Le Saint Suaire de Turin

Un article de Christ-Roi.

Tirage papier de la photographie du négatif de la prise de vue du Linceul: L'image du Linceul n'est pas un sujet positif mais un négatif. Le tissu de lin est une «pellicule photo».

Il y a encore des gens pour croire à l'objectivité de ce qui vient de Golias ? C'est à mourir de rire. Le livre P.E. Blanrue, je ne l'ai pas lu, mais il y a UN SEUL FAIT qui me permet de jetter à la poubelle tout travail visant à prouver que le suaire est un artifice du XIVe siècle. Ce fait est le suivant : jusqu'au milieu du XXe siècle personne n'avait encore remis en cause le perçage des mains dans les paumes [1]. La tradition avait toujours représenté le Christ crucifié ainsi. Alors comment un faussaire médiéval se serait-il aventuré à présenter une image du Christ contredisant les croyances de l'époque ??? Ça n'a absolument AUCUN SENS ! Cette image aurait été refusée par tout le monde, et tout le monde l'aurait immédiatement désigné comme... faux ! Donc échec à coup sûr ! Non, vraiment : l'idée d'une crucifixion dans les poignets était absolument inconnue au Moyen-Age[2]. Alors soyons sérieux. J'apporte aussi un autre élément a relier à un propos ci-dessus : aucune technique n'est capable de reproduire l'image du suaire. Tout d'abord parce que la coloration est d'une finesse extrême (quelques microns) et d'autre part parce que dans une zone colorée donnée, certaines fibres de lin ont bruni et d'autres pas. Aucun outil n'est capable de colorer avec une sélectivité "fibre par fibre". La théorie d'une image faite par un peintre ou un teinturier ne tient pas. L'image est plutôt attribué à une radiation (ionisation pour certains scientifiques) - bien que sa directivité bi-latérale pose des questions - mais qui aurait pu avoir l'idée d'une radiation au XIVe siècle ???



Notes

  1. Toutes les représentations de Notre-Seigneur Jésus-Christ crucifié placent les clous dans les paumes, depuis le début de la chrétienté jusqu'aujourd'hui, comme récemment dans le film de Mel Gibson La Passion. Or, l'étude du Saint Suaire montre que les marques des clous sont dans les poignets et non dans les paumes. Les médecins expliquent d'ailleurs que c'est la seule partie de la main suffisamment résistante pour pendre un corps par un clou.
  2. On notera toutefois qu'au XIVe siècle Sainte Brigitte de Suède a écrit: « ils perçaient sa main dans la partie où l'os était plus solide et plus fort » (Révélations, l. I, ch. 10)). Mais cet écrit est resté inconnu et incompris jusqu'à nos jours.
    Du point de vue de la révélation, nous savons que les disciples d'Emmaüs reconnurent Notre-Seigneur après le rituel du pain (Luc, XXIV, 30-31). Le texte dit: « Leurs yeux s'ouvrirent et ils le reconnurent ». "Leurs yeux s'ouvrirent" veut dire que "leurs cœurs s'ouvrirent", en effet leurs yeux n'étaient pas fermés mais ils étaient aveuglés par une cécité morale. Or ils ne Le reconnurent pas en voyant ses mains rompre le pain, bien qu'elles étaient transpercées (Jean, XX, 19-27). Si les plaies des mains du Christ avaient été aux paumes, les deux disciples les auraient vues et auraient reconnu le Christ avec leurs yeux et non avec leurs cœurs. Donc ils ne virent pas les paumes du Christ transpercées. On peut penser que les plaies des mains du Christ étaient aux poignets et que les manches de son vêtement les cachaient.


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