Jean Sévillia

De Christ-Roi
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Jean Sévillia (1952 - ...), journaliste depuis 1978, rédacteur en chef adjoint au Figaro Magazine en 1994, auteur de plusieurs ouvrages historiques. [1]

Biographie et entretien

Après deux biographies à succès, Jean Sevillia, rédacteur en chef adjoint au Figaro Magazine, s'est attaché dans Le terrorisme intellectuel, à rétablir un certain nombre de vérités. Une réflexion audacieuse et courageuse où se mêlent exemples historiques et analyses "impertinentes". A une époque où les lieux-communs et les tartufferies s'imposent, voilà le parfait guide du "penser librement ". Indispensable.

Quelles observations vous ont poussé à écrire cet ouvrage ? Jean Sévillia : En France, le débat d'idées est faussé. Alors que nous vivons dans un pays démocratique, où la liberté d'expression est censée être garantie, on constate qu'un certain nombre de thèmes de réflexion sont frappés d'interdit.

Vous retracez cinquante ans de dictature intellectuelle. Sur quels critères avez-vous selectionné les événements qui étayent votre réflexion ? J. S. : J'ai retenu les moments les plus forts, ceux où s'est mise en branle cette mécanique du terrorisme intellectuel. Le recul du temps permet de mettre au jour les contre-vérités proférées et leur capacité de se tromper.

Cette analyse a posteriori n'est-elle pas une position confortable ? J. S. : Encore fallait-il la faire. Ce livre est aussi un livre d'engagement. Je fais le pari qu'un certain nombre de réflexes manifestés au cours de la dernière décennie - notamment l'absence de réflexion sur la maîtrise de l'immigration ou sur l'importance de la nation - seront remises en question. Dans dix ans, on s'apercevra qu'on a eu tort.

Vous avez fait le choix d'une écriture grand-public pour analyser des mécanismes historiques. Pour intéresser le plus grand nombre ? J. S. : Mon livre s'adresse à ceux qui s'intéressent à la vie des idées. Il est destiné à tous les publics et à toutes les générations. J'aimerais qu'il fût lu le plus possible par des jeunes, des étudiants, qui trouveront là, sur notre histoire contemporaine, un regard à contre-courant du discours dominant.

Comment expliquez-vous cette troublante inconstance ? J. S. : C'est une tradition très française. Il existe un grand conformisme dans ce milieu, une solidarité naturelle. Personne n'ose dire que le roi est nu, et personne ne veut briser le consensus sous peine de se voir exclu du microcosme de la Rive gauche...

Comment ne pas être une victime du terrorisme intellectuel ? J. S. : Il y a d'abord un effort individuel de prise de conscience à accomplir. Lorsqu'il était en prison, Soljenitsyne s'était fixé une règle qui lui permettait d'affronter le totalitarisme soviétique : apprendre à penser par soi-même. Bien sûr, nous ne sommes pas au goulag. Mais face au conformisme de la pensée unique, apprendre à réfléchir en dehors de la grand-messe du 20H, contre ce qu'affirme le 20H, est déjà un exercice de salubrité publique. Nous traversons une période de repli individualiste : or des convictions politiques constitue une nécessité permanente, parce que la dépolitisation, au fond, favorise tous les abandons.[2]

Conférence de jean Sévillia sur "L'Histoire manipulée"

A la Résidence Maxim's PARIS ( Avril 2004 ) [3]

Ses livres


Extrait de l'interview "Le Club reçoit Jean SEVILLIA" Le Club de L'actualité Litteraire