Manès

De Christ-Roi
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Manès (216-277), Hérésiarque perse, fondateur du manichéisme. Il appartenait à une branche de la dynastie parthe Arsacide (247 av. J.-C.-226 apr. J.-C.)

L'ancêtre des Francs.:.Maçons (A. Barruel)

Selon l'Abbé Augustin Barruel, Manès est l'ancêtre des Francs.:.Maçons.

"Si les mystères de la Maçonnerie remontent à Manès, s'il en est le vrai père, s'il est le fondateur des Loges, c'est d'abord à ses dogmes, c'est ensuite à la ressemblance, à la conformité des secrets, des symboles, qu'il faut le reconnaître.

"1° Quant aux dogmes d'abord, jusques à la naissance des Maçons éclectique, c'est-à-dire jusqu'à ce moment où les impies du sicèle ont apporté dans les mystères des Loges tous ceux de leur Désime & de leur athéisme, on ne trouvera point dans le vrai code Maçonnique d'autre Dieu ou d'autre Jéhovah que celui de Manès, ou l'Être universel divisé en Dieu bon, en Dieu mauvais. C'est celui du Maçon cabaliste des anciens Rose-Croix; c'est celui du Maçon Martiniste, qui semble n'avoir fait que copier Manès & les adeptes Albigeois...

"2° De tout temps, les folies de cabale, de la magie fondées sur la distinction de ce double Dieu, sont venues se mêler aux Loges Maçonniques; Manès faisait aussi des Magiciens de ses élus...

"3° C'est sur-tout de Manès que provient cette fraternité religieuse, qui pour les arrières-adeptes n'est que l'indifférence de toutes les religions. Cet Hérésiarque voulait avoir pour lui, les hommes de toutes les sectes; il leur prêchait à toutes qu'elles arrivaient toutes au même objet; il promettait de les accueilir toutes avec la même attention (Voy. Baronius, in Manet).

"4° Mais dans ce code de Manès, ce qu'il importe sur-tout de rapprocher du code des arrières-Maçons, ce sont les principes de toute égalité, de toute liberté désorganistraices. pour empêcher qu'il n'y eut des Princes & des Rois, des supérieurs & des inférieurs, l'Hérésiarque disait à ses adeptes: Que toute loi, toute magistrature, est l'ouvrage du mauvais principe: Magistratus civiles & politias damnabant, ut que a Deo malo conditae & conflitutae sunt (Voy. Centur. Magdeb. t. 2 in Manet).

"5° Pour empêcher qu'il n'y eût des pauvres & des riches, il disait que tout appartient à tous, que personne n'a droit de s'approprier un champ, une maison: Nec domos, nec agros, nec pecuniam ullam possidendam (ibid. ex Epipha. & August.)

Cette doctrine devait souffrir des modifications dans les Loges, comme chez les disciples de Manès. Sa marche conduisait à l'abolition des lois & de tout christianisme, à l'égalité & à la liberté, par les voies de la superstition & du fanatisme; nos Sophistes modernes devaient donner à ses systèmes une nouvelle tournure, celle de leur impiété. L'Autel & le Trône devaient en être également victimes; l'égalité, la liberté contre les Rois & contre Dieu, piur les Sophsites tout comme pour Manès, sont toujours le dernier terme des mystères...

"6° Même rapports encore dans les gradations des adeptes, avant que d'arriver aux profonds secrets. Les noms ont changé, mais Manès avait ses croyants, ses élus, auxquels vinrent bientôt se joindre les Parfaits, c'est-à-dire les impeccables, c'est-dire-les absolument libres, parce qu'il n'y avait pour eux aucune loi dont la violation pût les rendre coupables... (Hieron, praem. dial. cont. Pelag.) Ces trois grades répondent à ceux d'aprenti, de Compagnon & de Maître parfait. Celui d' Elu a conservé son nom dans la Maçonnerie, mais il est devenu le quatrième..." (Augustin Barruel, Mémoires pour servir à l'histoire du jacobinisme, 1798, t. II, p. 414-419).