La guillotine

De Christ-Roi
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N’oublions pas la monstruseuse invention révolutionnaire, la guillotine du docteur Guillotin (franc-maçon), qui présenta son invention en octobre 1789, invention qui restera en vigueur jusqu’en 1981… Le 28 novembre 1789, les français découvrent la guillotine [1]

Le 28 novembre 1789, le docteur Joseph Guillotin présente aux députés de l'Assemblé constituante une machine destinée à la décapitation des condamnés et conçue par le chirurgien Antoine Louis, secrétaire perpétuel de l'Académie de chirurgie. Le 3 juin 1791, l'Assemblée constituante, sur une proposition du député Le Pelletier de Saint-Fargeau, édicte que «tout condamné à mort aura la tête tranchée». A noter que les députés repoussent une suggestion visant à abolir la peine de mort, émanant de... Maximilien de Robespierre! Dans la foulée, l'Assemblée demande au docteur Guillotin et au chirurgien Louis d'améliorer leur machine à couper les têtes. Antoine Louis perfectionne la machine avec le concours d'un mécanicien allemand, Tobias Schmidt. Il remplace en particulier le couperet en forme de croissant par un couperet en forme de trapèze.

La machine est essayée à Bicêtre sur des moutons et des cadavres. Un voleur de grand chemin, Nicolas-Jacques Pelletier, en fait les frais pour la première fois le 25 avril 1792. Puis, les journalistes parlementaires, mécontents du docteur Guillotin qui, à l'Assemblée, en sa qualité de questeur, leur demandait de bien se tenir, la baptiseront «guillotine», non sans s'attirer les protestations de l'intéressé. Dans l'argot des rues, la machine sera aussi surnommée le «rasoir national» ou la «Veuve»...

Pendant la Grande Terreur, en 1793 et 1794, près de 20.000 innocents auront à la connaître (soit plus encore que la fameuse Inquisition depuis le Moyen Age...)

Elle recueillera en France un vif succès jusqu'au 29 juin 1939, date à laquelle les exécutions cessent d'être publiques.

La dernière exécution remonte au 10 septembre 1977.

La peine de mort est abolie en France le 9 octobre 1981.

A noter que la dernière exécution politique remonte en France au 11 mars 1963. La victime, Jean Bastien-Thiry, fut non pas guillotinée mais fusillée, comme pour mieux démontrer le caractère particulier de son acte.

Né à Saintes en 1738, le docteur Joseph-Ignace Guillotin était franc-maçon...

On peut même ajouter qu'il était était un maçon extrêmement zélé: l'un des fondateurs du Grand-Orient, il ne cessa de prendre une part active et importante à son administration. A l'origine il fut orateur de la chambre des Provinces: il en devint président en octobre 1775. Vénérable de la loge la Concorde Fraternelle à l'Orient de Paris, il fut aussi membre des célèbres loges du même Orient Thalie et Les Neufs Soeurs, où furent initiés Voltaire et Franklin...

La guillotine est permanente dans Paris; elle se promène dans les provinces à la recherche des Royalistes & des prêtres (A. barruel)

"La guillotine est permanente dans Paris; elle se promène dans les provinces à la recherche des Royalistes ; elle se promène dans les provinces, à la recherche des Royalistes comme à celle des Prêtres. Elle ne suffit plus à leurs bourreaux; le langage des pères n'a pas même laissé aux enfants assez de mots, pour exprimer la multitude des victimes qui tombent à la fois dans la boucherie des fusillades, ou qui sont englouties par les noyades. Sera-ce donc encore la secte, qui férocise ainsi le coeur des Jacobins? Est-ce donc encore à ses leçons qu'il faudra remonter, pour expliquer & le choix, & le nombre de ses victimes, & le sens froid de ses adeptes, & les transports, l'atroce joie de ses bourreaux? Oui, vous oubliez ses mystères, & vous nous forcez de vous les rappelez, vous qui croiriez trouver ailleurs que dans les principes mêmes de la secte, la vraie source de tant d'atrocités. Oui, c'est elle qui, à l'aspect des têtes portées sur des piques, arrache à Barnave son rire sardonique, & ce secret de la férocité: était-il donc si pur ce sang, que l'on ne puisse en répandre une goutte ? Oui, c'est elle qui, à l'aspect des brigands accourrus pour inonder de sang le Château de Versailles, pour s'abreuver sur-tout du sang de la Reine, fait publier par Chapellier, [[Mirabeau|Mirabeau]) & Grégoire, qu'il faut au peuple des victimes. C'est elle qui éteint jusques au sentiment du frère pour son frère, de l'enfant pour son père, quand l'adepte Chénier, à l'aspect d'un frère livré à ses bourreaux, répond froidement, si mon frère n'est pas dans le sens de la Révolution, qu'il soit sacrifié... C'est la secte toujours insatiable de sang, qui par la bouche de Marat, demande encore deux cents soixante & dix mille têtes, qui bientôt ne veut plus les compter que par millions. Elle le fait; tous les mystères de son égalité ne peuvent s'accomplir dans leurs dernières conséquences qu'en dépeuplant le monde; & c'est elle qui répond par Le Bo, aux Communes de Montauban, effrayées du défaut de provisions: "Soyez tranquilles, la France en a assez pour douze millions d'hommes; il faut que tout le reste, c'est-à-dire il faut que les douze autres millions de Français soient mis à mort, & alors le pain ne vous manquera plus... (Rapport du Comité de salut public, séance du 8 août 1795)" (Augustin Barruel, Mémoires pour servir à l'histoire du jacobinisme, P. Fauche Libraire, Hambourg 1799, t. V, p. 163-165).