Terrorisme intellectuel : Différence entre versions

De Christ-Roi
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Qualifier d’"injure" la simple expression d'une désapprobation concernant un comportement, une pratique ou une philosophie, c'est imposer l'adhésion à une pensée unique et réprimer toute divergence avec elle. Est-ce là vraiment l’esprit démocratique?...
 
Qualifier d’"injure" la simple expression d'une désapprobation concernant un comportement, une pratique ou une philosophie, c'est imposer l'adhésion à une pensée unique et réprimer toute divergence avec elle. Est-ce là vraiment l’esprit démocratique?...
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===Christian Vanneste "prend les Français à témoin"===
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[http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2006/01/christian_vanne.html La condamnation d’un parlementaire pour un délit d’opinion relève évidemment d’une profonde remise en cause de la démocratie.]
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D’abord parce que, même après le vote d’une loi, un représentant du peuple doit pouvoir expliquer pourquoi il s’y est opposé. Il n’ y a pas de délit à effet rétroactif !
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Ensuite, parce que la déclaration des droits de l’Homme et la convention européenne protègent la liberté d’expression.
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Enfin, parce qu’une décision de l’autorité judiciaire à l’encontre d’un parlementaire en matière d’opinion exerce une pression sur le pouvoir législatif qui porte atteinte à sa liberté de débattre.
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La loi votée en décembre 2004 était une telle menace à l’encontre de la liberté d’opinion que le Ministre de la Justice de l’époque, M. Perben, avait déclaré le 7 mars 2004 à l’Assemblée Nationale : « ce dispositif ne remet aucunement en cause la liberté d’expression ni la possibilité pour celles ou ceux qui sont légitimement impliqués dans les débats sur les valeurs de contrinuer à exprimer ce qu’ils pensent sur les modes de vie, les orientations sexuelles ou sur tout autre sujet. »
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M. Clément, alors rapporteur du projet de loi et aujourd’hui Ministre de la Justice précisait le même jour : «  la liberté d’organiser des débats de société, sur l’homoparentalité par exemple est indispensable dans une société qui veut préserver la liberté d’expression. »
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Il est donc aujourd’hui plus grave d’exprimer une opinion qui échappe au politiquement correct imposé par je ne sais qui, que d’agresser l’archiprêtre de Notre Dame de Paris au cours d’une parodie de mariage homosexuel dans l’enceinte de la cathédrale. Ces faits de violence extrêmement graves, à l’encontre d’une personne, ont été classés sans suite, comme M. Clément l’a indiqué lors d’une réponse à une question du député Claude Goasguen.
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Il est aujourd’hui interdit sous peine de poursuite à tous [sic] citoyen d’exprimer un jugement négatif à l’encontre du comportement homosexuel. Cela signifie que ni un chrétien, ni un juif, ni un musulman ne peuvent exprimer la conviction qui est celle qui découle de leur foi sur cette question.
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Seul un humoriste a peut-être encore ce droit. Qu’un discours politique soit moins libre qu’un sketch montre à quel niveau sombre la démocratie dans notre pays.
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Christian VANNESTE

Version du 27 janvier 2006 à 14:30

Voir le livre de Jean Sévillia consacré à ce thème: Le terrorisme intellectuel (2004).

Un exemple de terrorisme intellectuel: la condamnation du député Vanneste

Qualifier d’"injure" la simple expression d'une désapprobation concernant un comportement, une pratique ou une philosophie, c'est imposer l'adhésion à une pensée unique et réprimer toute divergence avec elle. Est-ce là vraiment l’esprit démocratique?...

Christian Vanneste "prend les Français à témoin"

La condamnation d’un parlementaire pour un délit d’opinion relève évidemment d’une profonde remise en cause de la démocratie.

D’abord parce que, même après le vote d’une loi, un représentant du peuple doit pouvoir expliquer pourquoi il s’y est opposé. Il n’ y a pas de délit à effet rétroactif !

Ensuite, parce que la déclaration des droits de l’Homme et la convention européenne protègent la liberté d’expression.

Enfin, parce qu’une décision de l’autorité judiciaire à l’encontre d’un parlementaire en matière d’opinion exerce une pression sur le pouvoir législatif qui porte atteinte à sa liberté de débattre.

La loi votée en décembre 2004 était une telle menace à l’encontre de la liberté d’opinion que le Ministre de la Justice de l’époque, M. Perben, avait déclaré le 7 mars 2004 à l’Assemblée Nationale : « ce dispositif ne remet aucunement en cause la liberté d’expression ni la possibilité pour celles ou ceux qui sont légitimement impliqués dans les débats sur les valeurs de contrinuer à exprimer ce qu’ils pensent sur les modes de vie, les orientations sexuelles ou sur tout autre sujet. »

M. Clément, alors rapporteur du projet de loi et aujourd’hui Ministre de la Justice précisait le même jour : «  la liberté d’organiser des débats de société, sur l’homoparentalité par exemple est indispensable dans une société qui veut préserver la liberté d’expression. »

Il est donc aujourd’hui plus grave d’exprimer une opinion qui échappe au politiquement correct imposé par je ne sais qui, que d’agresser l’archiprêtre de Notre Dame de Paris au cours d’une parodie de mariage homosexuel dans l’enceinte de la cathédrale. Ces faits de violence extrêmement graves, à l’encontre d’une personne, ont été classés sans suite, comme M. Clément l’a indiqué lors d’une réponse à une question du député Claude Goasguen.

Il est aujourd’hui interdit sous peine de poursuite à tous [sic] citoyen d’exprimer un jugement négatif à l’encontre du comportement homosexuel. Cela signifie que ni un chrétien, ni un juif, ni un musulman ne peuvent exprimer la conviction qui est celle qui découle de leur foi sur cette question.

Seul un humoriste a peut-être encore ce droit. Qu’un discours politique soit moins libre qu’un sketch montre à quel niveau sombre la démocratie dans notre pays.

Christian VANNESTE