La République a créé l'école obligatoire, gratuite et laïque

De Christ-Roi
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Encore un mythe à démonter. La République n'a créé :

  • ni l'école obligatoire: Louis XIV l'avait créée bien avant; sans parler de l'école de Charlemagne.
  • ni l'école gratuite, les nombreuses oeuvres et fondations religieuses s'occupaient déjà d'instruire gratuitement les enfants; ailleurs, là où il n'y avait pas d'oeuvres religieuses, "en quelques localités, l'enseignement était gratuit" dispensé par un maître d'école laïque, élu et financé par la localité elle-même... (Frantz Funck-Brentano, L'Ancien Régime, Les Grandes études Historiques, Librairie Arthème Fayard, Paris 1926, p. 423-424)
  • ni même laïque puisque l'enseignement républicain qui se targue d'avoir inventé la laïcité, est un enseignement en réalité religieux car positiviste, maçonnique, indifférentiste, et de droit occulte... L'enseignement catholique a été remplacé par l'enseignement maçonnique.

Comment et par qui étaient éduqués les jeunes filles et garçons au "Moyen Age"? (Régine Pernoud)

"Où et par qui les femmes étaient-elles éduquées ? On sait que les filles de grandes familles avaient auprès d'elles une institutrice qui parfois figure dans des actes; ainsi cette Béatrice intitulée magistra comitisse Andegavensis dans une charte d'Arembourge, comtesse d'Anjou, au XIIe siècle.

"Beaucoup plus largement et habituellement, ce sont les couvents de femmes qui se chargent de l'éducation des filles, et aussi souvent – ce qui ne peut manquer de surprendre – des petits garçons.

"Et les exemples abondent, de monastères féminins fréquentés tant par des petites filles que par des petits garçons (consulter Pierre Riché, Education et Culture dans l'Occident barbare, ainsi que les travaux de Mgr Lesne et de Roger, Paré et Tremblay sur les écoles).

"Le monastère de Notre-Dame de Ronceray en Anjou reçoit dès 1116 du comte d'Anjou une dotation pour que treize enfants pauvres de son comté ou de celui du Maine soient nourris et élevés à ses frais dans ce couvent; ils fréquenteront soit l'école monastique, soit l'une des écoles d'Angers. Déjà deux siècles auparavant, deux religieuses (p. 73) célèbres pour leur instruction et aussi, selon leur biographe pour leur habilité de miniaturiste, Harlinde et Relinde, au IXe siècle, avaient été instruites au monastère de Valenciennes, où on leur avait appris le psautier, la lecture, le chant et aussi la peinture (Voir E. de Bruyne, Etudes d'esthétique médiévale, Bruges, 1946, 3 vol. grand in-8, notamment t. II, p. 85).

"Il est question aussi au monastère de Bonn de petites écolières que l'abbesse sainte Adélaïde aimait interroger elle-même; au XIIe siècle, une charte du monastère Notre-Dame de Saintes datée de 1148, a été souscrite non seulement par la bibliothécaire ("librorum custoda") nommée Agnès Morel, mais aussi par plusieurs fillettes qui l'entourent: Ermengarde, Sibylle, Leticia, Agnès et Pétronille.

"De même le monastère de Coyroux, affilié à Obazine, reçoit des petites filles et des petits garçons, mais ceux-ci, après l'âge de cinq ans, sont élevés dans une autre maison.

"Bref, les exemples manquent si peu qu'il serait présomptueux de vouloir tous les citer" (Régine Pernoud, La femme au temps des cathédrales, Stock, Évreux 1980, p. 71).

