La République laïque a sa religion

De Christ-Roi
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Quand Dieu est «banni de la vie publique» il n'y a plus de « tolérance », mais de « l'hypocrisie »..... en ouvrant la 11e Assemblée ordinaire du Synode des évêques dans la basilique Saint-Pierre, Benoît XVI est revenu sur un thème qui lui est cher, celui du laïcisme et du relativisme des sociétés contemporaines [1]


La République laïque n'a pas de religion entendons-nous partout. Cette idée vient spontanément à l'esprit depuis que la loi de 1905 a séparé l'Etat de l'Eglise et qu'un formatage idéologique s'est mis en place. Mais d'où nous vient cette loi ? Quelle en est l'origine ?

La loi de séparation de l'Eglise et de l'Etat, est le fruit du libéralisme maçonnique, le fruit de l'action sourde, tout au long du XIXe s., des Révolutionnaires.

La nouveauté apparaît peut-être là.

Ne voulant plus voir l'Eglise Catholique aussi active dans l'établissement des règles sociales, il faut la dissoudre au milieu des autres croyances et faire de l'Etat, l'arbitre des religions, le tuteur des religions, et donc le chef de la religion. L'Etat qui soit-disant était incompétent en matière de religion est chargé de gérer toutes les religions au travers de la Loi suprême de la (fausse) laïcité... Fi des anges et autre créatures invisibles. Seule les lois mûrement expérimentées font autorité. Le rationalisme et la tolérance, voilà en quelque sorte le credo des défenseurs de la laïcité.

Le désir haineux d'effacer le catholicisme en France redevient violent après la défaite de 1870 et surtout à l'installation de la troisième République en 1875. Les déclarations de Léon Gambetta et de Jules Ferry sont là pour nous le rappeler.

Au moins depuis Platon, nous savons qu'il est plus facile de bâtir une ville dans les nuages qu'une société sans religion.

Aujourd'hui, pour assurer une certaine quiétude dans nos cité, Le pouvoir républicain accorde un espace spirituel équivalent à tout les mouvements dès l'instant que ceux-ci ne cherchent pas à s'exprimer à l'extérieur, ne cherchent pas à orienter la vie sociale et surtout ne remettent pas en cause la loi suprême : la (fausse) laïcité. Plutôt que de longs discours une image peut nous aider à le comprendre:

Triomphe de la République ( musée CARNAVALET, Paris.)

Rapide commentaire:

Le rationalisme ne peut souffrir l'intervention du surnaturel.

Marianne pose son pied sur la couronne; nous comprenons bien puisque la révolution a montré sa volonté de couper court avec l'ancienne société par l'exécution de LOUIX XVI.

Si SEDAN et quelques autres inscriptions sont jetées à terre, c'est celle où figure le DROIT DIVIN qui est au centre.

Les principes donnés à la masse populaire sont le suffrage universel et les droits de l'homme.

A la diversité des autorités renversées, nous y verront un refus de la hiérarchie et l'affirmation de l'égalité

Mais pourquoi ce personnage à coté de Marianne ? Qui peut-il bien être pour avoir le droit de paraître en aussi bonne place pour accompagner une volonté qui veut s'affranchir de tous dieux?

Serait-il un ange ou un archange ? Il n'a pas d'auréole mais une flamme sur la tête. Il porte un flambeau que dans d'autres gravures ou statues allégoriques de l'époque on identifie à la lumière.

Il est très semblable à celui qui orne la colonne de la BASTILLE

Un ange qui porte la lumière; mais c'est Lucifer!

Le deus ex machina de la République a de très grande chance d'être le Démon en personne.

Pourquoi ce choix ?

La principale erreur du Démon, et la seule assurément, est une faute ( un péché) d'orgueil. Il s'est voulu comme DIEU. Pour être comme, il suffit généralement d'imiter.

Le démon suscite Marianne dans l'histoire sociale de la France. Elle est une personne virtuelle. Ses traits sont passagers, variant au gré du modèle qui les lui fixe. Aucun des modèles ne peut faire état d'une activité propre particulièrement signalée.

Donc nous pouvons être certain que la personne révélée par DIEU, sera réelle, d'une efficacité foudroyante et son personnage sera trans-historique.

