La France n'est pas une monarchie catholique

De Christ-Roi
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"la Monarchie en France, c'est la Maison Royale de France, indissolublement unie à la nation. Pendant 1300 ans, seuls entre tous les peuples d'Europe, les Français ont toujours eu à leur tête des princes de leur nation et de leur sang..." (Henri, Comte de Chambord, 25 octobre 1852, Manifeste de Frohsdorf).

Introduction

"Les clés de Saint Pierre passent par la clé de la France".

La clé de la France est dans cette citation extraite des propos d'un pape à Saint Louis.

On y voit que la France est, en fait, la fille aînée de l'Eglise et que la mission de la France est une mission prédestinée.

Les choses sont simples. La bible nous montre le peuple élu. Il y a aussi une mission vers les "gentils". La parole du Christ doit embraser la terre mais le Christ est venu sur la terre.

Certains hérétiques ont voulu laisser entendre que le Christ n'était pas tout à fait homme, pas tout à fait Dieu. Ce sont des hérésies et le Credo nous le dit bien : le Christ est à la foi Dieu et homme.

La mission du christianisme prendra les routes des voies que les romains, avant l'ère du Christ, avaient tressées pour répandre leur civilisation et qui seront les vecteurs du christianisme, tout autant que de la culture latine.

Certes, la France est chrétienne avant Clovis mais elle le sera pleinement avec Clovis et, en particulier, à la Noël 496, au baptistaire de Reims.

Les historiens discutent sur la date très exacte de ce baptême.

Toujours est-il que des éléments beaucoup plus importants doivent être étudiés, en particulier ce qui s'est dit ce jour-là, lorsque le fier Sicambre a baissé sa tête et que l'on a vu qu'il adorerait ce qu'il avait brûlé et qu'il brûlerait ce qu'il avait adoré.

Quand saint Rémy baptisa Clovis, l'évêque de Reims établit ce pacte qu'est le Testament de Saint Rémy.

Ce testament ce sont les bénédictions et les malédictions du royaume de France s'il n'est pas fidèle à sa mission chrétienne inaugurée par la conversion de l'Etat et de la Nation, des coeurs et de l'esprit de cette Gaule francque qui deviendra la France par l'onction de Reims.

Que l'on ne nous dise pas qu'il s'agit de suggestions, qu'il s'agit de légendes. D'ailleurs, rappelons que le mot "légende" vient justement des missels catholiques où ce qui devait être lu était marqué avec la rubrique "legenda" ou "legendum" qui veut dire non pas quelque chose de faux mais quelque chose qui doit être lu. C'est le gérontif du verbe lire "legere", de la même façon que la rubrique vient du terme rouge "ruber", puisque c'était en rouge que ces choses étaient marquées dans certains cas.

Il ne s'agit donc pas d'une légende puisque le pape Saint Pie X, par ailleurs le seul pape canonisé depuis Saint Pie V, ce qui fait quand même pas mal de siècles, Saint Pie X qui, dans notre 20ème siècle cultivé, n'hésita pas à dire, lors de la béatification de Sainte Jeanne d'Arc, en 1908:

"Dites aux français de faire leur trésor du testament de Saint Rémy".

On ne peut pas dire que ce saint pape du 20ème siècle ait pu commettre une erreur en faisant référence à un testament qui n'existait pas. La critique historique du 19ème siècle était déjà passée quand Saint Pie X est élu pape et c'est donc à cette référence et sous la protection de ce saint pape qu'est écrit ce livre pour une meilleure connaissance de notre belle France, de ce grand roi que fut Clovis et, surtout, du message qui sort du baptistaire de Reims grâce à Clovis, à Saint Rémy et aussi à Sainte Clotilde qui, humblement et avec intelligence, prépara tout cela, sans oublier bien sûr la venue de la colombe, la colombe qui était la troisième personne de la Trinité.

Voilà qu'une histoire part bien, c'est le baptême de la France à Reims, mais elle part bien avec, comme toujours, quand on sait lire et écouter des avertissements:

  • si la France se conduit bien, voilà ce qui arrivera,
  • si la France se conduit mal, voilà ce qui arrivera...

Il suffit de regarder l'histoire de notre pays pour voir que lorsque la France est fidèle à sa mission elle se répand et répand le christianisme et la civilisation avec elle, cette civilisation du blé et du vin, cette civilisation de la beauté, cette France mère des Arts, des Armes et des Lois que chantait le poète et cette France que nous envient même les allemands qui ont cette expression "heureux comme Dieu en France..."

Chaque fois que la France n'est pas fidèle à sa mission, c'est le sang, ce sont les larmes, et c'est une France repliée sur elle-même car la France n'est pas neutre:

  • ou elle est fidèle à sa mission et elle se répend,
  • ou elle n'est pas fidèle à sa mission et c'est l'invasion. L'Histoire, malheureusement, est là pour le montrer.

Il y a donc Clovis et une mission divine de la France.

Nous allons voir pourquoi et, pour celà, il nous faut remonter aux origines.

(Source: Texte du Testament de Saint Rémy)

CHAPITRE I - LE PAPE A REIMS

Le 25 décembre 1987, un journaliste de Radio du Sacré Coeur lançait officiellement une neuvaine d’années de prières pour aboutir en 1996 au 1500è anniversaire du Baptême de Clovis.

Radio du Sacré Coeur ayant contacté le Curé de la Cathédrale de Reims obtenait de ce dernier l’autorisation de faire une cérémonie à l’intérieur de la Cathédrale.

C’est donc en présence et avec la participation du Curé de la Cathédrale de Reims que cette Radio catholique et française lançait cette neuvaine et faisait lire dans la Cathédrale le Testament de Saint Rémi.

L’idée était venue de Pologne puisqu’en 1987 se célébrait le millénaire du Baptême de la Pologne et de sa christianisation, après une neuvaine d’années de prières commencée en 1979.

En 1996 c’est justement un Pape polonais qui va rendre visite à la France à l’occasion du 1500ème anniversaire de son Baptême.

La France en 1987 fêtait le millénaire capétien, l’accession au trône de Hugues Capet. Une pièce de monnaie était frappée à l’effigie du millénaire capétien par la République française, prémice da la célébration par cette dernière de la christianisation de la France lors du Baptême de Clovis.

Le 2 avril 1996 on apprenait par l’Agence France Presse que le Premier Ministre Alain Juppé avait installé ce même jour le Comité Clovis pour la «Commémoration des origines : de la Gaule à la France», présidée par le vice-président honoraire du Conseil d’Etat, Marceau Long.

Placé sous le haut patronage du Président de la République, ce Comité, composé de 32 membres, ayant pour tâche, «de parrainer et de coordonner les manifestations que les collectivités publiques organiseront ou soutiendront à l’occasion de la célébration du 1500ème anniversaire du Baptême de Clovis», selon un communiqué officiel diffusé par Matignon.

