Libéralisme

De Christ-Roi
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Le terme "libéralisme" dans une acceptation ancienne signifiait "générosité": on dit parfois de Dieu qu'il est "libéral" (=généreux). Ce sens n'a rien à voir avec le libéralisme entendu comme une philosophie morale, politique ou économique, condamné par l'Eglise.

Une théorie faisant de la liberté un absolu

Libéralisme dans l'ordre de la pensée

Chacun est libre de penser ce qu'il veut:

  • subjectivisme,
  • nominalisme

La notion de doctrine disparaît... --- à chacun sa vérité...

Libéralisme dans l'ordre économique

Théorie établissant une cloison étanche entre la morale et l'économie L'économie doit être libre, sans règle, sans contraintes morales; La loi du libre marché suffit à tout équilibrer... --- capitalisme libéral

Libéralisme dans l'ordre politique

a.)Pas de règle morale s'imposant à l'Etat Pas d'ordre moral transcendant que l'Etat aurait le devoir de res-pecter et de faire respecter --- séparation de l'Eglise et de l'Etat

b.) L'autorité, puisqu'il en faut bien une, ne vient pas de Dieu mais du peuple, autrement dit de l'homme considéré collectivement ----souveraineté populaire.

Résultats

  • soit un Etat soumis à la volonté de puissance des plus forts
  • soit l'anarchie résultant de la lutte entre féodalités ou groupes de pression
  • et de toute façon: la société permissive

Nota: les points a.) et b.) se retrouvent dans la déclaration des droits de l'homme de 1789...

Aussi, peut-on faire l'équivalence entre les principes de 89 et les idées libérales (au sens du libéralisme politique).

Le libéralisme a pénétré dans la société

- En particulier sous l'influence:

  • du Protestantisme: qui est "étranger à tout dogme fixé, à toute morale immuable et surtout à toute règle définitive"...
  • de la franc-maçonnerie: qui refuse qu'il puisse y avoir des vérités universelles (ou dogmes)…

tout cela pour aboutir à la complète laïcisation du système scolaire. C'est par exemple en fonction de ce but que le B'naï Brith ont demandé la modification de la version française de l'hymne canadien en soutenant que "Son orientation pesamment chrétienne est en conflit avec l'esprit du multi-culturalisme et de l'égalité entre citoyens de toutes religions...."

  • Théorie qui résulte de la pénétration en milieu catholique du libéralisme politique, autrement dit des principes de 89.

C'est un mariage de l'Église et de la Révolution qu'on a pu symboliser par les images suivantes :

- 93 faisant ses pâques

- un bonnet phrygien surmonté d'une croix.

  • Le libéralisme catholique est marqué par une contradiction fondamentale, puisqu'il y a opposition, sur le plan de l'ordre politique, entre l'Église et la Révolution

"Deux puissances vivent et sont en lutte dans le monde: la Révélation et la Révolution".

Tout tient dans cette constatation liminaire ou bien l'homme a reçu de Dieu ce que Bonald appelait "la Constitution essentielle de l'humanité", et c'est le Décalogue qui doit servir de régie à la Société; ou bien l'homme n'a reçu aucune loi divine et il s'invente sa propre loi" (Sources: Jacques Ploncard d'Assac, L’Eglise occupée).

Le libéralisme catholique est en somme caractérisé par un effort de conciliation contre nature...

et qui ne peut aboutir qu'à semer le désordre dans les idées et dans la société.

A quoi cela conduit-il dans la pratique?

  • Rappel de la position catholique

La doctrine catholique enseigne et l'expérience montre – que l'humanité, affaiblie par le péché, penche naturellement vers l'erreur. Comme il faut garder les hommes de leur propre faiblesse, l'Etat a le droit - et le devoir - de protéger les citoyens contre l'erreur, donc de la combattre (en restant dans son domaine de compétence). "La main séculière doit faire passage à la vérité" (Louis Veuillot) Conséquence: union (sans confusion) de l'Eglise et de l'Etat dans la défense de la vérité.