La mixité n'est pas une invention du XXe siècle

"Notons néanmoins que le souci d'instruire les enfants, garçons et filles, est attesté par de nombreuses prescriptions des évêques, soucieux de réorganiser leur diocèse après le désastre du XIVe siècle. Ainsi, à Soissons, en 1403, l'évêque Simon de Bucy insiste auprès de ses chapelains et curés pour qu'ils veillent à ce que les parents envoient leurs enfants des deux sexes aux écoles de la ville; et d'enjoindre d'en ouvrir s'il n'y en avait pas dans la paroisse. le roman de Jean de Froissart le chroniqueur intitulé L' Epinette amoureuse donnerait à entendre que, au moment où lui-même était jeune garçon, c'est-à-dire vers 1350, il fréquentait avec ses compagnons la même école que l'héroïne de son roman. Il semble donc bien que la mixité dans ce domaine ne soit pas une invention du XXe siècle..." (Régine Pernoud, La femme au temps des cathédrales, Stock, Évreux 1980, p. 73).

"Encore au XIVe siècle, la chronique de Villani note qu'à Florence, vers 1338, les petites écoles sont fréquentées par un enfant sur deux, garçons et filles, prend-t-il soin de préciser...

"Ce n'est qu'assez tardivement qu'on se posera la question de savoir si ces dernières doivent être isntruites ou non. Une Christine de Pisan reprendra les conseils de Vincent de Beauvais, alors qu'un Philippe de Novare penche pour leur ignorance; Francesco da Barberino, qui, en Italie où se fait déjà sentir l'influence de la "Renaissance", parle de l'éducation en général, préfère qu'on apprenne aux filles "les tâches ménagères, faire le pain, nettoyer un chapeau, faire le beurre, la cuisine, la lessive et le lit, filer et tisser... broder à l'aiguille, etc". Il admet pourtant que les femmes de la noblesse doivent savoir lire et aussi, bien entendu, les religieuses, mais dès cette époque (sous la "Renaissance") la mentalité a changé, et l'influence de l'université (résurrection du droit romain), notamment, s'est fait sentir en ce domaine. De plus en plus l'instruction deviendra l'apanage des hommes" (Régine Pernoud, ibid., p. 75).

Les établissements scolaires tenus par des laïques au Moyen Age

"Mais il faut noter aussi les établissements scolaires tenus par des laïques; d'après les rôles de la taille à la fin du XIIIe siècle on connaît vingt-deux maîtresses d'école à Paris; au XIVe, celui qui a la surveillance des écoles dans le diocèse et qu'on nomme l'écolâtre, s'adressant aux enseignants, mentionne "les dames qui tiennent et enseignent aux écoles l'art de la grammaire".

"Souvent instruites, bien des femmes sont également soucieuses de répandre le savoir; nombreuses sont les fondations (p. 74) faites par elles dans ce but: c'est la dame de Montmirail, Héloïse de Dampierre, qui, dès le début du XIIIe siècle, constitue des réserves de vivres pour les écoliers de Saint-Nicolas de Soissons; ou Jeanne de Châtel, qui dote les petits élèves de Saint-Jean des Vignes étudiant à Paris. A Reims, le collège des Crevés, qui remonte lui aussi au XIIIe siècle, et qui était le collège le plus important de la ville avec celui des Bons Enfants, doit son nom à sa fondatrice, Flandrine La Crevée" (Régine Pernoud, La femme au temps des cathédrales, Stock, Évreux 1980, p. 73).

Nature de l'enseignement

"Resterait à connaître la nature de l'enseignement ainsi dipsensé aux filles comme aux garçons; il semble bien qu'en ce qui concerne en tout cas les étapes élémentaires, on puisse, en le développant quelque peu, se reporter au Manuel de Dhuoda; le psautier et plus généralement l'Ecriture sainte en forment la base, mais les commentaires donnent lieu à une étude plus poussée dans l'analyse et l'expression: tout ce qu'on regroupe sous le nom de grammaire.

"L'étonnante culture d'Héloïse, qui devenue bien malgré elle, abbesse du Paraclet, enseigne à ses moniales le grec et l'hébreu, avait été acquise par elle au couvent d'Argenteuil; elle l'avait quitté vers l'âge de seize ou dix-sept ans parce que les religieuses qui y enseignaient n'avaient plus rien à lui apprendre.