En installant ce Comité, le Premier Ministre précisait qu’il s’agissait d’un événement fondamental de l’identité française, ajoutant: «ce que nous commémorons, c’est moins l’événement en lui-même que l’utilisation qui en a été faite au cours des siècles pour asseoir la légitimité des rois de France et conforter le sentiment national».

Le Premier Ministre devait insister sur le fait que cette commémoration avait pour objectif de «marquer notre attachement au substrat historique sur lequel est fondée notre identité nationale». « A cette époque, a-t-il dit, où l’on déplore la fragmentation des groupes sociaux, la commémoration de ces grands événements contribue à maintenir l’un de ces nombreux repères qui permettent aux individus de se rattacher à la collectivité».

Estimant que l’on ne pouvait «pas occulter la dimension authentiquement religieuse du Baptême de Clovis», Alain Juppé a expliqué que cette commémoration donnait aussi l’occasion «de réfléchir au rôle de la religion dans l’histoire de notre pays».

Pour lui, «l’Etat laîque ne peut ignorer la part essentielle qui revient à la foi religieuse dans la constitution du patrimoine national, mais il ne peut davantage ignorer le rôle des différentes confessions religieuses dans la vie présente et future de notre société».

Parmi les membres de ce Comité Clovis figure l’académicienne Hélène Carrère d’Encausse, l’Archevêque de Lyon et Primat des Gaules, l’Archevêque de Reims, le Président de la Bibliothèque de France Jean Favier, le Professeur au Collège de France Emmanuel Le Roy Ladurie, l’Archevêque de Paris, le Grand Rabbin de France et le Président du Conseil de la Fédération protestante de France.

Le Président de la République française, M. Jacques Chirac, lors de son allocution officielle prononcée le 20 janvier 1996 devant le Pape Jean-Paul II au Vatican, déclarait:

«Très Saint Père, en septembre prochain, nous célébrerons en votre présence, le 1500ème anniversaire du Baptême de Clovis, qui a été, il est vrai, l’un des actes fondateurs de la France.

«Cet événement marquera la force et la richesse du lien tissé au long des siècles entre la France et le Trône de Pierre.

«Fille aînée de l’Eglise, la France l’a été par sa fidélité catholique, par son dynamisme missionnaire, et aussi, pour reprendre l’expression de Sa Sainteté Jean XXIII, par «l’admirable lignée de saints» issus de notre sol. Une grande part de notre patrimoine est d’abord l’illustration d’une ferveur religieuse».

Puis le Président de la République déclare au Pape: «Dans les moments de doute, quand la respiration de nos existences se fait plus oppressante, chacun se pose les seules questions qui vaillent: celles des origines et de la fin, de la place de l’homme dans nos sociétés modernes.

C’est notamment auprès de l’Eglise, de son message et de son guide, dans le secours de la foi, que beaucoup d’hommes cherchent une raison d’espérer, la force de surmonter leurs souffrances. Et c’est auprès de la France que beaucoup de peuples cherchent conseil et assistance.

A l’occasion, Très Saint Père, de votre première visite pastorale dans mon pays, vous lanciez à ceux des miens nourris à la fois catholique: «France, éducatrice des peuples, es-tu fidèle à ton alliance avec la Sagesse éternelle?». Oui, Très Saint Père, la France, sur laquelle comptent tant d’hommes et de femmes dans le monde, veut être fidèle à son héritage, à sa vocation spirituelle et humaine...

Enfin, le Président français termine et déclare au Souverain Pontife: «Dans quelques mois, vous foulerez une nouvelle fois le sol de France. Votre visite pastorale vous conduira à Auray, Tours et Reims. Vous y retrouverez la patrie de Saint Jean-Marie Vianney, le Curé d’Ars, dont vous confiiez récemment combien son exemple vous avait ému.».

C’est dans ce contexte que le Pape Jean-Paul II, en visite officielle et pastorale en France, sera accueilli à Reims le 22 septembre 1996 par M. Jacques Chirac, Président de la République.

Le Député-Maire de Reims, M. Jean Falala, déclarait à l’hebdomadaire Valeurs Actuelles du 6 février 1996: «Je suis très heureux que cette commémoration vienne rappeler le rôle clé de Reims dans la formation de la nation française. C’est une bonne occasion de réactualiser le capital historique de la ville: le choix de Reims par Clovis a largement contribué à l’affirmation de l’identité française et européenne».

A la question un peu stupide de ceux qui veulent occulter ou dévaloriser la commémoration sous prétexte que l’on n’est pas sûr que 496 est l’année du Baptême de Clovis, le maire de Reims répond dans le même entretien à l’hebdomadaire précité: «Le débat scientifique n’est pas clos, mais qu’est-ce qu’une marge de trois ans sur mille cinq cents ans? C’est assez négligeable par rapport aux enjeux de ce Baptême et de cette commémoration.»

Comme l’expliquait cette publication, le Pape souhaite à l’occasion de son sixième voyage en terre française depuis 1980 rendre hommage aux saints mais aussi à la vocation particulière de la «Fille aînée de l’Eglise». Il le disait en décembre dernier, s’adressant aux Français: «Ressaisissez le meilleur de votre héritage...» .

La Bretagne, la Touraine et la Champagne se préparent à le recevoir à propos de cet événement ou épisode capital dans l’histoire de l’Occident: le Baptême de Clovis.

Sur cet événement, les intellectuels français s’expriment:

Alain Decaux, ancien ministre et membre de l’Académie française, déclare:

«Le Baptême de Clovis est pour moi un événement majeur de notre histoire nationale. C’est d’ailleurs pour cela que j’ai accepté de faire partie de la Commission nationale. Le Baptême de Clovis, c’est le début et la fin de quelque chose dont nous sommes le résultat. Le Baptême de Clovis est celui d’un homme qui est au début de la France. A cette occasion, j’espère que les Français, au travers de ces commémorations, auront l’occasion de se pencher sur leur passé. Je sais que cela fait rire les étrangers, mais moi je pense que nous avons tout à fait raison de célébrer le 1500ème anniversaire de ce Baptême.».

Son confrère de l’Académie française, Jean Dutourd, surenchérit :

«Le Baptême de Clovis est le fondement de l’Histoire de France: c’est comme cela que la France a commencé. C’est une des grandes dates de notre histoire, avec Marignan, l’avènement de Louis XIV, la présentation de Jeanne au Roi Charles VII... tout cela fait que notre histoire n’est pas comme les autres, car elle est remplie d’épisodes romanesques. Il est préférable de s’occuper de Clovis plutôt que de Gambetta! ».

Le comédien Jacques Dufilho, quant à lui, déclare:

«Pour moi, le Baptême de Clovis représente la monarchie qui s’allie à l’Eglise. C’est à cette époque qu’apparaît le surnaturel qui entoure notre monarchie française. Le roi n’est donc plus un simple citoyen: il est investi des pouvoirs que Dieu lui a transmis.».