Recherchons dans le passé de notre pays un personnage féminin accompagné par un archange et dont l'action particulièrement extraordinaire tout autant que réelle, fait toujours couler de l'encre.

Là encore les images ne manquent pas.

Jeanne gardant ses moutons. En arrière plan: Saint MICHEL Archange. ( Histoire de Jeanne d'ARC, Jules Lenepveu, Eglise du Panthéon, Paris.)



Sainte Jeanne d'ARC ! Vous l'avez bien compris.


En résumant, cette demoiselle va

  • marquer les règles de vie sociale ( mœurs, respect de la femme, respect des prisonniers et des victimes,...),
  • amorcer la cohésion nationale,
  • déclencher, malgré les jalousies des puissants de l'époque, la fin d'une guerre qui épuisait la France.


Que fait «Marianne» ?

  • La Révolution, ( væ victis)
  • La lutte des classes et la quête du profit matériel,
  • ses courtisans, déchirés entre eux, jetterons les peuples au nom du DOGME dans la plus effroyable tuerie dont le spectacle s'étale encore sous nos yeux.

Conclusion

Après ce rapide exposé, il est visible que la «République laïque» n'est pas si au dessus des religions que cela. Bien au contraire, elle s'affirme par un caractère très proche de l'antithèse du catholicisme. Le dictionnaire LAROUSSE édité en 1905, donne cette définition du mot «laïque» : «Qui n'appartient pas à l'Eglise». Il n'est pas dit «aux religions», mais à l'Eglise. Or l'Eglise, en 1905, c'est l'Eglise catholique apostolique et romaine et pas autre chose.

1905 est l'année de la loi de séparationde l'Eglise et de l'Etat. Celle-ci est pour une bonne part l'œuvre du Grand Orient, l'obédience la plus farouchement anticléricale. Le Grand Maître du G.O., Alain Baueur en démissionnant (pour des raisons de "querelles de personnes, des clans et des structures dépassées"...) le dit dans un article du Monde en parlant de "la centenaire loi de séparation des Eglises et de l'Etat, son grand œuvre laïque....." "[...] le Grand Orient a été l'Eglise et le parti de la République et a construit la boîte à outil de la citoyenneté. Franc-maçonnerie rime avec démocratie....." (Pourquoi j'ai démissionné du Grand Orient, par Alain Bauer LE MONDE | 05.09.05 | 13h54 • Mis à jour le 05.09.05 | 13h54).

La maçonnerie religion de la république, c'est un bien grand mot serions nous tenté de dire : cela a changé aujourd'hui !... l'Etat, d'ailleurs, répare les églises ! N'est-il pas ? Certes ; mais la république est un moyen comme un autre de diriger une communauté d'être humain, et dans cette perpective, la «République laïque» ne semble pas aussi anodine que cela : elle a nécessairement un but. Soit elle est de Dieu, soit elle est du démon. Il ne peut y avoir de milieu ni d'autres choix possibles, c'est l'éternel combat entre la cité du bien et la cité du mal que détaille remarquablement Mgr Gaume, [2] Ce but de la république, il semble qu'elle l'ait attient: la décatholicisation des Français. C'est finalement, au même titre que l'institutionalisation d'un soit disant "Islam de France" ou d'autres variantes «des religions du LIVRE», un des bras d'un système qui s'attaque au christianisme ; au corps mystique de Jésus Christ.

Nous comprenons sans peine, à présent, les raisons de la présence de Lucifer auprès de Marianne. La «République laïque» a bien une religion, une religion qui n'est qu'un cheval de Troie au service du Démon!

Malheureux que nous sommes à suivre un pareil chef qui nous assure à coup sûr un retour au paganisme primitif et barbare, la voie de la servitude aux démons (spiritisme, new age, occultisme, magie, divination, etc.) et avec les fers, le chemin de l'Enfer, à l'inverse de l'institution sur laquelle elle ne cesse de déverser sa haine, l'Eglise catholique, qui elle mène au paradis !

Miséricordieux Jésus, ayez pitié de nous.


Liens

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  1. (Source: Le Figaro, 03 octobre 2005, Benoît XVI ouvre son premier synode, Hervé Yannou (Le Vatican))
  2. dans son Le Traité du Saint-Esprit, 1865, troisième édition, Gaume et Cie Editeurs, 3 rue de l'Abbaye, Paris 1890.