• Position catholique libérale Faisant de la liberté un absolu, le catholique libéral a horreur de la contrainte. Il professe la nécessité de ne pas employer la force au profit de la vérité.

- 1ère conséquence: la liberté de l'erreur. Tout le monde doit être libre d'exprimer ses opinions, ses convictions, ses doctrines religieuses et philosophiques: c'est le concept libéral de la liberté religieuse.

- 2eme conséquence: on laisse la vérité se défendre toute seule (elle est suffisamment attrayante pour le faire, dira-t-on).

- 3eme conséquence: on confie à la seule liberté le soin de régler tous les litiges.

- 4eme conséquence: séparation de l'Eglise et de I'Etat "L'Église libre dans l'Etat libre" (Montalembert).

Insistons sur ce point l'idée-clef du libéralisme catholique est qu'il ne faut pas employer la force au profit de la vérité.

• Appréciation Cette conception erronée s'explique par un souci de se conformer aux idées libérales de notre société et par l'oubli de l'une des principales conséquences du péché originel ( l'homme penche naturellement vers l'erreur).

Son résultat a été ainsi jugé par saint Augustin: "Qui peut mieux donner la mort à l'âme que la liberté de l'erreur?"...

Manifestations du libéralisme catholique

1805 - Chateaubriand: pour lui, ni la vérité ni l'Eglise n'auraient besoin de tutelles temporelles.

1814 - La charte: introduisant le libéralisme dans les principes d'un Etat catholique (l'Etat français).

1830 - Lammenais: pour lui, le salut résiderait dans un immense développement de la liberté individuelle. Défend le libéralisme; condamné par Rome (encyclique "Mirari vos")

"On tremble devant le libéralisme; catholicisez-le et la société renaîtra", avait-il affirmé (lettre du 30 janv. 1829).

1863 - Montalembert "Nous acceptons, nous invoquons les principes et les libertés proclamés en 89" (discours de Malines).

Réponse de Rome:

  • encyclique "Quanta cura"
  • et "Syllabus" (1864), dont voici la dernière proposition (condamnée): "Le pontife romain peut et doit se réconcilier avec le progrès, le libéralisme et la civilisation moderne" (LXXX) [1]...
  • 1871 - Pie IX réitère sa condamnation du libéralisme catholique

"Ce qui afflige votre pays et l'empêche de mériter les bénédictions de Dieu, c'est ce mélange de principes... Ce que je crains, c'est cette malheureuse politique, ce libéralisme catholique qui est le véritable fléau... Ce jeu de bascule qui détruirait la Religion. Il faut sans doute pratiquer la charité, faire ce qui est possible pour ramener ceux qui sont égarés; il n'est cependant pas besoin pour cela de partager leurs opinions..." (Pie IX, Aux pèlerins de Nevers, juin 1871).

1871-1878: Les députés catholiques libéraux de la Chambre préparent les voies à la 3ème République maçonnique.

1866-1900: Développement de l'américanisme aux Etats-Unis. "Lentement, à travers souffrances et révolutions, l'humanité se rapproche du règne des droits de l'homme" (Mgr lreland, archevêque de Saint-Paul, Minnesota, 1894).

Mises au points romaines par l'encyclique "Longinqua oceani" (1895) et la lettre au cardinal Gibbons Testem benevolentiae (1899). L'américanisme est condamné comme une hérésie; mais la condamnation non suivie de mesures disciplinaires n'a que peu d'effets.

1900-1910: Développement en France du Sillon de Marc Sangnier, dont la théorie démocratique était une déformation de l'Evangile dans l'idéologie révolutionnaire (Toujours le rapprochement entre Eglise et Révolution). Mouvement condamné en 1910 par saint Pie X (Lettre sur le Sillon).

1906 Encyclique "Vehementer" [2] de saint Pie X, rappelant le caractère inadmissible de la séparation de l'Eglise et de l'Etat (thèse chère aux catholiques libéraux).

