La monarchie catholique traditionnelle

De Christ-Roi
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Principes bibliques de la monarchie catholique traditionnelle

Un principe d'action

Notre Seigneur Jésus-Christ nous dit: " Sans moi vous ne pouvez rien faire" (Jean XV, 5).

Aujourd'hui, l'histoire nous donne une bonne leçon: plus de 200 ans d’échecs et de décadence prouvent qu’en aucun cas la solution ne se trouve dans les urnes. Dieu Seul est Notre Salut.

Tant que les Français ne comprendront pas cela, il est vain d'attendre un quelconque renaissance française. En Dieu réside les clés de notre avenir. Les Français continueront-ils à le nier ?

Nous autres, catholiques, nous leur disons que Dieu est Le Sauveur. En Lui, nous devons mettre nos espérances. Le Christ-Roi est la solution à tous les problèmes de la France et le principe d'action dont nous devons nous revendiquer.

Le vote est un moyen, en aucun cas il ne doit être une fin.

Le Coeur sacré de Jésus est "l'Espoir et le Salut de la France".

A l'heure où la France est en passe de disparaître dans le magma mondialiste et maçonnique, il est d'ailleurs bon et judicieux de se pencher sur les enseignements bibliques relatifs au pouvoir politique temporel.

Un principe de droit divin

"Quand Dieu ne règne pas par les bienfaits de Sa présence, Il règne quand même par les méfaits de Son absence" (Cardinal Pie, La royauté sociale de Notre Seigneur Jésus-Christ).

I Rois X.1 indique que "Samuel [le prophète du Seigneur] prit le petit vase d’huile et le répandit sur la tête de Saül, puis il le baisa et dit : Voilà que le Seigneur t’a oint comme prince sur son héritage et tu délivreras son peuple des mains de ses ennemis, qui sont autour de lui. Et ceci sera pour toi le signe que Dieu t’a oint comme prince.

C'est que le sacre (de droit divin) est le lien qui unit le Roi à Dieu, et le canal par lequel la puissance, l’assistance et le rayonnement de la majesté divine se communiquent au Roi au moment où il devient l’oint du Seigneur 'personne sainte et sacrée' (I Rois IX, 15 à 17, et X, 1 etc)

Samuel ajoute à Saül "En même temps l’esprit du Seigneur se saisira de vous et vous serez changé en un autre homme" (I Rois X, 6).

Et le Livre des Rois (X, 9) constate "Dieu lui changera le cœur et lui en donna un autre".

Et Samuel termine son allocution au nouveau Roi par cette recommandation :

"Faites hardiment tout ce qui se trouvera à faire, parce que le Seigneur sera avec vous" (I Rois X, 7).

Par là, Samuel indique clairement que la royauté de droit divin, basée tout d'abord sur le sacre, est le moyen d'obtenir que le Seigneur soit avec nous, au politique.

Jérémie XXVII.5 recommande aux rois la modestie et l'humilité devant Dieu:

"Que nul d’entre les Rois ne se figure que son royaume lui vient de ses ancêtres : mais qu’il croie humblement et sincèrement qu’il le tient de Dieu, de ce Dieu qui a dit par son prophète Jérémie aux enfants d’Israël : "Vous direz à vos maîtres : c’est moi qui, par Ma puissance et par mon bras étendu ai fait la terre, l’homme et les animaux qui sont sur la surface de la terre, et Je la donne à qui Me plaît..."

"Le Souverain, qu'il soit Roi ou Peuple, est celui qui exerce le pouvoir suprême, la souveraineté. Telle est bien la fonction sociale la plus haute et aucun Etat ne peut se passer d'un souverain. Le choix que l'on en fait décide de ce que sera le corps social et donne son sens à l'Etat. Les rois de France, mes aïeux, ont très tôt fixé leur doctrine : le Roi, souverain béni par l'onction du sacre, selon une belle formule définie par les juristes "est empereur en son royaume". Durant des siècles, pour concrétiser cette idée, ils ont dû lutter à la fois contre les dangers de l'étranger toujours prêt à vouloir imposer ses règles à la souveraineté nationale, et contre les périls intérieurs de ceux qui voulaient limiter la souveraineté du roi pour mieux dicter leur loi. Entre ces deux écueils la France s'est bâtie et a prospéré. Aujourd'hui, la question est loin d'être inactuelle (Louis duc d'Anjou et de Bourbon dans un discours prononcé à Paris, le 24 septembre 1999). [1]

Notons tout de suite au sujet des rois, que les uns règnent PAR LA GRACE DE DIEU, les autres PAR SA PERMISSION. Ceux qui règnent avec piété, justice et miséricorde règnent, sans aucun doute, par la grâce de Dieu.