"Au milieu du XIIIe siècle (p. 75), Vincent de Beauvais, génial frère prêcheur au savoir encyclopédique, auquel Saint Louis a confié le soin de sa bibliothèque et l'éducation de ses enfants, conseille d'apprendre les lettres aux filles comme aux garçons; remarquons en passant que c'est à la reine, Marguerite de Provence, qu'il dédie son traité sur l'éducation des enfants" (Régine Pernoud, La femme au temps des cathédrales, Stock, Évreux 1980, p. 74-75).

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La reine Marguerite, femme de Saint Louis Sculpture: Honoré-Jean-Aristide Husson; Lieu : Sénat et jardin du Luxembourg, Zone centrale et bassin

L'école de la République: "une vaste entreprise de désinformation et d'intoxication" (Jacques Heers)

Il faut bien admettre, une fois pour toutes, que cette école voulue et instituée par Jules Ferry et ses amis, cette école qui a certes eu ses vertus (le travail, la discipline, le respect de certaines valeurs, l’honnêteté et la solidarité) cette école républicaine n'était, dans le domaine strictement intellectuel, qu'une vaste entreprise de désinformation, mieux même d'intoxication. Il s'agissait de tout travestir, de tout couvrir d'un voile d'erreurs, pour inculquer le mépris des temps d’avant, pour ne voir de salut que dans le régime républicain… Tout ceci inspiré de cette idée, au demeurant fort curieuse, que le «bonheur» des hommes, la justice sociale et la justice tout court, plus la prospérité économique, ne pouvaient fleurir que sous une certaine forme de régime politique. Cette action destructrice s'est nourrie de mille inventions d'une fantaisie débridante, elle a fini par donner une image complètement déformée de ce qu'étaient les structures sociales de notre passé. Nous en gardons encore, dans nos manuels d'éducation 2003 et dans le parler ordinaire, des traces qui ne sont pas près de s'effacer. Cependant il est nécessaire de remarquer que ce genre de combat contre les «privilèges» a souvent précédé la Révolution; ce fut le fait des conseillers du roi et parfois du roi lui-même qui tendaient à imposer un régime de plus en plus centra-lisé. Il est clair que, de tous temps, les attaques les plus violentes ont été dirigées contre la féodalité, que l'on présentait et que l’on présente encore comme un régime absolument détestable, source de tous les maux. «Féodal» est l'injure suprême, bien pire que «médiéval». Il est tout à fait significatif que notre école laïque, foncièrement hostile aux rois de façon générale, ne l'est pas du tout sur ce plan; tout au contraire, elle ne manque jamais de les approu-ver lorsqu'ils étaient en lutte contre les «seigneurs», contre la féodalité. C'est cette école qui a exalté la victoire de Bouvines en faisant croire que la bataille avait été surtout gagnée contre des «seigneurs félons», avec l'aide efficace des «milices urbaines». Rien de cela n'est prouvé... ( Jacques Heers Le Moyen Age, une imposture, 1992).

A l'enseignement catholique a été substitué un enseignement soit-disant laïc, en réalité maçonnique, de droit occulte, relativiste et indifférentiste

Ce n'est pas la Laïcité qui a apporté au Christianisme l'interdépendance de son existence avec le contexte historique et politique. Au contraire, C'est le Christianisme par un Dieu qui s'incarne et entre concrètement dans l'histoire qui a amené cette notion aux sociétés. La Laïcité à la Française a au contraire essayé d'extirper cette interdépendance en renvoyant la religion dans la sphère du privé.

C'est qu'en réalité, c'est le christianisme qui a inventé la laïcité, non la république.

"L'école obligatoire date de Louis XIV et non de Jules Ferry" (François Bluche)

En 1695 Louis XIV prend l'Edit d’obligation de création d’une école élémentaire par paroisse : il fonde l’école généralisée 183 ans avant que Jules Ferry n’impose l’école obligatoire, gratuite et laïque.

