Aristide

De Christ-Roi
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Apologiste de la religion chrétienne. Philosophe athénien très éloquent.

Eusèbe fixe son Apologie au règne d'Hadrien; la traduction syriaque à celui d'Antonin. Cette seconde apologie - après celle d'Quadratus - parut presque en même temps que la première. Ce livre, qui s'est conservé jusqu'à nos jours, porte, selon les philologues, le cachet de son talent.

Aristide est aussi l'auteur d'un Épître à Diognète, élégante et vibrante fabrication littéraire qui tendait de convaincre un païen honnête de la sottise des racontars répandus au sujet des chrétiens, ces gens qui vivaient absolument comme tout le monde, mais simplement mieux que tout le monde : "[Les chrétiens] se marient, ils ont des enfants, mais ils n'exposent pas leurs nouveau-né. Ils mangent en commun mais ne se livrent pas à la débauche. Ils mènent dans la chair une vie non charnelle, vivant sur la terre mais le cœur au ciel. Ils obéissent aux lois établies, mais ils les surpassent par leur propre morale. Ils aiment l'humanité entière alors que tous les hommes les persécutent. Ils sont condamnés par ceux qui ne les connaissent pas; ils sont mis à mort et, par là acquièrent l'immortalité…" (Épître à Diognète, V, cité in Anne Bernet, Les chrétiens dans l'empire romain, des persécutions à la conversion Ier – IVe s., Perrin, Mesnil-sur-l'Estrée 2003, p. 116).