Aristocratie

De Christ-Roi
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"Chez nous, au milieu des ruines accumulées par les invasions des barbares (du IIIe au Ve siècle ap. J.-C.), il n'y avait plus d'ordre, parce qu'il n'y avait plus d'autorité. Sous l'action des saints, des familles s'élevèrent animées des sentiments que le christianisme commençait à répandre dans le monde:

  • sentiments de dévouement pour les petits et les faibles,
  • sentiments de concorde et d'amour entre tous,
  • sentiments de reconnaissance et de fidélité chez les protégés.

"L'hagiographie de cette époque (Moyen Âge) nous fait assister partout à ce spectacle de familles qui s'élèvent ainsi au-dessus des autres par la force de leurs vertus. Au-dessus de toutes, surgit, au Xe siècle, la famille de Hugues Capet, qui fit la France par la patience de son génie, par la persévérance de son dévouement, par la continuité de ses services."

( Mgr Delassus, L'esprit familial, dans la famille, dans la cité et dans l'Etat, Société Saint-Augustin, Desclée De Brouwer, Lille 1910, réédité aux ESR, p. 19-20.)

Ce qui fait la grandeur de l'aristocratie

L'aristocratie française dut sa grandeur à ce qui avait fait la grandeur des aristocraties anciennes:

  • le dévouement des classes dirigeantes aux classes dirigées,
  • l'attachement des classes dirigées aux classes dirigeantes,
  • l'union des efforts pour le grand bien de tous.

( Mgr Delassus, L'esprit familial, dans la famille, dans la cité et dans l'Etat, Société Saint-Augustin, Desclée De Brouwer, Lille 1910, réédité aux ESR, p. 77.)

Toujours et partout, le principe de cette la décadence s'est trouvé d'abord dans l'aristocratie

Toujours et partout, le principe de cette la décadence s'est trouvé d'abord dans l'aristocratie.

  • "Lorsqu'elle a négligé ses devoirs envers ses clients;
  • lorsqu'elle a cessé de leur porter affection dans son coeur,
  • et par suite cessé de leur prêter assistance et protection,
  • les sentiments qui faisaient l'autorité des patrons se sont affaiblis et ont fini par s'éteindre dans le coeur de leurs inférieurs.

Alors une aristocratie moins noble a succédé à une aristocratie plus noble, car les peuples ne sont jamais sans aristocratie. En France, comme en Grèce, comme dans l'Italie antique, on a vu l'aristocratie féodale, par suite de l'oubli de ses devoirs, faire place à une aristocratie d'argent... Les mêmes époques historiques se sont succédé dans le même ordre dans l'antiquité et dans les temps modernes... : à mesure que les traditions cédèrent à l'action du temps et des passions humaines, le régime patriarcal fit place au régime agraire, et celui-ci au régime administratif, bientôt dominé par la finance."

( Mgr Delassus, L'esprit familial, dans la famille, dans la cité et dans l'Etat, Société Saint-Augustin, Desclée De Brouwer, Lille 1910, réédité aux ESR, p. 62.)