Saint Cyrille

De Christ-Roi
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Père de l'Eglise, surnommé surnomma l' Avocat de la foi orthodoxe, le Docteur de l'incarnation" (Mgr Paul Guérin, Vie des Saints.).

"Un esprit vif et pénétrant, une foi ardente, des moeurs pures signalèrent Cyrille aux suffrages, après la mort de son oncle Théophile, patriarche d'Alexandrie, l'an 412.

Elu pour lui succéder, il se montra zélé défenseur de la vérité contre Nestorius. Ce patriarche de Constantinople, sous une apparence de piété, répandait ses erreurs. Il prêchait qu'il y avait deux personnes en Jésus-Christ et que la sainte Vierge, mère de la personne humaine, ne pouvait s'appeler mère de Dieu. Cyrille refusa cette impiété en rappelant que, s'il y a en Jésus-Christ deux natures, la divine et l'humaine, il n'y a qu' une personne, seconde personne de la Trinité, personne divine. JESUS-CHRIST étant cette personne divine, étant DIEU, et Marie étant mère de JESUS-CHRIST, on doit l'appeler Mère de Dieu. L'illustre Docteur écrivit au pape Célestin pour bien préciser l'état de la question, que Nestorius tâchait d'embrouiller dans ses lettres. Le pape condamna ces erreurs dans un concile de Rome et envoya la sentence à saint Cyrille, en le chargeant de la faire exécuter. Celui-ci assembla dans Alexandrie tous les prélats de la province. Ils reçurent avec soumission le décret du Saint-Siège et le firent signifier à Nestorius. Mais l'hérésiarque persista dans ses erreurs et sa désobéissance.

Alors un Concile oecuménique fut assemblé dans la ville d'Ephèse, l'an 431, par ordre du pape et avec le concours de l'empereur Théodose. Cyrille le présida en qualité de légat du Saint-Siège. La première session, qui se tint le 22 juin, dura depuis le matin jusqu'à la nuit. Une foulle immense attendait avec impatience la décision du Concile. Dès qu'on apprit la condamnation de Nestorius et le triomphe de la Mère de Dieu, la joie publique éclata en mille démonstrations. On fit une ovation aux pères du Concile; on les reconduisit à leurs demeures avec des flambeaux et en brûlant des parfums. Toute la ville fut illuminée. Jamais victoire, jamais fête ne fut célébrée avec plus de réjouissance et d'éclat. De retour dans son diocèse, Cyrille s'appliqua, le reste de sa vie à conserver dans toute son intégrité le précieux trésor de la foi, à rétablir et à cimenter la paix, ébranlée par l'hérésie. Il mourut le 9 juin, l'an 444. On le surnomma l' Avocat de la foi orthodoxe, le Docteur de l'incarnation" (Mgr Paul Guérin, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Editions D.F.T., Argentré-du-Plessis 2003, p. 57-58.)