L’ancien Premier Ministre de François Mitterrand, le socialiste Michel Rocard, n’hésite pas à dire :

«Dans notre monde contemporain où s’effacent les repères et où nos concitoyens sont en quête d’identité, il me semble important de valoriser les souvenirs que nous avons de notre histoire. C’est pourquoi le 15ème centenaire du Baptême de Clovis ne s’oppose en rien aux célébrations du millénaire capétien de 1987 et les complète parfaitement. Pour moi comme pour tout le monde, le Baptême de Clovis symbolise la pénération du catholicisme comme religion majoritaire de la France.».

Il n’est pas jusqu’aux Francs-maçons qui voient la réalité et l’importance de la commémoration de cet événement, puisqu’à la Grande Loge nationale française:

«Cet événement peut paraître ne nous concerner que de loin, dans la mesure où l’ordre s’interdit de faire référence à la religion. Mais ne pouvons-nous en tirer l’enseignement que les peuples ont besoin pour être des «hommes d’avenir» d’une dimension spirituelle?».

Quant à ceux qui ne s’intéressent pas particulièrement à la question, qu’ils se réjouissent, comme Alphonse Boudard: «L’anniversaire de Clovis sera surtout l’occasion de boire un bon coup !».

C’est pourquoi les imbécillités de Charlie Hebdo et ce Cavanna titrant: «Clovis = SS», et terminant «Fêter Clovis c’est fêter Hitler» sont absurdes, ridicules et anti-historiques, puisque c’est justement à la bataille de Tobiac, contre les Alamans, que Clovis fit son voeu célèbre qui amena sa conversion:

«Dieu de Clotilde, si tu me donnes la victoire, je me fais chrétien! »

C’est donc pour célébrer cet événement que la France ete la Papauté se déplacent en 1996. Le programme des célébrations était prévu de la façon suivante: «Après la messe de Noël 1995, télévisée en la cathédrale de Reims (TF1) qui préparait la commémoration de Noël 1996, devaient avoir lieu les événements suivants:

-Célébration du Baptême de Clovis à la Mutualité le 13 avril 1996 par le Comité Clovis, présidé par le député européen Bernard Antony

-Colloque en Sorbonne les 10-11 mai 1996 «La France et l’Eglise après 15 siècles»;

-Pélerinage de Chartres à Reims, organisé par la Fraternité Saint Pie X, les 35, 26 et 27 mai 1996;

-Exposition, à partir de juin 1996: au Musée des Beaux Arts de Reims: Clovis et les mérovingiens dans l’art français;

A la bibliothèque municipale de Reims: «L’iconographie du Baptême de Clovis, du Xe au XIXe siècle»;

Au Musée du Tau (Reims), «Le Baptême de Clovis dans l’Histoire de France et bilan des fouilles archéologiques du groupe épiscopal paléochrétien»;

Au Musée Saint Rémi à Reims: Mise en valeur des collections mérogingiennes.

-Spectacles les vendredi et samedi soir du dernier week end de juin au dernier week end de septembre: Clovis et Clotilde, un amour fondateur, jeu scénique à l’intérieur de la cathédrale

Clovis et la naissance de la France, spectacle multimédias sur le parvis: mise en lumière de la cathédrale par le centre national d’art et de technologie de Reims.

-Colloque international d’histoire au Centre des congrès de Reims: « La conversion et le Baptême de Clovis », avec plus d’une centaine d’universitaires français et étrangers, étudiant l’événement dans son contexte et analysant son écho à travers les siècles;

-Pélerinage de Notre Dame de Chrétienté à Reims, le 15 août 1996

-Venue du Pape Jean-Paul II à Reims le 22 septembre;

-Concerts de musique sacrée en septemmbre-octobre 1996 et création de l’oratorio de Georges Moineau «Le Baptême de Clovis», avec la Maîtrise de la cathédrale de Reims.

-Le 11 novembre 1996, journée grégorienne avec célébration d’une grand’messe latine et grégorienne en la basilique Saint Rémi par l’archevêque de Reims.

Ajoutons que le Monastère bénédictin Sainte Madeleine du Barroux (84330 Le Barroux) a frappé une médaille qu’on peut lui commander pour fêter le 15e centenaire du Baptême de Clovis, médaille sur laquelle on voit ces importantes inscriptions:

«Vivat Christus qui diligit Francos» (Vive le Christ qui aime les Francs), vieil adage tiré du Testament de Saint Rémy dont se prévalurent les générations au cours des siècles pour se rappeler à elles mêmes leur identité profonde et l’alliance établie entre la France et la Sagesse éternelle (Jean-Paul II).

Sur le revers de cette médaille, on lit : «Sanctus Spiritus in columba apparuit dono singularis gratiae» (Le Saint Esprit apparut sous forme de colombe par le don d’une grâce singulière ). Ces paroles sont extraites d’un verset liturgique tiré du cérémonial du sacre des rois de France.

Elles font allusion à cette fameuse tradition immémoriale: dans la nuit de Noël, au moment du Baptême de Clobis, Saint Rémi, évêque de Reims - miracle insigne - reçut l’huile sainte apportée par une colombe mystique. Ce miracle devant signifier l’élection toute particulière de la Maison de France dans le dessein de Dieu et le caractère sacré qui s’attache à une royauté de droit divin.

Chapitre II A L'ORIGINE ABRAHAM, ISAAC ET JACOB

Jacob a 12 enfants dont Juda; Juda a 2 enfants : l'un Zaré, l'autre Phares.

L'un était l'aîné, l'autre le cadet, puisque ce sont deux enfants jumeaux. L'un disparait dans l'Histoire et l'autre donnera, entre autres, comme descendants illustres, la Vierge Marie et le Christ.

L'autre ne reste pas dans l'Histoire et pourtant il y reviendra : c'est en effet d'Abraham, d'Isaac, de Jacob et de Juda que descend Mérovée l'ancêtre de Clovis.

Cela peut paraître surprenant et pourtant cette hypothèse n'est pas à exclure; elle serait la clé de la mission divine de la France.

Ainsi, le peuple élu qui avait donné le Christ à la terre.........

Chapitre VI "ISRAEL, L'ORIGINE DES ROIS DE FRANCE"

Clovis, cousin du Christ.

Personne ne peut dire avec précision quelle est l'origine des Francs.

On les voit apparaître vers 250 après Jésus-Christ. Mais avant ?

Une clé surprenante est donnée par le Marquis de la Franquerie dans son ouvrage "Ascendance Davidique des Rois de France", publié le 21 janvier 1984. L'auteur, camérier secret du Pape, a commencé ses études sur l'origine des rois de France en 1924.

Sur la base de l'ouvage du père Jacques LELONG "bibliothèque historique de la France contenant le catalogue de tous les ouvrages, tant imprimés que manuscrits qui traitent de ce royaume ou qui ont rapport avec des notes critiques ou historiques", publié en 1719, un gros ouvrage de 1100 pages, le Marquis de LA FRANQUERIE a réussi en 60 années à faire une recherche extraordinaire avec des éléments historiques irréfutables.