  • l’ «école obligatoire» date de Louis XIV et non de Jules Ferry» (François Bluche Louis XIV, Fayard, Saint-Amand-Montrond 2002, p. 494). F. Bluche cite à l'appui de cette assertion l'étude de Jean de Viguerie, L'institution des enfants. L'éducation en France, XVIe-XVIIIe siècles, Paris 1978, in-8°.
  • "à cette réserve près que nombre de paroisses n'ont toujours pas leur classe, et que les sanctions prévues par le Roi contre les parents non coopératifs restent lettre morte. Les mesures de Louis XIV en faveur des petites écoles ont cependant porté leurs fruits : dans le diocèse de montpellier, certains archipresbytérats comptent en 1715 80% de paroisses dotées d’école. Deux doyennés seulement (Cournonterral et Brissac) sont à moins de 60%. Dans ce même diocèse on compte en 1716, quatre-vingt dix huit écoles de garçons et 47 de filles. Ainsi se poursuivent jusqu’aux extrémités de la France, les conquêtes intérieures de Louis XIV, le combat contre l’ignorance n’étant pas des moindres" (François Bluche, Louis XIV, Fayard, Saint-Amand-Montrond 2002, p. 494).

Sous Louis XVI, la plupart des paroisses seront pourvues d'écoles primaires (Frantz Funck-Brentano)

"Sous Louis XVI, la plupart des paroisses seront pourvues d'écoles primaires.

"Une statistique dressée par Albert Babeau pour le département de l'Aube, constate que sur 446 communes il n'y en avait que 23 dépourvues d'enseignement public... Les écoles étaient particulièrement répandues dans le Nord et dans l'Est, en Lorraine, en Champagne, en Franche-Comté" (Frantz Funck-Brentano, L'Ancien Régime, Les Grandes études Historiques, Librairie Arthème Fayard, Paris 1926, p. 422).

"[...] le maître d'école était élu au suffrage universel par l'Assemblée de village... Le maître était généralement nommé pour une année, après laquelle le mandat d'isntruire les enfants du village lui devait être renouvelé. Il aarivait qu'un instituteur eût mécontenté des parents, qu'il fût jugé insuffisant. Comme dans nos élections législatives, le cabaret de la localité était alors appelé à jouer son rôle: les petits verres, le vieux marc et le ratafia, habilement placés par le maître d'école menacé, ne manquaient pas de raffermir les électeurs chancelants - dans leur vote tout au moins..." (Frantz Funck-Brentano, ibid., p. 423-424).

Sous l'Ancien Régime, "le clergé est presque le seul à réclamer la diffusion de l'instruction dans la classe populaire" (Frantz Funck-Brentano)

"Les hommes du vieux temps n'attachaient pas à l'instruction littéraire du peuple la même importance qu'on y attache de nos jours.

"Les cahiers de 89 montrent une indifférence surprenante à l'égard de l'instruction primaire. Le clergé, ce partisan fameux de l'obscurantisme, est presque le seul a réclamer la diffusion de l'instruction dans la classe populaire....." (Frantz Funck-Brentano, L'Ancien Régime, Les Grandes études Historiques, Librairie Arthème Fayard, Paris 1926, p. 426).

"L'école de la République : l'enseignement par un parti, une secte momentanément triomphante" (Frédéric Bastiat)

Enseignement républicain : Robespierre devant la Convention: « Nous avons fait la République, il nous reste à faire des républicains ». Écoles normales, école normale supérieure sont là - déjà - pour normaliser les nouveaux citoyens...

En 1848 malgré la loi Falloux qui libère largement les enseignements de l’emprise républicaine, Frédéric Bastiat accuse la IIe République de nourrir les mêmes aspirations que Robespierre. L’enseignement d’État ? «C’est l’enseignement par un parti, par une secte momentanément triomphante.» (C’est la raison pour laquelle les monarchistes n’ont pas de parti: le parti des monarchistes est celui de Dieu et du Roy).

Bastiat dénonce «le danger de fournir aux partis l’occasion d’imposer uniformément et universellement leurs opinions, leurs erreurs, par la force.» Il sait que plane sur tous les sectaires le délire rousseauiste : «Qui ose entreprendre d’instituer un peuple doit se sentir en état de changer, pour ainsi dire, la nature humaine…». Viol et dol!

Passent les années, survient la IIIe République. Daniel Halévy : «Le Grand Orient dirige la manœuvre : il veut une école populaire nouvelle, où ses mots d’ordre fassent la loi.

