Communisme

De Christ-Roi
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"Le communisme est l'application du socialisme." (Mgr Gaume, L'Europe en 1848, Editions Saint-Rémi, p. 32.)

Si le principe est mauvais, l'application ne peut être bonne.

"Le PLUS VASTE SYSTEME D'ESCLAVAGE QU'ON AIT JAMAIS REVE" (Mgr Gaume)

Le communisme se comprend de deux manières

"Les uns le font considérer dans le partage des biens entre particuliers; les autres dans la confiscation générale des propriétés au profit de l'Etat...

Premier sens: "Le partage des biens entre particuliers" ou "la spoliation violente et périodique de la propriété, la prime perpétuellement offerte à la paresse, à la débauche, à la cupidité"

Entendu dans le premier sens, le communisme, c'est la guerre civile: celui qui a plus ne se laissera pas dépouiller sans résistance par celui qui a moins; c'est la misère universelle, le jour même du partage il n'y aura plus de riches, partant plus de capitaux à dépenser, plus d'ouvrage, plus d'ouvriers: chaque citoyen vivra de ses rentes.

L'impraticabilité du communisme: l'inégalité resurgit toujours, avec des riches et des pauvres, des réclamations, des haines, des jalousies

"Mais combien durera cette aisance imaginaire? Tous les hommes ne sont doués ni de la même force, ni de la même santé, ni de la même intelligence. Tous n'ont pas les mêmes vertus, le même amour du travail et de l'économie.

"Qu'en résultera-t-il? Les uns administreront avec ordre et intelligence les biens qui leur seront échus; les autres les administreront mal. L'un augmentera son avoir, l'autre diminuera le sien... L'inégalité reparaîtra: il y aura de nouveau des riches et des pauvres, des travailleurs et des bourgeois. Les réclamations, les haines, les jalousies ne tarderont pas à se faire entendre, et le lendemain du premier partage il faudra procéder à un second; après celui-là à un troisième, ainsi de suite jusqu'à la fin du monde... Tous ces partages injustes seront accompagnés comme le premier de bouleversements sociaux et de luttes sanglantes."

(Mgr Gaume écrit cela au milieu du XIXe siècle: combien prophétique sont ces écrits lorsqu'on sait de quelles façons l'URSS a établit le partage obligatoire...)

Mgr Gaume poursuit: "Dans ce premier sens, le communisme est donc la spoliation violente et périodique de la propriété; c'est la prime perpétuellement offerte à la paresse, à la débauche, à la cupidité: loin d'être le salut de la société, il en serait donc la ruine."

(Mgr Gaume, L'Europe en 1848, Editions Saint-Rémi, p. 32-33.)

Deuxième sens: "La confiscation générale des propriétés au profit de l'Etat"

"Entendu dans le second sens,... la confiscation générale des propriétés au profit de l'Etat, il n'est pas moins fatal.

"Il commence par la guerre civile; il continue par la suppression de la liberté, s'achève par la destruction de la famille et finit par la dégradation la plus monstrueuse.

En effet, dans les réunions du Luxembourg, M. Louis Blanc, interogé sur le salaire qui, dans ce système, reviendrait à chaque travailleur, a répondu: que le salaire ne devait pas se régler sur la capacité intellectuelle de l'individu, comme le voulaient les Saints-Simoniens, attendu que l'intelligence n'étant pas le fait de l'homme, elle n'avait droit à aucune récompense; qu'ainsi la véritable base de répartition était la capacité physique, c'est-à-dire les besoins matériels de chacun...

Voilà donc la société transformée en ménagerie ou en étable. Des physiologistes viendront calculer la propriété digestive de chaque travailleur, mesurer la alrgeur de son oesophage, et ils diront: à celui-ci deux fois, trois fois, quatre fois plus qu'à celui-là; attendu, non pas qu'il a deux, trois, quatre fois plus d'intelligence et que son travail vaut deux, trois, quatre fois plus que celui de son voisin; mais attendu que sa puissance de consommation est à celle des autres comme deux, trois, quatre sont à un.

Telles sont pourtant les énormités que nous avons entendues depuis le 21 février 1848!

Et c'est pour un semblable système qu'on a dépensé tant de discours, versés tant de sang!

(Mgr Gaume, L'Europe en 1848, Editions Saint-Rémi, p. 33.)

Que "dans le premier ainsi que dans le second sens, le communisme est le pillage en principe, l'assassinat et la misère en réalité, ... le plus vaste système d'esclavage qu'on ait jamais rêvé."

Est-il besoin de dire que, dans le premier ainsi que dans le second sens, le communisme est le pillage en principe, l'assassinat et la misère en réalité ?

Entendu dans le second sens en particulier, il est le plus vaste système d'esclavage qu'on ait jamais rêvé et la dégradation la plus repoussante à laquelle l'humanité soit jamais descendue.

Ici encore, il viole radicalement la seconde loi fondamentale des sociétés, la charité.

Donc, loin de guérir le mal, il le rend incurable!"

(Mgr Gaume, L'Europe en 1848, Editions Saint-Rémi, p. 33-34.)

"COMMENT CETTE IMPRATICABLE FOLIE OBTIENT AUJOURD'HUI UNE SI REDOUTABLE INFLUENCE ? (Mgr Gaume)"

Que "toute erreur est une vérité dont on abuse: socialisme et communisme sont l'abus des deux principes que l'Evangile a donnés pour bases aux sociétés modernes: la charité et la liberté"

"Toute erreur est une vérité dont on abuse: le socialisme et le communisme sont l'abus des deux principes que l'Evangile a donnés pour bases aux sociétés modernes: la charité et la liberté.

"Le communisme est l'hérésie de la charité, comme le socialisme est l'hérésie de la liberté"

"Le communisme est l'hérésie de la charité, comme le socialisme est l'hérésie de la liberté.

"Ces deux erreurs sont la suite des deux grandes maladies qui travaillent les nations d'Europe depuis l'ébranlement de la foi par le protestantisme: tout le monde a nommé l'égoïsme et le matérialisme.

[...] L'égoïsme sous une forme nouvelle est au fond de leur système, car la charité n'y est pas; elle n'y est pas, parce que la foi et le monde surnaturel en sont bannis. Voilà pourquoi leur utopie est radicalement impraticable; pourquoi, hier encore si belle, elle est aujourd'hui hideuse et sanglante."

(Source: Mgr Gaume, L'Europe en 1848, Editions Saint-Rémi, p. 34-35.)

Prophétique!....

"Réaction violente de la liberté et de la charité opprimées moralement par les doctrines destructives de la foi, et physiquement par l'égoïsme, ravisseurs ou détenteurs injustes du bien public, le communisme et le socialisme prennent leur point de départ dans cette double iniquité, comme ils trouvent dans la prétention de la réparer avec éclat le redoutable principe de leur force. Prétention absurde; car si le communisme et le socialisme sont les indicateurs du mal, ils n'en sont pas, ils ne peuvent en être le remède, attendu qu'ils sont, dans leur application, la violation monstrueuse des deux lois fondamentales des sociétés, la liberté et la charité" (Mgr Gaume, ibid., p. 36.)