Vers 1976, mon ami Monsieur Jimes CHEUTIN, qui revenait du Canada, me passa un ouvrage extrêmement intéressant écrit par Herbert W. ARMSTRON intitulé: "Les Anglo-Saxons selon la prophétie" et un autre ouvrage de Didbar APARTIAN "Les Pays de Langue Française selon la Prophétie".

Ces ouvrages faits par des protestants américains sont tout à la gloire des anglos-saxons et pourtant, ils éclairaient d'une certitude très nette les recherches historiques de Monsieur de LA FRANQUERIE déjà énoncées dans son livre : "La Mission Divine de la France".

J'envoyais alors aussitôt ces deux ouvrages à Monsieur de LA FRANQUERIE qui pu se servir de leur contenu et de leur apport pour la rédaction de son ouvrage sur les ascendances davidiques des Rois de France.

Mais, plus tard, en 1981, alors que je préparais un diplôme de l'université de Cambridge en Angleterre, tout en travaillant avec un diplomate étranger, j'eus l'occasion de tomber sur un tableau généalogique surprenant.

Il s'agissait du tableau du Pasteur MILNER dans son ouvrage "The Illoustrious Lineage of the Royal House of Britain".

Cet ouvrage publié à Londres en 1923, par un britannique, protestant de surcroit, va encore une fois tout à fait conforter les recherches de Monsieur de LA FRANQUERIE, puisqu'on voit dans ce tableau généalogique la reproduction pleine, entière, de mâle en mâle, de la généalogie des rois de France, de Clovis et de ses ancêtres. C'est un document capital.

J'envoyais évidemment ce document à Monsieur de LA FRANQUERIE qui le trouva d'autant plus intéressant que cela faisait, nous l'avons vu, deux sources protestantes anglo-saxones qui confortaient les recherches françaises sur les origines de nos rois catholiques français descendant, nous allons le voir maintenant très précisément, directement d'Abraham, d'Isaac, de Jacob et de Juda.

Tout le monde sait que Jacob, après sa lutte avec l'ange, prit le nom d'Israël.

Israël eut douze enfants; parmi ces enfants: Juda.

Juda eut deux enfants de Thamar.

Voici ce qu'en dit la Bible:

"Or, voici qu'au temps de l'enfantement, il y avait deux jumeaux dans son sein. Pendant qu'elle enfantait, l'un tendit la main. La sage-femme prit un fil d'écarlate et le noua autour de la main en disant: celui-ci sort le premier. Mais voici qu'il retira sa main et que son frère sortit.

Elle dit: quelle brèche tu t'es faite ! et elle l'appela du nom de Phares.

Sortit ensuite son frère, qui avait à la main le fil d'écarlate, et elle l'appela du nom de Zara".

C'est Phares qui passera à la postérité puisqu'il est l'ancêtre direct de David, de la Sainte Vierge et du Christ.

Mais qu'est donc devenu Zara, Zara qui sortit le premier et qui eut le ruban écarlate à sa main ? Et pourquoi la sage-femme dit-elle "Pourquoi le mur s'est-il divisé à cause de toi?", après que Zara ait retiré sa main et que son frère Phares soit sorti avant lui?

Toujours est-il que Phares fut donc l'auteur de la branche royale qui aboutit aux rois David et Salomon.

Zara, lui-même, eut 5 fils: Zamri, Ethan, Eman, Chalchal et Dara.

D'après l'histoire, les descendants de Zara devinrent des nomades et se dirigèrent au nord-ouest, dans le territoire des Scythes, pour rejoindre les dix tribus d'Israël.

Il faut savoir qu'Israël eut douze enfants mais que ces enfants virent leur territoire et leur royaume partagés en deux: d'un côté, ceux qui concernaient dix des tribus d'Israël, de l'autre côté, ceux qui concernaient les autres tribus appelées "Tribus de Juda".

La tribu de Juda comprenait aussi la tribu de Benjamin.

Il y eut une division des douze tribus d'Israël.

Ainsi la tribu de Juda et celle de Benjamin, accompagnées d'un groupe de prêtres de la tribu de Lévi, s'appelèrent "Juda" et non pas Israël. Quant aux dix autres tribus, sous la conduite d'Ephraïm et de Manassé, elles furent appelées "Israël".

Juda occupa la Judée et conserva la ville de Jérusalem comme capitale.

Israël occupa alors ce qui était au nord de la Judée, qui eut pour capitale Samarie.

Mais, en l'an 721 avant J.-C., la maison d'Israël fut conquise et ses habitants furent chassés de leur ville et emmenés en captivité vers les rives du sud de la Mer Caspienne, par les soldats du roi assyrien.

Déportés par les Assyriens, les membres de la maison d'Israël perdirent leur culture nationale et leur culture religieuse et furent coupés de leurs origines, et ce d'autant plus qu'ils avaient déjà commencé, avant cette déportation, à adorer les idoles et à perdre leurs racines religieuses.

Perte de leur identité, de leur langue maternelle, de leurs coutumes, de leur religion, de leur pays. C'est le mystère de la maison d'Israël qui devint aussi celui des dix tribus perdues.

Il n'y eut pas de massacre de ces tribus; elle furent déportées pendant longtemps et ensuite partirent vers les rives de la Mer Caspienne.

Une partie des populations de la maison d'Israël, qui avait été déportée en Assyrie, s'en fut avant l'écroulement de l'Empire Assyrien, vers 609 av. J.-C., et s'installa le long de la Caspienne et de la Mer Noire.

Une autre partie s'en alla plus à l'ouest, vers l'Europe occidentale, en devenant nomade.

C'est Dibar APARTIAN qui écrit dans son ouvrage :

"Alors que les assyriens nommaient "bitkhumery" le gros des tribus israélites, les grecs les connaissaient sous le nom de "cymry" ou "kimmeroi" d'où proviennent les termes de "Cimbres" et "Cimmeriens". Les Cimbres et les Cimmeriens venaient de la Mer Morte".

Installés au nord du Pont-Euxin, il faut savoir que, vers le VIIè s., ils furent eux-mêmes amenés à se déplacer à la suite d'invasions venant de tribus du nord de l'Asie qui s'appelaient les "Scythes".

C'est pour cela qu'il y avait eu confusion avec les Scythes et c'est aussi une des raisons pour lesquelles certains historiens appellent ceux que les Scythes avaient envahis les "Sacae" qui ne sont autres que les Cimmeriens, originaires de la maison d'Israël.

C'est ainsi donc que l'arrière-petit-fils d'Abraham, Zara, sera l'ancêtre des rois troyens, eux-mêmes ancêtres des sicambres, dont l'un des chefs, Marcomir IV, sera l'ancêtre direct des mérovingiens, des carolingiens et des capétiens.

Revenons sur ces historiens protestants et anglo-saxons, que nous avons déjà cités, pour remarquer qu'ils sont, par leurs recherches, en conformité totale avec ceux qui prétendaient, depuis le Moyen-Age, à la réalité de la filiation de la tribu de Juda et du Royaume de France. Il suffit de voir sur le tableau généalogique du Pasteur MILNER que, de mâle en mâle, la Maison Royale de France descend de Juda lui-même.