Les "autres ne règnent pas par Sa grâce, mais seulement par Sa permission. Et c’est d’eux que le Seigneur a dit par le prophète Osée : ‘Je te donnerai un Roi dans ma fureur. C’est d’eux dont parle Job lorsqu’il dit : C’est Dieu qui fait régner l’hypocrite à cause des péchés du peuple’...

Saint Paul commande en I Corinthiens 15.25 : Il faut qu’Il règne.

En effet, s’Il règne, règnent aussi le vrai progrès et la prospérité.

S’Il ne règne pas, c’est la décadence, la déchéance, l’esclavage sous toutes ses formes, le règne du malin :

Esaïe 60.12 Car la nation et le royaume qui ne te sera pas assujetti, périra; ces nations réduites en solitude seront dévastées...

"Une nation chrétienne ne peut pas impudemment déchirer les pages séculaires de son histoire, rompre la chaîne de ses traditions, inscrire en tête de sa constitution la négation des droits de Dieu, bannir toute pensée religieuse de ses codes et de son enseignement public" (Le Comte de Chambord, dans son manifeste du 8 mai 1871). [2]

Tous nos malheurs aujourd'hui n'ont pas d'autres origines que nos péchés, nos reniements, notre apostasie publique de Notre Seigneur Jésus-Christ.

Ps 72:26 Parce que voilà que ceux qui s'éloignent de vous périront...

(Mais) Ps 88.16 Bienheureux le peuple qui sait se réjouir en vous. SEIGNEUR, c’est à la lumière de Votre visage qu’ils marcheront., 17. Et en Votre Nom qu’ils tressailliront de joie tout le jour, et c’est par votre justice qu’ils seront exaltés.

J’ai trouvé David mon serviteur, je l’ai oint de mon huile sainte. 22. Car ma main le secourra, et mon bras le fortifiera (Ps 88.21-22).

Ps 88.31 Mais si ses fils abandonnent ma loi, s’ils ne marchent pas dans mes jugements, 32. S’ils profanent mes justes ordonnances, et ne gardent point mes commandements, 33. Je visiterai avec une verge leurs iniquités, et avec des fléaux leurs péchés..."

Ici Dieu nous avertit clairement que si nous désobéissons à ses commandements et si nous ne marchons pas dans ses voies, alors très sûrement, les châtiments tomberont sur nous.

Mais, notons cette fidélité de Dieu:

"Mais je ne retirerai pas ma miséricorde de lui, et je ne manquerai pas à ma vérité ; 35. Et je ne profanerai point mon alliance" (Ps 88.34).

Judith V.17-18 confirme qu'"il n' y eut personne qui insultât à ce peuple, si ce n'est quand il s'est retiré du culte du Seigneur son Dieu. 18. Mais toutes les fois qu'outre leur propre Dieu ils en ont adoré un autre, ils ont été livrés au glaive et à l'opprobre"...

"Parce que vous aurez violé l'alliance du Seigneur votre Dieu qu'il a faite avec vous, que vous aurez servi des dieux étrangers, et que vous les aurez adorés; soudain et promptement s'élèvera contre vous la fureur du Seigneur, et vous serez enlevés de cette terre excellente qu'il vous a livrée..." (Josué XXIII, 16).

Après les Juifs il y a 2000 ans, les Français feraient bien de graver ces paroles de la sainte Ecriture en lettres d'or dans leur mémoire...

Parce que nous aurons violé l'alliance du Seigneur Notre Dieu avec la France (laïcisme forcené, loi de 1905 contre France fille aînée de l'Eglise et éducatrice des peuples...), une "terre volée" et l'expropriation de nos terres risque bien d'être le dernier châtiment lâché contre nous...

Proverbes VIII, 12 " Moi, Sagesse, j'habite dans le conseil, et je suis présente aux savantes pensées. 13 La crainte du Seigneur hait le mal: l'arrogance et l'orgueil, une voie dépravée, et une langue double, je les déteste. 14. A moi est le conseil et l'équité: à moi est la prudence, à moi est la force. 15. Par moi les rois règnent, et les législateurs décrètent des choses justes; 15. Par moi les princes commandent et lui puissants rendent la justice; 16. Par moi les princes commandent et les puissants rendent de la justice. 17. Moi, j'aime ceux qui m'aiment, et ceux qui dès le matin veillent pour me chercher me trouveront.

