Montagnards

De Christ-Roi
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Jacobins extrémistes qui s'illustrèrent particulièrement durant la terreur de 1793 à 1794. Ces gens se réclamaient sans honte des couches populaires de la société et disaient représenter le peuple... On se demande lequel... Leur chef de file était Maximilien de Robespierre.

Le mouvement rassemblait des révolutionnaires du club des Jacobins tels Saint-Just, Jean-Paul Marat, Georges Couthon, Jean-Marie Collot d’Herbois et Jacques-Nicolas Billaud-Varenne, mais aussi des membres non moins populaires adhérant au club des Cordeliers, notamment Georges Danton, Camille Desmoulins et Fabre d’Églantine; mais aussi le peintre Jacques-Louis David, le prince de sang et franc-maçon Philippe Égalité (Philippe d'Orléans etc.

Contrairement aux Girondins qui prônaient la guerre contre les monarchies européennes, les Montagnards, pragmatiques, étaient hostiles à toute aventure étrangère avant d’avoir assis la Révolution en France...

Aussi, lorsque les Girondins firent leur entrée le 15 mars 1792 dans le gouvernement, la Montagne put-elle aisément imaginer avoir perdu la bataille. Et les faits corroborèrent cette thèse puisque la France déclara la guerre à l’Autriche et à la Prusse dès le 20 avril.

Cependant, après la journée insurrectionnelle du 10 août 1792 — qui voit la chute de la monarchie à l'instigation des Montagnards —, les deux factions jacobines s'accordent pour proclamer la République, le 21 septembre 1792.

Pourtant minoritaires à la Convention nationale, les Montagnards, avec Georges Danton en tête, s'appuiyèrent sur la Commune de Paris et sur le club des Jacobins qui disposaient d'excellents relais dans tout le pays, pour imposer le procès du roi Louis XVI en janvier 1793.

Par les journées d’émeutes populaires du 31 mai au 2 juin 1793, les Montagnards évincèrent les Girondins (dont ils firent évidemment exécuter les chefs) et s'emparèrent du pouvoir au sein du Comité de salut public. Une fois maître de la Convention (bien que ne représentant, selon les dernières études, que 35 p. 100 au plus des députés de l’assemblée...), la minorité montagnarde poussa la Révolution à son paroxysme... En adéquation avec leur programme "mettre la morale et la vertu en action", les Montagnards instaurèrent la Terreur pour exécuter les ennemis du progrès, de la vertu et de la liberté...

Par son fanatisme politique et idéologique, la Montagne préfigura les divers totalitarismes révolutionnaires qui s’imposèrent au XIXe et XXe siècles.