1908 Nouvelle offensive maçonnique en vue de la propagande libérale en milieu catholique. "Cette propagande ne doit pas avoir pour but de substituer une croyance à une autre. Ce que nous devons proposer, c'est la conviction que chacun doit faire soi-même ses opinions, il doit respecter cette même liberté chez autrui. Ce serait là l'enseignement de la pure doctrine maçonnique" (Pogramme maçonnique, 1908).

1930-1960 Jacques Maritain, philosophe passé de l'Action française au libéralisme politique et qui bénéficia d'un prestige considérable. "La nation ne sera vraiment unie que lorsqu'un idéal assez puissant l'entraînera vers une grande œuvre commune où les deux traditions de la France de Jeanne d'Arc et de la France des Droits de l'Homme seront réconciliés..." (Figaro, 7 décembre 1944). Toujours l'utopie de marier l'Eglise et la Révolution!...

1965 - Vatican II, Décret conciliaire sur la liberté religieuse [3]. Selon la doctrine conciliaire:

- Toutes les religions doivent bénéficier de la liberté de culte et de propagande (l'ordre public juste étant sauf);

- L'Etat ne doit pas intervenir en matière religieuse dès lors que l'ordre public juste n'est Pas transgressé;

- L'Etat ne doit établir aucune discrimination pour motif religieux.

Est présente, dans cette doctrine conciliaire, l'idée-clef du libéralisme catholique il ne faut pas que la force (ici celle de l'Etat) soit employée au profit de la vérité.

On ne peut que souscrire à l'opinion émise en 1969 par M. Prélot, sénateur du Doubs et catholique libéral "Nous avons lutté pendant un siècle et demi pour faire prévaloir nos opinions à l'intérieur de l'Eglise et nous n'y avons pas réussi. Enfin est venu Vatican Il et nous avons triomphé. Désormais les thèses et les principes du catholicisme libéral sont définitivement acceptés et officiellement par la sainte Eglise"...

1992 Catéchisme de l'Eglise catholique - Son article 2137 réaffirme en la résumant la doctrine conciliaire sur la liberté religieuse "L'homme doit pouvoir professer librement la religion en privé et en public".

De cette ébauche d'histoire du catholicisme libéral de Chateaubriand à nos jours, retenons deux idées

- la qualité humaine d'un assez grand nombre de chefs et adeptes du mouvement catholique libéral. Des hommes comme Chateaubriand, Lamennais, Montalembert, Ozanam, Mgr Dupanloup, Denys Cochin, Jacques Maritain étaient de classe exceptionnelle et pour la plupart très certainement honnêtes. Or, rien n'est dangereux comme l'erreur des honnêtes gens, surtout Si ceux-ci sont par ailleurs brillants.

- deuxième idée: la continuité avec laquelle les idées libérales (toujours les mêmes) (l'idée-clef, rappelons-le, étant qu'il ne convient pas d'employer la force au service de la vérité... d'où est issue la liberté de l'erreur), la continuité avec laquelle ces idées ont été proposées en milieu catholique, sur une période de près de deux siècles, au point de finir par être avalisées par le Magistère lui-même.


Le caractère illusoire du libéralisme catholique

Propagé par des esprits brillants, bénéficiant d'une continuité d'effort remarquable depuis près de deux siècles, le libéralisme catholique n'a abouti qu'à un seul résultat: affaiblir les positions catholiques.

Il était d'ailleurs impossible qu'il aboutisse à autre chose qu'une DESTRUCTION car il constitue, à proprement parler une illusion, c'est-à-dire "une croyance erronée que forme l'esprit et qui l'abuse par sa séduction" (Le Robert).

Une erreur qui séduit... voici quelques traits du Catholicisme libéral qui rendent compte de ces deux caractéristiques:

  • Une incohérence foncière

Il est incohérent de vouloir concilier à toute force

- l'ordre social chrétien fondé sur le décalogue (commandements de Dieu)

- l'ordre social révolutionnaire basé sur cet anti-décalogue qu'est la déclaration des droits de l'homme de 1789.

