Tolérance

De Christ-Roi
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"Mot d'ordre maçonnique, fait pour énerver toutes les résistances au mal, toutes les oppositions à l'erreur" (Mgr Delassus, L'américanisme et la conjuration antichrétienne, Société de Saint-Augustin, Desclée De Brouwer et Cie, Paris 1899, p. 87.)

La Franc-Maçonnerie en fait "le premier de tous les droits et le premier de tous les devoirs dans l'ordre religieux" (Mgr Delassus, L'américanisme et la conjuration antichrétienne, Société de Saint-Augustin, Desclée De Brouwer et Cie, Paris 1899, p. 96.)

Or, voici ce qu'en dit le Père Garrigou-Lagrange : «Miséricorde et fermeté doctrinale ne peuvent subsister qu'en s'unissant ; séparées l’une de l'autre elles meurent et ne laissent plus que deux cadavres : le libéralisme humanitaire avec sa fausse sérénité et le fanatisme avec son faux zèle. On a dit :"L'Eglise est intransigeante en principe parce qu'elle croit, elle est tolérante en pratique parce qu'elle aime". Les ennemis de l'Eglise sont tolérants en principe parce qu'ils ne croient pas, et intransigeants en pratique parce qu'ils n'aiment pas». (Source: Père Garrigou-Lagrange, Dieu, son existence et sa nature, Paris 1923, p. 725)

Sur la vraie tolérance

"Admirable tolérance pratique des intransigeants de la doctrine, qui ne laissait pas d'animer le plus calomnié, peut-être, des polémistes chrétiens: Louis Veuillot. Entendons-le prendre la défense des petits et des humbles, au moment où les prétendus libéraux (tolérants), aux ordres de "monsieur Thiers", écrasaient férocement les derniers combattants de la Commune. En face de ces pauvres diables, qui, longuement empoisonnés par une presse impie et immonde, ont fini par se livrer aux pires excès, l'écrivain catholique, le publiciste contre-révolutionnaire, est sans fiel; bien mieux que les beaux esprits incrédules, satisfaits hier et apeurés aujourd'hui, il sait entrer dans l'âme des foules et comprend les excuses qu'y peuvent trouver certains entraînements... Et mon Dieu! - osons le dire, - on aurait aimé trouver sous la plume d'écrivains catholiques, tout aussi célèbres aujourd'hui, d'équivalentes protestations lors des tueries d'une prétendue et pas si lointaine "épuration".

"Louis Veuillot, lui, sut protester contre les fusillades hâtives et il ne craignit pas de lancer aux bourgeois libéraux qu'ils prenaient leur revanches trop durement: "Les exécutions sommaires, écrivait-il (in Paris pendant les deux sièges, CLVI.), frustrent également la justice, qui est un besoin social, et la grande humanité chrétienne, qui est un devoir dont aucun crime ne dispense envers aucun criminel... la justice s'interdit les exécutions secrètes... Que le peuple voie punir le criminel, que le criminel lui-même se sente puni! Alors, le repentir peut le visiter et le racheter éternellement. on a le droit de le tuer, non de lui ôter son recours en grâce auprès de Dieu". Et qu'on n'aille pas au-delà du nécessaire: "La conscience publique demanderait compte d'un seul coup de fusil que la justice ou le droit de légitime défense n'aurait pas ordonné" (à la même époque, le libre-penseur Sarcey écrivait: "Des aliénés de cette espèce, et en si grand nombre et s'entendant tous ensemble, constituent pour la société un si épouvantable danger qu'il n'y a plus d'autre pénalité possible qu'une suppression radicale"...)

(Source: Jean Ousset, Pour qu'Il règne, DMM, Niort 1998, p. 417).