Dans le psaume 2.6, le roi David indique qu'il a été établi roi par Dieu, et j'ai envie de dire: non par un homme [...] :

"Pour moi, j'ai été établi roi par Lui sur Sion, Sa montagne sainte, annonçant ses préceptes" (Ps II, 6). C'est donc bien Dieu qui sacre son Roi:

"Le Seigneur m'a dit: Vous êtes mon Fils, c'est moi qui aujourd'hui vous ai engendré" (Ps II, 7). Ce verset s'applique à Notre Seigneur Jésus-Christ, "Fils engendré du Père, non pas créé" (Symbole d'Athanase).

Dans ce psaume II, 7, on comprend que Dieu refuse tout pouvoir absolu qui se croit 'humain', sans lien avec Lui.

"On a dit bienheureux le peuple à qui sont ces avantages; mais plutôt bienheureux le peuple dont le Seigneur est Dieu..." (Ps CXLIV, 15 = 144, 15).

Aucun pouvoir humain ne peut se prétendre absolu, car l'homme n'étant pas parfait, ce qui émane de lui ne peut l'être. Le droit ne peut donc venir que de Dieu Seul. Et la religion doit contribuer à l'exercice du ce droit afin que le pouvoir respecte la loi naturelle, donc aussi celle de Dieu.

Mais il ne faut pas non plus penser que ce pouvoir divin donnerait à son titulaire le droit de s'immiser dans la direction de l'Eglise. Il doit juste se contenter de collaborer avec elle et de diriger sa nation à l'aide d'une politique en conformité avec la morale, à l'enseignement du Sauveur.

Le Christ Roi de France

Rappelons-nous le fameux enseignement de saint Pie X, le 13 décembre 1908 :

"...De nos jours, plus que jamais, la force principale des mauvais, c’est la lâcheté et la faiblesse des bons, et tout le nerf du règne de Satan réside dans la mollesse des chrétiens ...

Aussi à votre retour, vénérable frère , vous direz à vos compatriotes que s’ils aiment la France, ils doivent aimer DIEU, aimer la foi, aimer l’Eglise, qui est pour eux tous une mère très tendre, comme elle l’a été de vos pères.

"Vous direz qu’ils fassent trésor des testaments de saint Remy, de Charlemagne et de saint Louis, ces testaments qui se résument dans les mots si souvent répétés par l’héroïne d’Orléans : "VIVE LE CHRIST QUI EST ROY DES FRANCS !"

"A CE TITRE SEULEMENT LA FRANCE EST GRANDE PARMI LES NATIONS ; A CETTE CLAUSE DIEU LA PROTEGERA ET LA FERA LIBRE ET GLORIEUSE ; A CETTE CONDITION ON POURRA LUI APPLIQUER CE QUI, DANS LES LIVRES SAINTS, EST DIT D’ISRAËL : "QUE PERSONNE NE S’EST RENCONTRE QUI INSULTAT CE PEUPLE, SINON QUAND IL S’EST ELOIGNE DE DIEU"...

Remarquons combien saint Pie X avait une connaissance approfondie de la vraie France. En quatre noms : saint Remy, Charlemagne, saint Louis, sainte Jehanne d’Arc, il montrait quels étaient les vrais et seuls maîtres que nous devions suivre (Source: Jean ousset, Pour qu'Il règne).

Les avantages de la monarchie catholique traditonnelle

la monarchie conférerait à l’Etat des qualités bénéfiques : unité, continuité, indépendance, responsabilité, légitimité, etc.

Unité, mémoire et tradition

L'unité, sans laquelle il ne saurait y avoir d‘autorité véritable, est indispensable pour garantir l’indépendance nationale.

La démocratie au contraire divise les Français en entretetenant un état permanent de division et de guerre civile.

Dans une démocratie les intérêts supérieurs du pays sont sacrifiés aux luttes partisanes.


"La véritable unité de la Nation française ne se fera que par un retour à la foi de ses ancêtres et à la royauté capétienne qui permettra le libre et authentique épanouissement des communautés composant le corps social" (Prince Jacques-Henri, dans sa déclaration du 19 novembre 1972 à l'occasion de son voyage dans l'Ouest)[3].


"Que chacun soit bien convaincu que l'aîné des Capétiens, fidèle à la tradition millénaire de sa famille, n'est pas là pour diviser mais pour unir et rassembler" (Alphonse duc d'Anjou et de Cadix, dans une allocution prononcée à Pau, le 29 Mmars 1987)[4].