Rappelons les expressions déjà données et qui rendent bien compte de cette incohérence

- 93 faisant ses pâques

- un bonnet phrygien surmonté d'une croix.

  • Un faux esprit de conciliation

Le libéralisme catholique séduit les esprits favorables par tempérament à la conciliation; et il les trompe car il les engage dans une conciliation impossible (il ne peut pas y avoir de conciliation dans le domaine de la doctrine).

  • Un espoir vain de se faire bien voir des vrais libéraux au pouvoir

et de les influencer Le catholicisme libéral séduit parce qu'il se présente comme une solution de facilité pour approcher les hommes au pouvoir et éventuellement les influencer.

Espoir vain, car comme le remarquait Louis Veuillot en 1866 (L 'illusion libérale, p. 73): "S'il est une chose évidente, c'est que les libéraux non chrétiens, tous révolutionnaires, ne veulent pas plus des catholiques libéraux que des autres catholiques. Ils le disent formellement, sans cesse, sur tous les tons (...). Plus de christianisme, qu'il n'en soit plus question! Voilà le cri de la Révolution partout où elle domine. Et où ne domine-t-elle pas en Europe?

Aucun groupe, aucun notable révolutionnaire n'a encore été converti par les programmes, les avances, les tendresses, et il faut le dire, hélas! les faiblesses des catholiques libéraux. Ils ont en vain renié leurs frères, méprisé les bulles, expliqué ou dédaigné les encycliques: ces excès leur ont valu de chiches éloges, d'humiliants encouragements, point d'adhésion.

Jusqu'ici la chapelle libérale n'a point d'entrée, et semble n'être qu'une porte de sortie de la grande Eglise".

Le diagnostic de Louis Veuillot vaut pour aujourd'hui "La chapelle libérale n'est qu'une porte de sortie de la grande Église".

Conclusion

  • Illusion... mais illusion tenace puisqu'elle renaît constamment depuis deux siècles tel se présente le libéralisme catholique. De cette illusion sont issus les résultats qui viennent d'être évoqués, et principalement la sécularisation complète de la société, autrement dit la destruction de ce qui reste de l'ordre social chrétien.
  • Les laïcs, étant les premiers à être pénalisés par une telle défaillance doctrinale et par ses conséquences, devraient être les premiers à réagir, comme le pressentait déjà le cardinal Pie au siècle dernier "Un jour viendra où la société, la famille, la propriété repousseront plus énergiquement que nous-mêmes, certains axiomes de sécularisation exclusive et systématique qui leur auront été plus funestes qu'à l'Église".
  • D'où la nécessité de connaître la doctrine qui sert de support à l'ordre social chrétien et les erreurs qui s'y opposent (les deux vont ensemble car "l'amour de la vérité ne peut exister sans la haine de l'erreur").

A cette fin, il faut lire, étudier, travailler en petit groupe quelques livres fondamentaux. Nous en mentionnerons trois:

- Pour qu'il règne, de Jean Ousset;

- La royauté sociale de Notre-Seigneur Jésus-Christ d'après le cardinal Pie, du père Théotime de Saint-Just;

- Ils L'ont découronné, de Mgr Lefebvre.

  • D'abord connaître... puis transmettre; transmettre à nos enfants, aux

jeunes générations. On sait l'importance d'une "tradition orale" dans l'enseignement de la doctrine. Nous devons être des chaînons de la tradition orale, transmettant la doctrine sociale catholique, montrer la beauté et la cohérence de cette doctrine, expliquer que, sans elle, tout redressement social et politique ne peut être que fragmentaire et transitoire.

  • Il faut aussi comprendre la faiblesse des arguments invoqués pour

éliminer la doctrine catholique en matière sociale et politique. Soit le principal d'entre eux: la doctrine en cause serait sans intérêt, inopportune, voire néfaste parce qu'inapplicable dans notre monde laïcisé; ce serait faire preuve d'"absence de réalisme" que de la rappeler.

