Saint François de Sales

De Christ-Roi
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François de Sales fut un saint "suscité par Dieu contre l'hérésie protestante."

L'orgueil était vaincu par la charité, et les hérétiques sortaient de ses sermons pour aller pleurer à ses pieds leurs égarements

Pour lutter avec avantage contre le protestantisme, on doit commencer non par réfuter une à une ses erreurs, mais par établir solidement la règle de la foi, le principe d'autorité, et par restituer ce principe au tribunal que Dieu a étébli dans l'Eglise, pour définir, juger, condamner.

"Ce dernier procédé qui s'attaque à la racine du mal et commence par établir la règle de foi, s'il fut peu connu, était cependant le seul vrai. "C'est à son application que doit ses plus beaux titres de gloire saint François de Sales. [...] C'est parce que la méthode de saint François de Sales était exclusivement la bonne que ce grand docteur est le seul qui ait triomphé effectivement de l'hérésie protestante, c'est-à-dire qui ne l'ait pas seulement refoulée et détruite en théorie, mais qui ait préservé de son venin les populations qu'elle menaçait, et lui ait enlevé ce qu'elle avait déjà envahi. Par cette victoire, il contenait et refoulait en Allemagne l'erreur protestante, placé qu'il était lui-même par la Providence dans un pays petit par l'étendue, exceptionnellement important par l'influence doctrinale, dans cette genève, le carrefour où se rencontrent pour se mêler et échanger leurs idées les deux éléments qui se partagent l'Europe, l'élément germanique et l'élément latin; Genève où devait se faire, à l'usage de nations de race altine, la traduction du principe protestant, né chez les nations germaniques; Genève, la ville doctrinale de l'hérésie, la Rome protestante, comme l'appelle saint François de Sales lui-même."

(Source: Abbé Augustin Aubry, Contre le modernisme, Etude de la Tradition, le sens catholique et l'esprit des Pères, Pierre Tequi Editeur, Gand 1927, réédité aux ESR, p. 64.)

"Nul plus que saint François de Sales, n'a jeté dans les esprits troublés par l'erreur une plus vive lumière et de plus cuisants remords; mais à l'instant il les rendait salutaires par l'émotion qu'il savait communiquer à l'âme; l'orgueil était vaincu par la charité, et les hérétiques sortaient de ses sermons pour aller pleurer à ses pieds leurs égarements. les multitudes se pressaient sur ses pas; on accourait de tous les points pour l'entendre, et le ciel bénissait ses travaux incessants par des conversions qui tenaient du miracle." (Abbé Augustin Aubry, ibid., p. 66.)

La règle de la foi, le principe de Tradition chez François de Sales comme chez Irénée de Lyon

Saint François de Sales reprit en définitive le même argument que celui du vénérable saint Irénée, contre les gnostiques (Adversus haereses, Contre les hérésies, v. 180), qui, eux aussi, dès le IIe siècle, prétendaient se rattacher aux Apôtres - comme nos protestants - , mais "leur tradition était sans autorité, parce qu'elle ne reposait pas sur l'institution et la transmission légitime de l'autorité; au contraire, les évêques étaient héritiers de l'autorité des Apôtres" (Saint Irénée de Lyon).

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