La religion de la république

De Christ-Roi
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"La République laïque n'a pas de religion", entendons-nous partout. Cela est-il certain? Cette opinion vient spontanément à l'esprit depuis que la loi de 1905 a séparé l'Etat de l'Eglise. Mais d'où nous vient cette loi ? Quelle en est l'origine ? La loi de séparation de l'Eglise et de l'Etat, est le fruit de la longue action, tout au long du XIXe s., des milieux où l'idéal de la Révolution est très présent.

La nouveauté apparaît peut-être là.

Ne voulant plus voir l'Eglise Catholique aussi active dans l'établissement des règles sociales, il convient de la dissoudre au milieu des autres croyances ; L'Etat devient incompétent en manière de religion. Il peut dans une certaine mesure devenir l'arbitre impartial que seule la raison matérielle et objective guide. Fi des anges et autre créatures invisibles. Seule les lois mûrement expérimentées font autorité. Le rationalisme, voilà en quelque sorte le credo des défenseurs de la laïcité.

Le désir impérieux d'effacer le catholicisme en France redevient violent après la défaite de 1870 et surtout à l'installation de la troisième République en 1875. Les déclarations de Léon Gambetta et de Jules Ferry sont là pour nous le rappeler.

Au moins depuis Platon, nous savons qu'il est plus facile de bâtir une ville dans les nuages qu'une société sans religion.

Aujourd'hui, pour assurer une certaine quiétude dans nos cité, Le pouvoir républicain accorde un espace spirituel équivalent à tout les mouvements des l'instant que ceux-ci ne troublent pas le sien... Mais si un projet de société guide les actions de ce pouvoir républicain, n'aurait-il pas une religion ? Plutôt que de longs discours une image peut nous aider à le découvrir:


Triomphe de la République ( musée CARNAVALET, Paris.)
Le rationalisme ne peut souffrir l'intervention du surnaturel.

Marianne pose son pied sur la couronne; nous comprenons bien puisque la révolution a montré sa volonté de couper court avec l'ancienne société par l'exécution de LOUIX XVI.

Si SEDAN et quelques autres inscriptions sont jetées à terre, c'est celle où figure le DROIT DIVIN qui est au centre. Les principes donnés à la masse populaire sont le suffrage universel et les droits de l'homme. A la diversité des autorités renversées, nous y verront un refus de la hiérarchie et l'affirmation de l'égalité

Mais pourquoi ce personnage à coté de Marianne?

Qui peut-il bien être pour avoir le droit de paraître en aussi bonne place pour accompagner une volonté qui veut s'affranchir de tous dieux? Serait-il un ange ou un archange? Il n'a pas d'auréole mais une flamme sur la tête. Il porte un flambeau que dans d'autres gravures ou statues allégoriques de l'époque on identifie à la lumière. Il est très semblable à celui qui orne la colonne de la BASTILLE Un ange qui porte la lumière; mais c'est Lucifer! Le deus ex machina de la République a de très grande chance d'être le Démon en personne.

Pourquoi ce choix ?

La principale erreur du Démon, et la seule assurément, est une faute ( un péché) d'orgueil. Il s'est voulu comme DIEU. Pour être comme, il suffit généralement d'imiter. Le démon suscite Marianne dans l'histoire sociale de la France. Elle est une personne virtuelle. Ses traits sont passagers, variant au gré du modèle qui les lui fixe. Aucun des modèles ne peut faire état d'une activité propre particulièrement signalée. Donc nous pouvons être certain que la personne révélée par DIEU, sera réelle, d'une efficacité foudroyante et son personnage sera trans-historique. Recherchons dans le passé de notre pays un personnage féminin accompagné par un archange et dont l'action particulièrement extraordinaire tout autant que réelle, fait toujours couler de l'encre.

Là encore les images ne manquent pas.

Jeanne gardant ses moutons. En arrière plan: Saint MICHEL Archange. ( Histoire de Jeanne d'ARC, Jules Lenepveu, Eglise du Panthéon, Paris.)



Sainte Jeanne d'ARC ! Vous l'avez bien compris.


En résumant, cette demoiselle va

  • marquer les règles de vie sociale ( mœurs, respect de la femme, respect des prisonniers et des victimes,...),
  • amorcer la cohésion nationale,
  • déclencher, malgré les jalousies des puissants de l'époque, la fin d'une guerre qui épuisait la France.


Que fait «Marianne» ?

  • La Révolution, ( væ victis)
  • La lutte des classes et la quête du profit matériel,
  • ses courtisans, déchirés entre eux, jetterons les peuples au nom du DOGME dans la plus effroyable tuerie dont le spectacle s'étale encore sous nos yeux.

Après ce rapide exposé, il est visible que la «République laïque» n'est pas si au dessus des religions que cela. Bien au contraire, elle s'affirme par un caractère très proche de l'antithèse du catholicisme. Le dictionnaire LAROUSSE édité en 1905, donne cette définition du mot «laïque» : «Qui n'appartient pas à l'Eglise». Il n'est pas dit «aux religions», mais à l'Eglise. Or l'Eglise, en 1905, c'est l'Eglise catholique apostolique et romaine et pas autre chose.

Oui, serions nous tenté de dire, mais cela a changé aujourd'hui, l'Etat, d'ailleurs, répare les églises. Certes; mais le rite qui est servi aujourd'hui dans ces édifices n'a plus grand chose à voir avec celui qui était suivi à l'époque. Un concile est passé par là et a modifié pas mal de choses. La «République laïque», ennemi du catholicisme, y trouve certainement son compte.

Si la république est un moyen comme un autre de diriger une communauté d'être humain, la «République laïque» ne semble pas aussi anodine que cela. Elle a un but. But qu'elle semble avoir atteint.

C'est finalement, au même titre que l'Islam ou d'autres variantes «des religions du LIVRE», un des bras d'un système qui s'attaque au christianisme; au corps mystique de Jésus Christ.

Nous comprenons sans peine, à présent, les raisons de la présence de Lucifer auprès de Marianne. La «République laïque» a bien une religion, une religion qui n'est qu'un cheval de Troie au service du Démon.

Malheureux que nous sommes à suivre un pareil chef qui nous assure à peu prêt sûrement le chemin de l'Enfer, à l'inverse de l'institution sur laquelle elle ne cesse de déverser sa haine, l'Eglise catholique, qui elle mène au paradis!

Miséricordieux Jésus, ayez pitié de nous.


Eric.bart 26 jul 2005 à 09:26 (EDT)

Je te mets ces liens internes :

Une "nouvelle religion" avec ses dogmes, être suprême, liberté, égalité, démocratie, etc.

Le laïcisme, une religion d'Etat

au cas où tu voudrais bien traiter le sujet entièrement en intégrant le travail de Phil. En ce cas, il faudrait remplacer les informations redondantes des articles de Phil par un lien vers ton travail.

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