Et c'est maintenant que cette phrase du Pape Grégoire IX prend toute sa signification:

"La Tribu de Juda était la figure anticipée du Royaume de France".

Chapitre VI bis LA GUERRE DE TROIE ET LES ROIS DE FRANCE

Un des maillons manquants pour reconstituer l'histoire ancienne des Rois de France et des Francs c'est justement le peuple Troyen.

Nous avons vu qu'il fait le lien entre la Maison d'Israël, à laquelle se sont joints certains descendants de Juda, et les Francs: Juda, puis par la suite le roi Priam, puis par la suite le roi Clovis.

Troie est une ville très ancienne qui était située à l'extrémité de l'Asie Mineure. La ville de Troie commandait l'entrée du détroit des Dardanelles.

Comme elle n'était pas située sur la mer elle-même mais sur une colline, elle permettait de ne pas être à la merci de l'attaque d'une flotte ennemie.

La découverte toute récente, en 1993, dans les caves du Musée Pouchkine, à Moscou, du trésor de Priam relance l'histoire.

Le trésor du roi Priam était à Berlin d'où il a disparu à la fin de la deuxième guerre mondiale, puis on apprit il y a trois ans, par la Directrice du Musée Pouchkine, que le trésor avait été dérobé sur ordre de Staline et que la collection se trouvait dans les caves du musée.

D'où venait ce trésor ? De Heinrich SCHLIEMANN.

Cet homme de la fin du 19ème siècle avait, comme tout le monde, entendu parler de l'Iliade et de l'Odyssée: Le chant d'un peuple, le chant d'Homère.

Les grecs classiques eux-mêmes ne connurent jamais les origines de Troie et la guerre de Troie qu'à travers les données d'Homère.

Mais ils ne mirent jamais en doute l'historicité des faits; ils prirent même très au sérieux tout cela.

SCHLIEMANN qui avait compris que "légende" vient du gérontif latin "legendum" qui veut dire "devant être lu", avant que des vulgarisateurs de l'histoire ou de mauvais historiens amènent au mot légende le côté péjoratif que l'on connait, SCHLIEMANN, donc, se dit qu'il n'était pas possible que la ville de Troie n'ait pas existé et que des faits aussi précis soient faux.

Il se mit donc à chercher sur les rivages de la Turquie actuelle les ruines de la ville de Troie.

Il découvrit sur le site d'Hissarlik 4 villes successives et en 1873, il crut reconnaître dans une forteresse détruite par un incendie la ville de Troie du roi Priam. Il s'agissait en fait d'une cité bien antérieure, peut-être de la fin du 3ème millénaire, et la découverte décisive fut la découverte de notre archéologue allemand, Wilhemm DORPFELD, en 1993.

Au total, ce sont près de 9 villes successives qui ont été retrouvées.

La position stratégique de la ville de Troie, que nous définissions plus haut, explique à la foi ses destructions et ses reconstructions successives.

La ville de Troie était, en outre, un véritable carrefour des diverses routes maritimes et terrestres de l'Asie, de l'Europe et de la Méditerranée; c'était un point de rencontre des marchandises qui venaient tout à la fois de la Crimée, du Caucase, de la Mésopotamie et qui partaient ensuite vers ce que l'on pourrait appeler l'Europe Centrale ou, tout au moins, le Monde Héllénique.

C'était aussi un point de passage migratoire, ce qui explique l'arrivée à Troie des tribus de la Maison d'Israël avec les descendants de Zara de la Tribu de Juda.

Dans le numéro d'avril 1996 de Sciences et Vie, dont le plus gros titre est "Troie, enquête sur une cité énigmatique", on a confirmation du carrefour commercial que représentait cette ville située entre l'Orient et l'Occident, mais surtout les dernières découvertes historiques et archéologiques de la ville de Troie montrent que l'hypothèse d'une origine israélite et plus particulièrement juive du Roi Priam n'est pas impossible comme on aurait pu le croire il y a quelque temps.

En effet, Homère situait la Guerre de Troie, proprement dite, vers l'an 1200 avant le Christ. Comment alors, la première captivité de Babylone ayant dispersé les israélites, aurait-elle pu donner un roi Priam antérieur de 500 ans ?

Et bien la réponse vient donc des dernières découvertes archéologiques de la ville de Troie puisque, citons Sciences et Vie d'avril 1996, page 110,

"Or les architectures, les rituels, les objets en fer appartiennent à des périodes plus récentes, voire au monde d'Homère, le VIIIè s. avant Jésus-Christ".

On est donc beaucoup plus proche de la possibilité d'une origine israélite et juive des Rois Troyens.

Or, page 114 du même Sciences et Vie, on voit cette phrase qui en dit long sur les origines troyennes des Francs: "Mais l'Iliade marqua si fortement les générations que de nombreux peuples (les romains, les francs, les anglais) ont choisi les troyens pour ancêtres !".

En effet, Frédégaire, qui est l'auteur d'une chronique très importante pour l'histoire francque des VIIè. et VIIIè s. (d'après Marquard FREHER et Joseph SCALIGER) qui vivait sous le roi Dagobert 1er, roi des Francs de 629 à 639, lui-même fils aîné de Clotaire II, lui-même arrière-petit-fils de Clovis, donne justement pour origines aux Francs la ville de Troie, puis la Pannonie, et les bords du Danube.

Comme l'explique Monsieur de LA FRANQUERIE dans son ouvrage, les sources donnant l'origine troyenne aux Francs semblent incontestables :

"Le Recueil des Historiens des Gaules et de la France cite :

- Les "Gesta" "Regum" "Francorum" (II, page 542 à 544),

- "Ex Veteri Chronico Moissiacensis Sue Musciacensis Coenobii" (II, page 648),

- La "Chronica Regum Francorum Breviter Digesta" par un auteur inconnu (II, page 663),

qui font remonter les rois de France aux rois Troyens.

Et aussi les documents suivants qui, sans parler de l'origine troyenne, les font remonter à des chefs francs mentionnés dans des documents qui parlent de leur ascendance troyenne :

- "Historica Quaedam Exerpta Ex Veteri Stemmate Genealogico Regum Franciae" (II, page 665),

- la chronique d'Adon, Archevêque de Vienne (II, page 666),

- les "Annales Francorum Fuldenses" (II, page 673), ainsi que toute une généalogie des rois de France qui se rattache à la même origine (II, pages 695 et suivantes).

- La "Chronique de Tongres" donne la liste des Princes des Francs en Pannonie pendant les 528 ans où ils y demeurèrent.

- Barthélémy de MESME, dans sa chronique écrite au XIVème siècle et qui se trouve à la bibliothèque de Berne en Suisse.

- César NOSTRADAMUS, le fils de Michel, dans ses "Chroniques de Provence", fait remonter l'origine des rois de France à la plus haute antiquité.

