La Saint-Barthélemy, un exemple de la dangerosité de la religion!

De Christ-Roi
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"Les ennemis de la Religion "ont singulièrement dénaturé ce crime. Ils l'ont représenté comme l' oeuvre de la religion, tandis qu'il n'est l'oeuvre que de la haine et du fanatisme, que blâme la Religion!

"Ils l'ont représenté comme exécuté par les prêtres, tandis que PAS UN SEUL n'y prit part. Il y en eut même plusieurs, entre autres l'évêque de Lisieux, qui sauvèrent tout ce qu'ils purent des huguenots, et qui intercédèrent pour eux auprès du roi Charles IX.

"Si un fait est avéré maintenant sans contestation, c'est que la Saint-Barthélemy est, avant tout, un coup d'Etat politique, que la religion en a été le prétexte bien plutôt que la cause, et que l'astucieuse Catherine de Médicis, mère de Charles IX, chercha bien plus à se débarrasser d'un parti qui gênait et inquiétait chaque jour davantage son gouvernement, qu'à procurer la gloire de Dieu.

"Il a plus à un poète de l'école voltairienne de représenter le cardinal de Lorraine "bénissant les poignards des catholiques". Malheureusement ce cardinal était à Rome, en ce moment, pour l'élection du pape Grégoire XIII, successeur de Pie V, qui venait de mourir.

"Mais ces messieurs n'y regardent pas de si près.

"Mentez, mentez toujours, osait écrire Voltaire à ses amis, il en restera quelque chose!" (Lettre au marquis d'Argens).

"Depuis trois siècles la haine des protestants et, plus tard, des voltairiens, contre l'Eglise, a tellement altéré son histoire, qu'il est très difficile d'y découvrir la vérité.

"On arrange les faits, on ajoute, on retranche, on invente, au besoin. On impute à l'Eglise des crimes qu'elle déteste. On fait peser sur la Religion des accusations odieuses. Méfiez-vous, en général, des faits historiques où la Religion joue un rôle ridicule ou barbare ou ignoble. Il se peut qu'ils soient vrais; et alors il faut porter tout le blâme sur l'homme faible ou vicieux qui a oublié son caractère de prêtre ou d'évêque ou même de pape, et qui, devant faire le bien, a fait le mal; mais il se peut aussi (et c'est le plus ordinaire) que ces faits soient, sinon inventés complètement, du moins tellement travestis et exagérés, que l'on peut, avec justice, les taxer de mensonge.

"Il est fort commode d'attaquer l'Eglise de cette façon; mais est-ce légitime? Est-ce loyal? Est-ce sincère?" (Mgr de Ségur, Réponses courtes et familières aux objections les plus répandues contre la religion, Paris J. Lecoffre, 1851, p. 112-113) [1].

Saccages de protestants durant les Guerres de Religion

Les persécutions et les dévastations dont les prétendus "réformés" se rendirent coupables à partir de 1560 anticipèrent sur ceux commis pendant la Révolution française.

Le prince de Condé avait appelé à son secours 18 000 reîtres du prince - protestant - Casimir d'Allemagne. Ils restèrent dix-huit jours dans la région de Vichy.

  • Ils ruinèrent le village d'Escolles.
  • La plupart des maisons avec leurs dépendances furent livrées aux flammes.
  • La tour sainte et le château d'Escolles furent anéantis
  • Dix hommes furent massacrés
  • Une femme indignement mise à mort
  • Tous les biens et les animaux furent pillés

Le chroniqueur qui nous décrit ce désastre signale que seules cinq maisons furent épargnées. C'était au début de l'an 1576" (Abbé Alain Delagneau, Douze siècles de tradition catholique au Pointet, Fideliter Novembre-décembre 2001, n° 144, p. 16.)