Tempérance

De Christ-Roi
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"La quatrième vertu cardinale est la tempérance. C'est une vertu qui règle l'usage du boire et du manger, qui réprime la concupiscence, et modère les plaisirs des sens (Temperantia est virtus refraenans ac moderans inordinatos appetitus et concupiscentias, ac voluptates corporis, quibus praesertim gustus et tactus afficitur circa esculenta, poculenta et venerea. Ferraris, ubi suprà, n. 130.)

"Comme ses trois soeurs, la tempérance est mère d'une noble et nombreuse famille.

  • La sobriété,
  • l'abstinence,
  • la chasteté,
  • la continence,
  • la virginité,
  • la pudeur,
  • la modestie,
  • la clémence,
  • l'humilité,
  • l'amabilité, sont ses filles.

"Qu'elles vivent dans un homme, et cet homme devient le type du beau moral, la personnification de l'ordre.

"Éclairée par la prudence, réglée par la justice, soutenue par la force, l'âme commande au corps, et son commandement, exécuté avec exactitude, éloigne tout ce qui dégrade la nature humaine. Loin de l'homme tempérant, la gourmandise, l'ivrognerie, la crapule, l'impureté, la folle prodigalité, le luxe ruineux, les plaisirs séducteurs; en un mot, le honteux esclavage de l'esprit sous le despotisme de la chair.

"Telle est la quatrième vertu à laquelle le Saint-Esprit communique, par la confirmation, une nouvelle énergie. Nous laissons à dire si la tempérance, dans toutes ses applications, est une vertu nécessaire au chrétien moderne, condamné à vivre au milieu d'un monde constitué tout entier sur l'intempérance" (Mgr Gaume, Traité du Saint-Esprit, 1865, troisième édition, Gaume et Cie Editeurs, 3 rue de l'Abbaye, tome II, Paris 1890, p. 343).