- Jacques de CHARRON, en 1630, a publié une "Histoire Généalogique des Rois de France depuis Adam jusqu'à Louis XIII".

- François Eudes de MEZERAY, le frère de Saint Jean Eudes, sans affirmer cette origine écrit cependant dans son Histoire de France "Il y en a aussi, et qui remontant jusqu'à la Guerre de Troie les font descendre d'une colonie de troyens, conduits après la destruction de cette ville par Scamandre, dit Francus, fils d'Hector, sur les bords de ces mêmes Palus (méotides) opinion qui n'est pas tout à fait sans défense..."

- L'Abbé Honoré BOUCHE, Docteur en Théologie, dans sa "Chronique de Provence" publiée en 1664, indique l'ascendance troyenne,

Mentionnons également à consulter à propos de la Guerre de Troie l'ouvrage du Baron de BEHR : "Recherches sur l'Histoire des Temps Héroïques de la Grèce", publié en 1856 à Paris.

Monsieur de LIMIERS, dans les "Annales de la Monarchie Française", publié en 1724, donne de nombreux tableaux généalogiques des ascendances royales et, notamment, à la page 200 cite "41 degrés des Rois et Princes des Francs au-dessus de Clovis et montre également l'unité de la race des trois branches royales".

Le premier degré en est l'an 3509 du monde "Marcomir, fils d'Anthénor, Roi des Cimbres, près la Mer Noire, descendu des Troyens".

- CHASOT de NANTIGNY, notamment dans le tome 1er des "Généalogies Historiques des Rois, Empereurs, etc. et de toutes les maisons souveraines qui ont subsisté jusqu'à présent" publié en 1736, donne, page 110, les généalogies des rois troyens de 2489 à 2524 du monde et celles des rois des diverses parties du Proche-Orient et d'Orient avant Notre-Seigneur et les trois volumes suivants vont jusqu'au XVIIIème siècle. Dans le tome 3, pages 2 et 6, il fait descendre nos rois de Priam, Duc des Francs.

....

En Suisse, la bibliothèque de Berne possède un manuscrit intitulé "Généalogie des Rois de France depuis Anténor, fils de Priam (le troyen) jusqu'à Charles VI". Et aussi, la chronique de Barthélémy de MESME, du XIVème siècle, dont nous avons déjà parlé.

Dans son livre "Clovis ou la naissance des Rois" Jean VERSEUIL écrit, page 24: "Somme toute, si l'on en croit ces deux récits très proches, Rome et les Royaumes Francs ont une commune origine: Les Princes Troyens vaincus par les Grecs", mais surtout il a le courage de parler plus précisément de cette origine en page 22 "l'unique bourgeon, dit la légende, dont serait issue la première race de nos rois, ne serait autre que Priam. Oui, Priam, Roi de Troie, père d'Hector et de Cassandre, dont la ville fut incendiée, victime de la ruse d'Ulysse et de la violence des Grecs".

Il y revient, expliquant : "Le Liber Historiae Francorum, écrit selon toute apparence par un moine parisien en 727, s'étend complaisamment sur les pérégrinations des Troyens qui devinrent les Francs et sur la généalogie de leurs rois".

Il continue : "Tandis qu'Enée fuyait Troie pour les rivages de l'Italie, d'autres princes de cette ville, nommés Priam et Anthénor, s'enfuirent en bateau avec 12000 soldats. Ils abordèrent aux rives du Tanaïs et traversèrent les marais de Métoide pour arriver enfin aux frontières de la Pannonie.

Ils y fondèrent une ville qu'ils nommèrent Sicambre où ils crurent et se multiplièrent en un grand peuple.

Au temps de l'Empereur Valentinien (364-375 ap. J.-C.), les Alains perpétrèrent d'atroces pillages. Sollicités par l'Empereur contre la promesse d'une paix de 10 ans, garantie par un tribut, les descendants des Troyens rejetèrent les Alains dans les marais de Métoide, après une bataille sanglante.

C'est pourquoi l'Empereur Valentinien les nomma Francs en langue attique, ce qui signifie dans cette langue "sauvages d'une grande dureté et d'une grande férocité de coeur"...

Lorsqu'il fallut payer le tribut aux envoyés de Rome, les Francs se rebellèrent. Mais l'Empereur, toujours le même Valentinien, envoya une armée qui les mit en déroute.

Leur roi Priam fut tué dans la bataille.

C'est ainsi que les Francs parvinrent aux rives du Rhin, sous la conduite de leurs princes, Marcomir, fils de Priam, et Sunno, fils d'Anthénor. Après le décès de Sunno, ils choisirent Marcomir comme unique prince.

Son fils Pharamond règna ensuite".

Georges Bordonove, dans son livre "Les Rois qui ont fait la France", tome I Clovis, raconte dans son chapitre III, "Les ancêtres de Clovis", page 34:

"Grégoire de Tours, évêque historien, par surcroît contemporain des petits-fils de Clovis, a fait un louable effort pour reconstituer l'ascendance de ces princes". Et BORDENOVE de conclure que les faits s'imbriquent et se chevauchent avec çà et là l'émergence des noms suivants:

- Genobaud, Marcomir, Sunno, etc.

Quelques pages plus loin, page 36, il rappelle ce texte de Sidoine APOLLINAIRE (homme politique, évêque et écrivain gallo-romain, ayant vécu entre 432 et 480):

"Sur une colline voisine de la rivière, les barbares célèbrent une hyménée par des chants et des danses à la manière des Scythes..." Il s'agit là d'une description des Francs et on voit bien un rapprochement culturel sur le plan de la danse avec les Scythes qui confirme ce qui était dit dans le chapitre concernant les origines israélites des Francs.

Il ne faut pas s'étonner de ces mouvements migratoires des Francs dans un sens ou dans l'autre et on a une explication des distances parcourues par eux à diverses périodes de leur histoire, soit sous le nom de Troyens, soit sous d'autres noms antérieurs, quand on sait que, dans l'ouvrage de Joël SCHMITT "Le Baptême de la France", page 13, figure cette phrase qui en dit long, à propos des Francs:

"Ils seront harcelés par de nombreux empereurs comme Probus, qui n'entendent pas laisser les barbares s'installer sur les terres de l'Empire, ils sont chassés de Trèves et de Cologne et déportés en grand nombre, vers 280, jusqu'aux bouches du Danube, où ils tentent de se sédentariser et de se transformer en colons sur des terres octroyées par les Romains"

Puis Joël SCHMITT reprend un peu plus loin:

"Ils traversent la Mer Noire, passent le Bosphore, franchissent les Dardanelles et se retrouvent en Mer Egée, cinglent vers la Sicile, font une escale en Afrique du Nord, remontent le long des côtes du Portugal, de l'Espagne et de la Gaule pour se retrouver sur leurs terres de prédilection, les bouches du Rhin".

Et l'auteur à la page suivante précise :

"Et c'est à la même époque que les légendaires annales historiques évoquent pour la première fois un roi Franc du nom de Génobaud. Génobaud qui serait l'arrière-arrière-arrière grand-père du fameux roi Franc Pharamond, lui-même grand-père de Mérovée, fondateur des Mérovingiens.

