Prudence

De Christ-Roi
Aller à : navigation, rechercher

Il n'y a pas de vertu morale sans la prudence

"La première est la prudence. Cette mère des vertus morales, qui les dirige, comme une mère dirige ses filles, se définit : Une vertu qui, en toutes choses, nous fait connaître et faire ce qui est honnête, et fuir ce qui ne l'est pas. Cette définition, admise également par la philosophie et par la théologie, montre qu' il n'y a pas de vertu morale sans la prudence.

"En effet, dit saint Thomas, bien vivre, c'est bien agir. Il ne suffit pas de connaître ce qui est à faire, il faut connaître encore la manière de le faire. Ceci suppose le choix judicieux des moyens. A son tour, ce choix, ayant rapport à la fin qu'on veut atteindre, suppose une fin honnête et les moyens convenables d'y parvenir : toutes choses qui appartiennent à la prudence. Si vous les supprimez, il n'y a plus de vertu. La précipitation, l'ignorance, la passion, le caprice, deviennent le mobile des actions : la vertu même sera vice. Donc sans la prudence il n'y a pas de vertu possible. » (S. Bernard., serm. 30 super Cant.)

"Apprenons de là quel royal cadeau le Saint-Esprit fait à l'âme, en lui donnant la prudence par le baptême, et en la développant par la confirmation. Apprenons-le encore du besoin continuel que nous avons de cette vertu elle s applique à tout. Aussi, on distingue

  • la prudence personnelle, qui apprend à chacun la manière de remplir ses devoirs envers lui-même, envers son âme et envers son corps.
  • La prudence domestique, qui enseigne au père à diriger sa famille.
  • La prudence politique, qui apprend aux rois à gouverner les peuples, de manière à les conduire à la fin pour laquelle Dieu les a créés.
  • La prudence législative, à laquelle les législateurs doivent les lois équitables et les règlements salutaires" (Mgr Gaume, Traité du Saint-Esprit, 1865, troisième édition, Gaume et Cie Editeurs, 3 rue de l'Abbaye, tome II, Paris 1890, p. 339-340).