( Mgr Delassus, L'esprit familial, dans la famille, dans la cité et dans l'Etat, Société Saint-Augustin, Desclée De Brouwer, Lille 1910, réédité aux ESR, p. 32.)

"Et ailleurs: "La société domestique contient et fortifie les principes, et pour ainsi dire, les meilleurs éléments de la vie sociale: aussi est-ce de là que dépend en grande partie la condition tranquille et prospère des nations." (Encyclique Quod multum, cité in ( Mgr Delassus, ibid., p. 32.)

Tant qu'une nation se gouverne d'après les principes constitutifs de la famille, elle est florissante" (Frantz Funck-Brentano

"[...] du jour, où elle s'écarte de ces traditions qui l'ont créée, la ruine est proche. Ce qui fonde les nations sert aussi à les maintenir." (Funck-Brentano] cité in Mgr Delassus, L'esprit familial, dans la famille, dans la cité et dans l'Etat, Société Saint-Augustin, Desclée De Brouwer, Lille 1910, réédité aux ESR, p. 46.)


Les Français étaient heureux et prospères lorsque la famille était chez eux solidement constituée

"[...] quand l'esprit de famille animait la société entière, le gouvernement du pays, de la province et de la cité, et présidait aux rapports des classes entre elles.

Aujourd'hui, la famille n'existe plus chez nous qu'à l'état élémentaire. La reconstituer est l'oeuvre fondamentale, celle sans laquelle toute tentative de rénovation restera stérile. Jamais la société ne sera régénérée, si la famille ne l'est d'abord. "Personne n'ignore, a dit Léon XIII, que la prospérité privée et publique dépend principalement de la cosntitution de la famille." (Lettre sur la famille chrétienne, 11 juillet 1892, cité in Mgr Delassus, L'esprit familial, dans la famille, dans la cité et dans l'Etat, Société Saint-Augustin, Desclée De Brouwer, Lille 1910, réédité aux ESR, p. 103.)

Balzac a dit aussi: "Il n'y a de solide et de durable que ce qui est naturel, et la chose naturelle en politique est la famille. La famille doit être le point de départ de toutes les isntitutions." ( Mgr Delassus, ibid., p. 103.)


"LA FRANC-MACONNERIE VISE A DETRUIRE LA FAMILLE" (Léon XIII, Humanum genus, 1884.)

"L'autre dessein, à la réalisation duquel les francs-maçons emploient tous leurs efforts, consiste à détruire les fondements principaux de la justice et de l'honnêteté. Par là, ils se font les auxiliaires de ceux qui voudraient, qu'à l'instar de l'animal, l'homme n'eût d'autre règle d'action que ses désirs.

  • Ce dessein ne va rien moins qu'à déshonorer le genre humain et à le précipiter ignominieusement à sa perte. Le mal s'augmente de tous les périls qui menacent la société domestique et la société civile.
  • Ainsi que Nous l'avons exposé ailleurs, tous les peuples, tous les siècles s'accordent à reconnaître dans le mariage quelque chose de sacré et de religieux et la loi divine a pourvu à ce que les unions conjugales ne puissent pas être dissoutes. Mais si elles deviennent purement profanes, s'il est permis de le rompre au gré des contractants, aussitôt la constitution de la famille sera en proie au trouble et à la confusion; les femmes seront découronnées de leur dignité; toute protection et toute sécurité disparaîtront pour les enfants et pour leurs intérêts.

(Léon XIII, Lettre Encyclique Humanum genus, 1884.)


La profanation du dimanche est la ruine de la famille

"Rien de plus nécessaire, rien de plus délicieux, rien de plus honorable que la famille: voilà qui est vrai toujours. Mais, dans les temps actuels, où la société est divisée en mille partis qui se détestent, en attendant qu'ils se déchirent, la famille est le seul bien commun qui reste à l'homme. Si donc, j'établis avec la dernière évidence que la profanation du dimanche détruit cette chose si indispensable, si sainte et si douce, sera-t-il besoin d'autre motif pour ramener immédiatement le repos sacré du septième jour? Eh bien! Oui; la profanation du dimanche est la ruine de la famille. En effet, il n'y a pas de famille, sans la pratique des devoirs qui la constituent, et sans lien qui unit les membres qui la composent."

"[...] Or, nuls devoirs n'exigent autant de dévouement, de sollicitude, de sacrifices, de persévérance,c 'est--à-dire de véritable courage, que les devoirs de la famille. DIEU seul peut le donner et le soutenir. Le donnera-t-il si l'on ne daigne pas même le lui demander? et le demande-t-on sérieusement, quand on profane le jour consacré à la prière? [...] Mais sans prières, et surtout sans prièresen commun au pied des saints autels, sans participation commune au banquet divin, sans édification mutuelle, par conséquent sans la grâce divine, que devient le courage chrétien, que devient la famille?"

( Mgr Gaume, La profanation du dimanche considérée au point de vue de la religion, de la société, de la famille, de la liberté, du bien-être, de la dignité humaine et de la santé, Editions Saint-Rémi, p. 69; 73.)