D'après Georges TESSIER, Membre de l'Institut, Professeur Honoraire à l'Ecole Nationale des Chartes, dans son livre "Le Baptême de Clovis", publié chez Gallimard, page 25 :

"Le moine de Saint Denis appelé Prima, qui entreprit, dès la fin du règne de Saint Louis, la rédaction des Grandes Chroniques de France et en acheva la première tranche en 1274, n'est pas l'inventeur de cette imagerie fabuleuse.

Il l'a trouvée tout élaborée dans une Histoire des Francs en latin, l'Historia Francorum, compilée aux confins des Xème et XIème siècles par un moine de l'abbaye de Fleury, aujourd'hui St Benoit sur Loire, qui en avait lui-même emprunté la plupart des éléments à une oeuvre beaucoup plus ancienne, composée dès le début du VIIIè s., le Liber Historiae Francorum.

Et Georges TESSIER d'expliquer ce qu'enseignait le moine, à savoir que les Francs et leurs rois descendaient des Troyens:

"Tandis qu'après la guerre de Troie, Enée s'en allait débarquer sur les côtes du Latium, un fils d'Hector, Francion, s'établissait en Thrace, sur les rives du Danube et y fondait une ville appelée Sicambre, que les Troyens de Francion tinrent pendant plus de 1500 ans.

Au terme de ce long délai, l'empereur Valentinien II (375-392 ap. J.-C., fils de Valentinien Ier) eut recours à eux pour venir à bout des Alains retranchés dans les parages de la Mer d'Azov.

Emerveillé du courage de ses alliés, l'empereur les appela alors "François" par la reson de leur fierté". Mais, avoue aussitôt Prima :

"Autre opinion par quoi ils furent dirent François, d'aucuns des actors (auteurs) racontent qu'ils furent appelés François dou nom d'un prince que ils ourent, qui ert (était) apelez Francions...."

Brouillés avec les Romains, les Francs abandonnent leur premier habitat, pénètrent en Germanie, vont s'installer sur le Rhin et se donnent trois ducs pour "iaus gouverner li uns out non Marchonires li autres Sonnones et li tierz Genebauz" personnages d'ailleurs mentionnés par Grégoire de Tours, d'après l'historien latin Sulpice ALEXANDRE.

Dans un ouvrage tout récent "Le Baptême qui a fait la France", publié chez Perrin, le Professeur d'université, Renée MUSSOT-GOULARD, fait le point sur la vision actuelle des origines de ces Francs, puisque son ouvrage vient de sortir. Elle explique, page 10 :

"Il est intéressant de noter que, loin de diviser les peuples du Royaume, ces chroniques (les Grandes Chroniques de France) soulignaient une commune origine des Gaulois et des Francs, tous issus de Troie, les Gaulois par Enée, les Francs par Francion".

On a vu que, en ce qui concerne leurs origines, tant les sources les plus anciennes, que les découvertes les plus modernes ne vont pas contredire l'hypothèse d'une origine à la fois juive et troyenne de Clovis et de ses descendants.

CHAPITRE IX PROPHETIES POUR LA FRANCE ET L'EUROPE

Prophètes: A ce mot, le dictionnaire d'Histoire Universelle de Michel MOURE, (Editions Universitaires) donne cette définition :

Nom donné dans l'Ancien Testament à des personnages considérés comme des "voyants" et des "inspirés" et dont la mission était moins d'annoncer les évènements à venir que de rappeler à leurs contemporains la grandeur de Dieu et la nécessité de la conversion.

On distingue généralement :

a) 4 ou 5 grands prophètes : Isaïe, Jérémie (et son disciple Baruch) Daniel et Ezechiel.

b) 12 petits prophètes : Osée, Joël, Amos, Abdias, Michée, Jonas, Nahum, Habacuc, Sophonie, Aggée, Zacharie et Malachie.

On ne peut pas s'étonner dès lors que l'histoire chrétienne soit très fournie en prophètes qui annoncent la nécessité de la conversion et ce qui risque d'arriver si celle-ci n'a pas lieu.

Dans notre propre XXème s., il suffit de voir comment la guerre et la révolution en Russie vont être annoncées aux petits voyants de Fatima, avant que ces évènements n'aient lieu.

La prophétie de Saint Ange est extrêmement intéressante :

Saint Ange demanda à Jésus quand il délivrerait Jérusalem du joug des musulmans. Jésus lui répondit :

"Un roi s'élèvera finalement de l'antique race des rois de France, d'une insigne piété envers Dieu. Il sera honoré par les princes et chrétiens et dévoué à la foi orthodoxe; il sera aimé d'eux et sa puissance s'étendra au loin sur la terre et sur la mer.

Alors, l'Eglise étant comme retirée d'une certaine destruction, ce roi s'unira au Pontife romain et le soutiendra.

L'erreur sera détruite parmi les chrétiens.

L'Eglise sera rendue à l'état que les bons ont choisi pour elle.

Il enverra une armée à laquelle s'uniront spontanément de nombreux guerriers, s'élançant au combat pour l'amour de mon nom et l'amour de la croix qui les transportera leur obtiendra des trophées dont l'éclat s'élèvera jusqu'au ciel.

Le monarque passera les mers et rendra à l'Eglise les contrées perdues par elle"

Ceci est issu d'une biographie écrite par un témoin de la vie de Saint Ange, deux ans après sa mort qui eut lieu en 1125.

Intéressante cette prophétie de Saint Vincent Ferrier, prédicateur espagnol né en 1350 et mort en 1419, qui fut, avec Saint Bernardin de Sienne, le plus grand prédicateur populaire de cette époque; il fut cannonisé à peine quelques années après sa mort.

En effet, il écrit ceci :

"L'Eglise pleurera....c'est encore loin pour l'instant mais cela arrivera indubitablement, à peu près aux temps où les hommes se proclameront rois; mais leurs jours seront de courte durée.

Vous verrez un signe, mais vous ne le reconnaîtrez pas.

Je sais seulement qu'à cette époque les femmes se vêtiront comme les hommes et se comporteront selon leur bon plaisir.

Et les hommes s'habilleront comme les femmes"...

Après le politique (la Russie et Fatima), l'Islam (la prophétie de Saint Ange) voilà notre société décrite par Saint Vincent Ferrier mais pour développer ces prophéties voyons celles, impressionnantes, du pieux Barthélémy Holzauser, un homme du XVIIè s., qui fut prêtre et curé de Tittmoningen et de la ville de Bingen, qui était aussi celle de Sainte Hildegarde, dite Hildegarde de Bingen.

Ses prophéties sont impressionnantes:

"Plaise à Dieu que vienne bientôt ce puissant monarque qui doit bouleverser les républiques, battre en brèche les villes impériales et maritimes qui ne sont pas autre chose que des nids de vipères, étouffer les cris et les sifflements de ces prédicateurs et de ces serpents, et qu'après avoir humilié les hérétiques et les schismatiques, il fasse cesser toute erreur!"(...)