Un tel argument ne manifesterait-il pas un affaiblissement de la foi chez ceux qui l'utilisent, puisqu'il conduit à ne plus confesser Jèsus-Christ dans l'une de ses principales prérogatives: sa royauté sur le monde? Il manifeste, en tout cas, un pragmatisme de bas étage qui fait litière des droits de la vérité et rend impossible tout redressement ultérieur. Car, comme l'explique Mgr Freppel dans une exhortation souvent citée "Le plus grand malheur, pour un siècle ou un pays, c'est l'abandon ou l'amoindrissement de la vérité. On peut se relever de tout le reste; on ne se relève jamais du sacrifice des principes (...). Rien n'est perdu tant que les vraies doctrines restent debout dans leur intégrité. Avec elles, tout se refait tôt ou tard, les hommes et les institutions, parce qu'on est toujours capable de revenir au bien lorsqu'on n'a pas quitté le vrai. Ce qui enlèverait jusqu'à l'espoir même du salut serait la désertion des principes, en dehors desquels il ne se peut rien édifier de solide et durable".

Le vrai réalisme consiste, non pas à taire la vérité pour des motifs opportunistes - surtout quand il s'agit d'un point essentiel de notre foi - mais à la professer contre vents et marées" (Arnaud de Lassus) [4]

Le libéralisme est un péché (Don Sarda y Salvany)

Ce libéralisme est un péché qui au nom de l'amour des hommes, oublie le premier commandement, l'amour de Dieu.

Il est la plus dangereuse des hérésies comme le dit Don Felix Sarda y Salvany: "le libéralisme est l'hérésie radicale et UNIVERSELLE, parce qu'il comprend toutes les hérésies (pharisaïsme, arianisme, nestorianisme, islam, protestantisme, etc.)

"Dans l'ordre des faits, il est l'infraction universelle et radicale de la loi de Dieu parce qu'il en autorise et sanctionne toutes les infractions." (Don Felix Sarda y Salvany, Le libéralisme est un péché, 1887, Nouvelle Edition, Publication du Sel de la Terre, Loudun 1997, p. 25).

...issu de la Révolution française

Issu de la Révolution dite "française", le libéralisme sous toutes ses formes (politique, religieux, sexuel, économique...) est le père de toutes les idéologies modernes (freudisme, sexualisme, modernisme, capitalisme, socialisme, tiers-mondisme, cosmopolitisme, naturalisme...) Et ce sont les Anglo-américains les pères de cette idéologie…

Il plonge ses racines dans le 18ème siècle des prétendues "lumières" et dans la Révolution de 1789: "Si l’on consent néanmoins, par pure convention, à donner un acte de naissance au libéralisme, celui-ci n’est autre que la Déclaration des droits de l’homme de 1789" (Francis Balle, Encyclopédie Universalis, Libéralisme).

La condamnation infaillible de Quanta Cura

La foi nous l’enseigne, c’est que Notre Seigneur Jésus-Christ doit régner ici-bas, maintenant et pas seulement à la fin du monde, comme le voudraient les libéraux...

Dans le Syllabus, le libéralisme est condamné. Tous les papes du XIXe s., et ceux du XXe s., jusqu'à Pie XII inclusivement reprendront systématiquement cette condamnation.

Aujourd'hui, les libéraux disent que la condamnation du libéralisme correspond à un état antérieur & dépassé du Magistère; il nous faudrait évoluer et nous mettre en conformité avec l'état du monde actuel (Aggiornamento décrété au Concile Vatican II)... Tout cela est bien beau, mais les libéraux ont un problème: ils ne peuvent pas effacer les condamnations, faire comme si elles ne s'étaient pas produites. Alors ils tentent des sophismes pour nous expliquer que le Magistère évolue (évolutionnisme), que la tradition est vivante (de Lubac) et que donc qu'elle doit s'adapter au monde...

Seulement, saint Paul le dit: "Ami du monde, ennemi de Dieu..."