"Défendre la vérité ce n'est pas diviser mais unir (...). Ce n'est que sur la vérité que les choses valables peuvent s'édifier, ce n'est que par la vérité que les Français retrouveront cette unité patiemment construite et soudainement abolie voici deux siècles. (...) Puissent, par le triomphe de la vérité, les Français s'aimer de nouveau les uns les autres pour que vive la France !" (Alphonse duc d'Anjou et de Cadix, dans une allocution prononcée à Paris, le 22 janvier 1988). [5]


"Ne l'oubliez pas ; c'est par le retour à ses traditions de Foi et d'honneur, que la grande nation (i.e. la France) un moment affaiblie, recouvrera sa puissance et sa gloire" (Le Comte de Chambord dans son manifeste du 9 octobre 1870).[6]

Identité

"L'identité nationale passe aussi et sûrement par cette mémoire du temps passé, ponctuée par des anniversaires qu'il faudrait commémorer dignement" (Alphonse duc d'Anjou et de Cadix, dans une allocution prononcée à Paris, le 22 janvier 1989). [7]

Continuité

Les successions paisibles, conséquences du principe héréditaire dans la dévolution du pouvoir, évitent à la France de connaître des révolutions meurtrières et des guerres fratricides...

Ainsi des objectifs à long terme peuvent-ils être atteints.

La continuité du pouvoir monarchique durant huit siècles contraste avec l’instabilité institutionnelle des deux derniers siècles.

Indépendance

La monarchie est la qualité d’un régime qui ne repose pas sur l’élection, laquelle lie le pouvoir à l’opinion publique, l’obligeant à pratiquer une démagogie éhontée pour recueillir des suffrages.

Le régime électif est ainsi obligé de centraliser l’administration du pays. Il détruit les libertés locales, municipales, régionales, professionnelles, toutes ces petites républiques à qui le roi permettait de vivre et de s’organiser librement.

Dégagé des soucis électoraux, le roi serait en situation d'être un arbitre.

Responsabilité

Les intérêts dynastiques et personnels du Roi se confondent avec les intérêts nationaux, tandis que le pouvoir démocratique dilue la responsabilité dans les majorités et les scrutins.

Légitimité

La monarchie est un régime politique sain qui s’exerce en vue du seul bien commun, indépendant des groupes d’intérêt et des puissances d’argent.

La monarchie diminue les risques de corruption du pouvoir du fait même que le roi est sûr de son pouvoir. Il n'a pas besoin de se corrompre dans de basses manigances pour l'obtenir...

L’Etat royal puise sa légitimité dans l’Histoire et les services qu’il a rendus au pays au cours des siècles.

Il n’y a pas de légitimité en démocratie puisque le pouvoir est le fruit des compétitions électorales et que les partis l’exercent selon les caprices de l’opinion...

Moralité

Dans la monarchie, les manoeuvres électorales que l'on rencontre dans la démocratie sont absentes. La moralité s'en trouve sauve.

Voici le programme gouvernemental que le comte de Chambord proposait aux Français :

"Pénétré des besoins de mon temps, toute mon ambition est de fonder avec vous (i.e. les Français), un gouvernement vraiment national, ayant le droit pour base, l'honnêteté pour moyen, la grandeur morale pour but" (Le Comte de Chambord dans son manifeste du 9 octobre 1870). [8]

"Gouverner ne consiste pas à flatter les passions des peuples, mais à s'appuyer sur leurs vertus" (Le Comte de Chambord, dans son manifeste du 9 octobre 1870). [9]

Représentation

La monarchie représente la nation française ; elle a historiquement conduit la nation à son plus haut degré de civilisation.

La Monarchie traditionnelle, héréditaire, décentralisée et représentative a fait la France et l’a conduite à son apogée.

Le monarque mieux que quiconque représente la France et la France de toujours...

L’histoire confirme ces simples vérités historiques.

Le bilan des régimes démocratiques, Républiques ou Empire, est autrement lourd : morts par milliers, cinq invasions depuis 1792 (1792,1813,1870,1914,1940), instabilité constitutionnelle, luttes intestines, révolutions, affaiblissement général de la France.

Les royalistes travaillent donc à changer les institutions politiques. Ayant condamné le régime républicain, ils s’emploient à en débarrasser la Nation. Ayant reconnu dans la Monarchie la vérité historique de la France, et son régime gouvernemental naturel, ils s’efforcent de la restaurer.