Santé

De Christ-Roi
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"La fortune de l'ouvrier, c'est la santé. Or, la profanation du dimanche en est la ruine. D'une part, l'homme ne peut pas toujours travailler, il faut qu'il se repose; d'autre part, il ne peut se reposer que le dimanche à l'église ou le lundi au cabaret. Je dois avant tout établir ma proposition: je rechercherai ensuite quelles sont les conséquences hygéniques de double repos.

[...] En résumé, l'homme a besoin que son corps ait du repos un jour sur sept, et que son esprit se livre au changement d'idées qu'amène le jour isntitué par une ineffable sagesse.

Ainsi, une heureuse diversion aux pensées qui, durant toute la semaine, ont occupé l'esprit et fatigué les organes, le calme de l'âme, l'apaisement du coeur, la prière, la conversation avec soi-même et avec Dieu, la pompe des cérémonies, la gravité et l'onction de la parole sainte, le silence qui règne partout, les joies de la famille, le souvenir des aïeux dont on a visité la tombe, l'aspiration de l'être tout entier vers le ciel: toutes ces choses placent l'homme comme dans un monde nouveau, le font respirer dans une atmosphère plus pure, et sont merveilleusement propres à reposer à la fois et le corps et l'âme. Sans être physiologiste ni médecin, on conçoit sans peine combien un pareil repos est hygiénique et réparateur. Tel est le repos du dimanche. En est-il de même du repos du lundi? Evidemment non; car le repos du lundi n'est pas le repos de l'âme ni du corps. Le repos du lundi, c'est le repos dans la débauche, car c'est le repos du cabaret."

( Mgr Gaume, La profanation du dimanche considérée au point de vue de la religion, de la société, de la famille, de la liberté, du bien-être, de la dignité humaine et de la santé, Editions Saint-Rémi, p. 150; 164.)