Saint Marcoul

De Christ-Roi
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Saint Marculfe, vulgairement Marcoul. Les rois de France lui étaient redevables du merveilleux privilège de la guérison des écrouelles.

"Il était né à Bayeux de noble famille. Il distribua ses biens aux pauvres et vécut en ermite et en missionnaire dans le diocèse de Coutances. Il fit des missions en Bretagne pour convertir ses habitants. Il y fit des miracles dont celui de Carentoir au nord du Morbihan. Il demanda à Childebert Ier (Roi de Paris de 511 à 558 et roi d'Orléans, troisième fils de Clovis et le deuxième des trois que ce dernier eut avec Clotilde) la terre de Nanteuil, près de Coutances pour y bâtir un monastère. Il mourut vers le milieu du VIe siècle, le 1er mai." ( Mgr Delassus, L'esprit familial, dans la famille, dans la cité et dans l'Etat, Société Saint-Augustin, Desclée De Brouwer, Lille 1910, réédité aux ESR], Cadillac 2000, note 1, p. 216.)

Ses reliques furent transférées à Corbeny, près de Reims par les moines qui fuyaient les incursions wikings.

Depuis le haut Moyen Âge (de la chute de l'Empire romain à Charlemagne), on vénérait les reliques de ce saint qui prodiguait des guérisons aux malades atteints des écrouelles. Les rois de France, en se recueillant sur la tombe du saint homme, s’octroyaient ce pouvoir de guérison. Ce don était héréditaire : sur son lit de mort, le roi devait remettre à son fils le secret de la formule capable de guérir cette maladie.

Lors de la cérémonie du toucher des écrouelles, le roi thaumaturge prononçait traditionnellement la phrase : « Le roi te touche, Dieu te guérit ». Ce pouvoir confirmait le droit divin dont procédait la charge du monarque. C'est Louis X le Hutin qui fut le premier souverain à se rendre à ce pèlerinage après son sacre qui eut lieu le dimanche 3 août 1315. Ce rite fut suivi jusqu’en 1825. [1]