La Fayette

De Christ-Roi
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Marquis de la Fayette.JPG

La Fayette indiquant la nouvelle cité à bâtir, la cité des droits de l'homme sans Dieu (il fut un des initiateurs de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen du 26 août 1789 — inspirée de la Déclaration d’Indépendance américaine).

Marie Joseph Gilbert Motier, marquis de La Fayette (1757-1834), général et homme politique français qui a combattu aux côtés des colons américains durant la guerre d’Indépendance américaine (1775-1783) puis, de retour sur le vieux continent, a participé à la Révolution française.

Issu de la vieille noblesse auvergnate de Chavaniac, Marie Joseph Gilbert Motier fut orphelin à l’âge de treize ans. Ayant hérité d’une fortune considérable, il monta à Paris pour poursuivre ses études au collège Louis-le-Grand.

Favorable à la cause américaine, le marquis se rendit outre-Atlantique et proposa ses services aux insurgés qui venaient de faire sécession avec la Grande-Bretagne. Une résolution spéciale du Congrès lui confèra le grade de général de division dans l’armée continentale (1777). Major général de l'armée américaine à 20 ans, ami de Washington qui le traita comme son fils et auprès duquel il combatit, il devint membre de l’état-major américain tout en continuant à hanter les champs de bataille. Blessé à Brandywine, il fut présent à Monmouth en tant que commandant de division. Lorsque Londres déclara la guerre à Paris, il revint en Europe pour solliciter, avec succès, de nouvelles aides financières et militaires. De retour en Amérique en 1780, il participa à la campagne de Virginie qui se clôtura par la reddition du général anglais lord Charles Cornwallis à Yorktown (octobre 1781).

Défenseur inconditionnel du principe démocratique, le marquis de La Fayette rentra en France en 1787. De retour à la Cour, il connut un triomphe; Erreur du Roi, en dépit de ses opinions "progressistes", Louis XVI le traita toujours avec bienveillance.

Quoique révolutionnaire convaincu, le Marquis était aussi partisan de la monarchie constitutionnelle et à ce titre, il était le protecteur de la famille royale depuis octobre 1789. Ce choix et sa renommée le placèrent au centre du débat constitutionnel. Le Jacobins créa le club "modéré" des Feuillants favorables à une monarchie constitutionnelle. Les "fayettistes" composent un fort groupe d’influence, que son inspirateur voudrait voir arriver au pouvoir. Mais débordé par les extrémistes, il est déclaré traître à la patrie. Le 8 août 1792, deux jours avant la chute de la monarchie, il fuit en Flandre. Arrêté par les Autrichiens, La Fayette fut emprisonné en Autriche puis en Prusse (1792-1797). Sa déchéance parut complète. Lorsqu’il rentra en France après le coup d’État du 18 Brumaire an VIII, il se tint à l’écart du pouvoir napoléonien.

Il revint à la politique à la faveur de la Restauration monarchique de 1815. Député de la Seine-et-Marne durant les Cent-Jours, puis de la Sarthe (1817), il perd son siège en 1824, après avoir été compromis dans le complot carbonariste de Belfort (1822). Il quitte alors l’hémicycle où il s’est opposé au roi Louis XVIII.

À l’invitation du Congrès, il séjourna aux États-Unis entre 1824 et 1825, recevant un don de 200 000 dollars et de vastes propriétés terriennes.

De retour en France, il brigua de nouveau une députation (1827). Le révolutionnaire joua un rôle important dans la Révolution de juillet 1830 — en tant que commandant de la Garde nationale — et contribua à l’avènement du duc d’Orléans sur le trône, sous le nom de Louis-Philippe Ier (fils du Duc Philippe d'Orléans), qui prit le titre de Roi des Français à la place du titre traditionnel de roi de France.


