Grande image du Sacré Cœur du 15/09/1686
Image originale
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Le 15 septembre 1686, Marguerite-Marie Alacoque envoya une grande et une petite images du Sacré Cœur à Mère de Soudeilles.
Il nous reste aujourd'hui la grande, au monastère de Nevers.
Cette image ne fut pas peinte par elle mais vraisemblablement inspirée par elle.
L’image a été reproduite en chromolithographie par l’éditeur M. Bouasse-Lebel à Paris en 1864.
Lisez les détails de cette histoire rassemblés par Mgr Gauthey[1] et voyez l'image, la reproduction et une restauration faite à l'aide d'une intelligence artificielle.
LETTRE LIII[2] de Mte Marie à la mère de Soudeilles du 15 septembre 1686
Copie de Bouasse-Lebel
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Je me fais un grand plaisir, ma très aimée Mère, de pouvoir faire ce petit dépouillement en votre faveur, en vous envoyant, avec l'agrément de notre très honorée Mère, le livre de la Retraite du Rᵈ Père La Colombière, et ces deux images du sacré Cœur de Notre-Seigneur Jésus-Christ dont on nous avait fait un présent. La plus grande sera pour mettre au pied de votre crucifix ou autre lieu pour l'honorer ; et la petite, vous pourrez la porter sur vous, avec cette petite consécration[3] que je prends la liberté de vous envoyer, vous avouant, ma chère Mère, qu'il faut vous aimer autant que je le fais, et être aussi persuadée de vos bontés que je la suis, pour en user ainsi à votre égard.
(...)
Je ne peux m’empêcher de croire que l’envie dont je me suis sentie pressée de vous envoyer ce sacré Cœur, venait de ce qu’il a désir d’établir son empire dans votre communauté, et son règne d’amour dans nos cœurs. Ceux, ma chère Mère, qui sont [dans] la couronne d’épines qui environne cet aimable Cœur, sont ceux qui l’aiment et le suivent par les souffrances ; et ceux qui sont dans les lacs d’amour sont ceux qui l’aiment de l’amour de jouissance[4].
Note de Mgr Gauthey[5]
Une semblable image avait été aussi envoyée à la Mère de Saumaise, comme on l’a vu précédemment. Des deux que la Bienheureuse adressait le 15 septembre à la Mère de Soudeilles, une seule s’est conservée jusqu’à nos jours : c’est le monastère de Nevers, héritier des traditions et des pieux trésors de celui de Moulins, qui la possède (...).
« Cette image précieuse à tant de titres, disent nos chères sœurs de Nevers, est peinte en miniature sur une feuille de vélin, elle forme un rond dont le diamètre est de treize centimètres ; les marges ont été coupées. Au centre est le sacré Cœur entouré de huit jets de flammes, percé de trois clous autour desquels jaillissent aussi des flammes, et surmonté d’une croix. La plaie béante de ce divin Cœur, découpée horizontalement, laisse échapper des gouttes de sang et d’eau dont le mélange forme, du côté gauche, un nuage sanglant. On lit au milieu de la plaie le mot Charitas écrit en lettres d’or. Autour de cet aimable Cœur, règne une première couronne de nœuds entrelacés, anciennement appelés les lacs d’amour, et autour de celle-ci, une autre couronne d’épines très mince et très déliée. Des cœurs sont enlacés dans ces deux couronnes. La couronne de nœuds en renferme quinze, mais celle d’épines n’en a pas plus de huit. »
Cette image envoyée et décrite si clairement par la Servante de Dieu est donc très précieuse, quoiqu’elle n’ait pas été peinte par elle. Aussi l’a-t-on fait reproduire exactement par une chromo-lithographie qui la représente à moitié de sa grandeur ; au-dessous et au verso de l’image se trouve le fac-simile de la consécration composée et écrite par notre Bienheureuse. Elle est éditée par la maison Bouasse-Lebel depuis 1864.