Vauvenargues

De Christ-Roi
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Luc de Clapiers marquis de de Vauvenargues (1715-1747) moraliste français qui passe pour avoir réhabilité le sentiment au siècle dit des Lumières.

Il naquit à Aix-en-Provence dans une famille de petite noblesse peu fortunée. Pour son attitude exemplaire durant la peste - alors qu’il est premier consul d’Aix - Joseph de Clapiers sera honoré du titre de marquis de Vauvenargues en mars 1722. Luc n’a pas encore 7 ans. Il est alors l’aîné d’une famille de quatre enfants: Joseph-Antoine de Clapiers (26 août 1716-1741); Elisabeth-Thérèse de Clapiers née le 15 octobre 1717, qui deviendra religieuse; Nicolas-François-Xavier de Clapiers, né le 14 octobre 1719.

Sa jeunesse reste mal connue. Une lettre de Vauvenargues à Mirabeau (le futur père du tribun révolutionnaire et l’auteur de L’Ami des Hommes, 1758), du 22 mars 1740, nous livre les seules informations que nous avons sur son enfance et son adolescence: sa passion pour les Vies de Plutarque, son enthousiasme envers le stoïcisme (qu’il juge rétrospectivement comme de "vieilles folies"). Pris de gloire militaire, il choisit la carrière des armes en 1735, mais dut quitter l'armée en 1744, à cause de problèmes de santé et de problèmes de vue).

Dès 1737, il avait commencé parallèlement une carrière littéraire avec un Traité sur le libre arbitre, et, en 1743, avait envoyé à Voltaire un texte comparant Corneille et Racine. C’est le début d’une amitié fondée sur une admiration mutuelle. De retour à Paris, il écrivit des Caractères imités de La Bruyère, publia une Introduction à la connaissance de l'esprit humain suivie de Réflexions et maximes (1746) et s'éteignit à trente-deux ans, peu connu de ses contemporains. S'il admire Voltaire, c'est plutôt Rousseau qu'il annonce. Contestant les thèses de La Rochefoucauld et de Pascal, à qui il emprunte la forme de leurs écrits, il affirme la bonté de la nature et du cœur.