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François Gérard, 1836

En 1830 le vieux La Fayette, remit le drapeau aux trois couleurs à Louis-Philippe; les couleurs de l'insigne qu'il avait donné à sa Garde Nationale en 1789... Le 17 juillet 1789, en effet, Louis XVI se rendit à Paris pour reconnaître la nouvelle Garde Nationale. Il arbora la cocarde bleue et rouge (antiques couleurs de la Ville de Paris) à laquelle il semble que La Fayette, commandant de la Garde, ait ajouté le blanc royal, devenant ainsi un acteur incontournable de la création du drapeau tricolore Français.

La trahison de La Fayette

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La Fayette


(La liberté) Louis XVI "crut l'avoir trouvée dans sa fuite à Varenne. Le traître (La Fayette) ne le laisse un instant dans l'illusion que pour le ramener couvert d'opprobres, & resserrer ses liens à son retour..." (Augustin Barruel, Mémoires pour servir à l'histoire du jacobinisme, P. Fauche Libraire, Hambourg 1799, t. V, note p. 141).


Arrestation de Louis XVI à Varennes - estampe du temps.JPG

Arrestation de Louis XVI à Varennes - estampe du temps


Arrestation de la famille Royale à Varennes - gravure du temps.JPG

Arrestation de la famille Royale à Varennes - gravure du temps


"Les monumens publics pourraient manquer à l'Historien sur la conduite de La Fayette dans cette ciconstance. Bien des personnes ont voulu faire croire qu'il n'avait pas été prévenu du départ du Roi; voici la vérité des faits: Une femme Allemande mariée à un Français nommé Rochereuil, était attachée à la Reine en qualité de Porte-chaise d'affaires. Cette femme avait témoigné tant d'indignation & versé tant de larmes sur les horreurs des 5 & 6 octobre, que la Reine touchée de ces preuves d'attachement, lui donna sa confiance, la charge du soin de préparer les bouillons, & la logea au rez-de-chaussée de son appartement, dans une chambre qui communiquait à l'apaprtement qu'avait occupé M. le Duc de Villequier. Au commencement de juin, la Reine méditant son évasion, fit transporter dans une autre chambre la femme Rochereuil. Celle-ci soupçonna des projets; elle épia le Roi & la Reine. la confiance qu'on avait en elle, la mit à la portée de connaître exactement ce qui se méditait pour la fuite du Roi. le 10 juin, elle en dénonça les préparatifs à MM. de La Fayette, de Gouvion, & au Comité des recherches de l'Assemblée nationale... Elle eut avec eux onze conférences, dans l'espace de neuf jours. D'après ces dénonciations, M. de La fayette chargea treize Officiers de confiance, de faire toutes les nuits des patrouilles dans l'enceinte des Thuileries, avec l'ordre secret de favoriser l'évasion... Ses ordres furent donnés de même sur la route... Drouet fut prévenu du rôle qu'il avait à jouer... Tout le reste de la fatale journée de Varennes & de l'arrestation du Roi se conçoit aisément, si ce n'est cependant l'excès de cette insolence avec laquelle La Fayette usa de sa victoire, & des outrages qu'il fit essuyer à Louis XVI, en le ramenant dans sa prison des Thuileries.

"Une chose encore assez inconcevable, c'est que lorsque la Reine, instruite des trahisons de la femme Rochereuil, l'eut chassée, cette mégère eut encore la hardiesse de présenter un mémoire rédigé par un Député, pour rentrer au service de la Reine, & pour lui dire qu'elle n'avait pu mieux prouver sa reconnaissance & sa fidélité, qu'en empêchant Sa Majesté de suivre les conseils des Royalistes. - Ce mémoire fut remis par la Reine à M. Prieur, historiographe du département des affaires étrangères. - Quant à la dénonciation même, elle est précieusement conservée aux archives appelées 'nationales'..." Augustin Barruel, Mémoires pour servir à l'histoire du jacobinisme, P. Fauche Libraire, Hambourg 1799, t. V, note p. 141-142).


Le retour de Varennes - gravure populaire.JPG

Le retour de Varennes - gravure populaire


Retour de la famille Royale à Paris le 25 juin 1791 - gravure populaire.JPG

Retour de la famille Royale prisonnière à Paris le 25 juin 1791 - gravure populaire