Cet ange représente le grand monarque à venir. Il n'admettra qu'une seule et pure doctrine et il sera très zélé pour la foi catholique, une et orthodoxe, surtout après avoir abaissé et dispersé les hérétiques sur terre et sur mer.

Ses moeurs seront simples et bien réglées. Il contribuera puissamment à la propagation de la foi et à la restauration de la discipline écclésiastique de l'ange, son prédécesseur, que l'hérésiarque Luther, avec ses impies adeptes, avait si considérablement ruinée et affaiblie.

Saint Jean attribue à cet autre ange la qualité spéciale d'être fort ou puissant : "Et je vis un autre ange plein de force".

Il sera puissant en guerre et brisera tout comme le lion; il deviendra très grand par ses victoires et il ne sera que plus solidement établi sur le trône de son empire.

Il règnera beaucoup d'années et pendant le cours de son règne, il humiliera les hérétiques et les républiques, et il soumettra toutes les nations à son empire et à celui de l'Eglise latine.

De plus, après avoir relégué en enfer la secte de Mahomet, il brisera l'empire turc et n'en laissera subsister qu'un petit état sans puissance et sans force, lequel se maintiendra cependant jusqu'à l'avènement du fils de perdition, qui ne craindra pas le Dieu de ses pères et ne s'inquiétera d'aucun Dieu."(...)

"C'est pourquoi, personne ne pourra lui nuire ni lui résister, puisqu'il sera revêtu de la protection du Dieu du ciel."(...)

"Or, une alliance suppose la paix et c'est cette paix que ce monarque rendra à l'Univers car, après avoir extirpé les hérésies et les superstitions des gentils et des turcs, il n'y aura qu'une seule bergerie et qu'un seul pasteur.

Tous les princes s'uniront à lui par les liens les plus forts, par les liens de la foi catholique et de l'amitié, parce que celui-ci, sans abuser de sa puissance et sans offenser personne par des injustices, rendra à chacun ce qui lui est dû."

Maintenant, une prophétie qui éclaire les origines des rois de France, une prophétie du XXème siècle, une prophétie d'un peuple, une prophétie d'un saint, celle de Saint Pie X qui, béatifiant Jeanne d'Arc le 13 décembre 1908, faisait le discours suivant:

"Chrétiens de France, Cette France fut nommée par mon vénéré prédécesseur La Très Noble Nation, missionnaire, généreuse, chevaleresque.

A sa gloire, j'ajouterai ce qu'écrivait au Roi Saint Louis le Pape Grégoire IX:

"Dieu, auquel obéissent les légions célestes, ayant établi ici-bas des royaumes différents, suivant la diversité des langues et des climats, a conféré à un grand nombre de gouvernements des missions spéciales pour l'accomplissement de ses desseins. Et, comme autrefois il préféra la tribu de Juda à celles des autres fils de Jacob, et comme il la gratifia de bénédictions spéciales, ainsi il choisit la France de préférence à toutes les autres Nations de la terre pour la protection de la foi catholique et pour la défense de la liberté religieuse. Pour ce motif, continue le Pontife, la France est le Royaume de Dieu et même, les ennemis de la France sont les ennemis du Christ.

Drapeau des Armées catholiques et royales.jpg

"Pour ce motif, Dieu aime la France parce qu'il aime l'Eglise qui traverse les siècles et recrute des légions pour l'éternité.

"Dieu aime la France, qu'aucun effort n'a jamais pu détacher entièrement de la cause de Dieu.

"Dieu aime la France, où, en aucun temps, la foi n'a perdu de sa vigueur, où les rois et les soldats n'ont jamais hésité à affronter les périls et à donner leur sang pour la conservation de la foi et de la liberté religieuse"

Ainsi s'exprime Grégoire IX.


"Aussi, à votre retour, vénérable frère, vous direz à vos compatriotes que s'ils aiment la France, ils doivent aimer Dieu, aimer la Foi, aimer l'Eglise, qui est pour eux tous une mère tendre comme elle l'a été de vos pères.

"Vous direz qu'ils fassent leur trésor des testaments de Saint Rémy, de Charlemagne et de Saint Louis, ces testaments qui se résument dans les mots si souvent répétés par les ruines d'Orléans: Vive le Christ qui est roi des Francs !

"A ce titre seulement, la France est grande parmi les Nations;

"à cette clause, Dieu la protégera et la fera libre et glorieuse;

"à cette condition, on pourra lui appliquer ce qui, dans les livres saints, est dit d'Israël: "Que personne ne s'est rencontré qui insulta à ce peuple, sinon quand il s'est éloigné de Dieu: Ut non fuit qui insultae populo isti, nisi quando recessit a cultu Dei sui".

Voilà les propos de Saint Pie X, le saint Pape du XXème Siècle, le dernier pape à avoir été canonisé depuis cinq siècles.

Et pour terminer: les lois en France étaient promulguées par le Roi jusqu'en... 2004!...

L'éditeur juridique Dalloz par une lettre de François Baraton du 17 mars 2004 révèle que jusqu'en 2004, les lois en France étaient promulguées par le "Roi".

Texte de la lettre

                                              DALLOZ 
                             


                                                           Paris le 17 mars 2004

Monsieur,

Votre lettre du 9 mars dernier appelle de notre part les réponses suivantes:

1°) Le texte de l'article 1er du Code civil était, jusqu'à l'ordonnance n° 2004-164 du 20 février 2004, d'origine. Cependant, la dernière édition officielle du Code civil, que Dalloz reproduit dans ses éditions de l'ouvrage, est du 30 août 1816. C'est ce qui explique la mention du Roi et du Royaume.

2°) L'article 1er n'a jamais, avant l'ordonnance du 20 février 2004, été modifié expressément. Aucune disposition n'a jamais prescrit de remplacer dans l'ensemble des codes, lois ou décrets, le mot "Roi" par les mots "Président de la République". Dans ces conditions, le parti que nous avons pris de faire figurer entre crochets et en italique le texte qu'il convient de lire à côté du texte originel nous paraît être la méthode la plus respectueuse à la fois de la lettre des textes et de leur esprit. Comparez, d'ailleurs, l'article 2045, où "Roi" devient "Premier ministre", compte tenu de l'arrêt du Conseil d'Etat rapporté en note 5.

3°) L'ordonnance du 20 février 2004 a réécrit l'article 1er du Code civil d'abord pour le moderniser, mais surtout pour modifier les règles d'entrée en vigueur des lois et régler le mode de publication et d'entrée en vigueur des actes administratifs. Sur cette question, vous pouvez vous reporter au commentaire de l'ordonnance paru à la Semaine juridique (JCP) n° 11 du 10 mars 2004, p. 433.

Espérant avoir répondu à vos attentes, je vous prie de croire, monsieur, à l'assurance de mes sentiments distingués.


                                                François Baraton
                                                Conseiller de la rédaction