Jean Macé, maçon éminent, causant avec Jules Simon, maçon lui-même, auquel Thiers avait confié l’instruction publique : “Faites-nous une France délivrée des ténèbres cléricales”. Voilà ce qui était cherché.

Vinrent les hussards noirs, très tolérants, les hussards que le ministre Viviani, en 1904, louera d’avoir d’un geste magnifique, éteint les étoiles des cieux…; les persécutions:

  • «En 1879, c’est le projet de loi contre les ordres religieux enseignants.
  • En 1880, ce sont les décrets anticléricaux en France et la deuxième dissolution de la Compagnie de Jésus. 261 couvents vont être fermés […]
  • Le 28 mars 1882, ce sont les lois anticléricales et l’interdiction de donner un enseignement religieux dans les locaux scolaires.
  • En 1894, ce sont les lois dites “scélérates”…» 1. Qui n’a en mémoire la scandaleuse photographie de l’expulsion des moines de la Grande Chartreuse, perpétrée au nom de la liberté des consciences ?...... L’affaire des fiches par quoi le général André subordonna l’avancement des officiers de l’armée à leurs opinions religieuses ? "Laïcité", disaient-ils... Leurs dignes héritiers le répètent à l'envi: il faut à chacun intérioriser ses convictions, par respect pour celles des autres! Diabolique. la foi intériorisée en chacun, la communauté des fidèles s’atomise, elle est bientôt détruite et la secte règne... dans un silence de mort, on n’entend plus que sa voix. Ne lui reste plus qu’à se faire plébisciter à intervalles réguliers par ceux qu’elle a formés pour pérenniser son pouvoir décrété seul légitime. Le pays meurt…

«L’enseignement public, écrivait Alain Peyrefitte, en 1992, impose aujourd’hui aux enseignants et aux “apprenants” trois chocs :

  • l’indiscipline,
  • le nivellement par le bas,
  • la désorientation.»

autant dire qu'avec ce type d’école, ils promettent des lendemains qui chantent aux psychiatres... tant qu’il s’en trouvera pour être payés par la solidarité républicaine...

La France tourne encore mécaniquement, en roue libre, jusqu'au moment où elle s'écroulera toute seule. La qualité de ses fils devenant une vertu rare, trop rare, la corruption partout l’achèvent: les cœurs sont toujours plus secs, les yeux plus morts. C'est la rançon du laïcisme.

La république ne respecte ni ne garantit la liberté de l'enseignement

Aujourd'hui, pour avoir droit à un enseignement conforme à sa foi les familles sont obligées de payer deux fois:

  • l'impôt
  • et l'inscription dans une école privée.

Voir par ex. l'affaire du bac avec un sujet sur la défense de la légalisation de l’avortement... [1]

"Le père n'a même plus la liberté d'élever ses enfants comme sa conscience et ses traditions de famille lui disent de le faire" ( Mgr Delassus)

"Aujourd'hui, la famille est à ce point dans la dépendance de l'Etat que le père n'a même plus la liberté d'élever ses enfants comme sa conscience et ses traditions de famille lui disent de le faire. L'Etat s'en empare, avec la volonté légalement proclamée de faire de ces enfants des sans-Dieu et conséquemment des sans-moeurs. Et les pères de famille ont tellement perdu le sentiment de ce qu'ils sont, qu'ils laissent faire!

C'est que nous n'avons plus en France, de la famille, l'idée qu'on en a eue autrefois, l'idée qu'en ont tous les peuples qui vivent et qui prospèrent. Nous ne la voyons plus que dans la génération présente. Celle-ci ne forme plus dans notre pensée, et même dans la réalité, avec les générations précédentes et les générations subséquentes, ce tout homogène et solidaire qui traversait les âges dans sa vivante unité."

( Mgr Delassus, L'esprit familial, dans la famille, dans la cité et dans l'Etat, Société Saint-Augustin, Desclée De Brouwer, Lille 1910, réédité aux ESR, p. 104-106.)

Conclusion

Encore une fois, les révolutionnaires seront passés maîtres en subversion du langage