Dialogue

Un article de Christ-Roi.

Une fausse idée est que le dialogue enrichit mutuellement. Cette idée neuve semble apportée ou récupérée par la franc-maçonnerie, puis maintenant par tout un chacun.

C'est une flatterie. L'homme y voit sa propre importance, sa propre vérité au détriment de la Majesté Divine et de la seule Vérité. C'est un moyen au service de la séduction révolutionnaire, que Luce Quenette a, d'une façon lumineuse, appelé l'engrenage révolutionnaire.


"Notre-Seigneur ne nous a pas appelés à "dialoguer" mais à enseigner. Autre chose est le dialogue qui vise à ramener une âme dans le droit chemin, comme on le voit dans l'Evangile, autre chose est le dialogue qui laisse supposer un enrichissement mutuel et qui devient une fin en soi, au détriment de la conversion..." (Abbé Patrick Troadec in Revue Fideliter, Septembre-octobre 1999, n° 131, p. 70.)

"On ne met pas Dieu en discussion avec Satan"
"On ne met pas le bien en discussion avec le mal"
"Deus non irridetur". De Dieu, on ne se moque pas
(Saint Paul, Galates VI, 7.)


Sommaire

Notre-Seigneur ne nous a pas appelés à "dialoguer" mais à enseigner

Nulle part nous ne voyons Notre-Seigneur recommander à ses apôtres de dialoguer. Il leur demande d'enseigner les nations.

"Qui vous écoute, m'écoute."

Il ne s'agit pas de dialogue, mais pour les apôtres et les évêques d'enseigner, et pour les autres, d'écouter."

"Si saint François de Sales avait eu une attitude "oecuménique" à l'égard des protestants du Chablais, il n'en aurait pas converti 70 000.

"C'est en rappelant la nécessité d'adhérer à l'Eglise romaine qu'il a touché les âmes. Notre-Seigneur ne nous a pas appelés à "dialoguer" mais à enseigner. Autre chose est le dialogue qui vise à ramener une âme dans le droit chemin, comme on le voit dans l'Evangile, autre chose est le dialogue qui laisse supposer un enrichissement mutuel et qui devient une fin en soi, au détriment de la conversion..." (Abbé Patrick Troadec in Revue Fideliter, Septembre-octobre 1999, n° 131, p. 70.)

« II est impossible de discuter avec quelqu'un qui nie les principes », dit l’adage scolastique

(Mgr Williamson dans l'entretien à Minute, 8 mars 2006.)

"Si quelqu'un vient à vous et n'apporte point cette doctrine (du Christ), ne le recevez pas dans votre maison, ne lui dites pas même salut." (Vulgate, II Jean verset 10.)

Verset précédent expliquant cette doctrine : celui qui a le Père et le Fils.

  • Vulgate, II Jean verset 9 « Quiconque va trop avant et ne demeure pas dans la doctrine du Christ n'a pas Dieu. Celui qui demeure dans la doctrine, il a, lui, et le Père et le Fils. »


Comment combattre chrétiennement l'"engrenage révolutionnaire"

"La révolution est un tout intrinsèquement pervers, c'est un engrenage «impardonnable», une destruction du réel sans rémission. De même que l'esprit chrétien peut habiter tout entier dans la plus humble des actions, ainsi tout l'esprit de la subversion habite dans la plus insignifiante en apparence de ses démarches"

"- Le but de la technique révolutionnaire ce n'est pas de convaincre, c'est de faire accepter la règle du jeu c'est-à-dire le moyen.

"Le but n'est pas de nier, ni d'affirmer, mais de former, dans les esprits, la conviction que tout ce qui se dit n'est et ne peut être que l'opinion de l'individu qui s'exprime.

Le contenu de la discussion, le sujet qu'on traitera dans la réunion à laquelle on vous invite est superflu. Ce n'est pas le fond qui importe, c'est la forme qu'on va lui donner devant vous, qu'on veut que vous acceptiez par votre seule présence, même si vous ne dites pas un mot. Les idées n'importent plus, mais le mécanisme de la machine.

Dans cette réunion à laquelle le vicaire vous invite avec tant de gentillesse et d'insistance, on va vous demander votre avis, à vous intégriste au même titre exactement qu'on le demande au progressiste, à l'athée, au communiste également invités. Acceptez : c'est tout, vous êtes dans l'engrenage. Vous avez accepté que la vérité soit l'objet d'une information. La communauté va décider de ce qu'il faut croire pour le moment. Vous êtes entré dans le processus révolutionnaire et avec plus d'efficacité que le camarade communiste, votre voisin, justement parce que vous êtes affiché intégriste, anticommuniste. Vous jouez le rôle nécessaire d'excitant de la technique de groupe, à titre d'opposant. Vous cristallisez la majorité ou la diversité contre quelque chose. C'est ce quelque chose de réel que vous prétendez représenter qui assaisonne la fade dilution des opinions individuelles.

"...la parodie de charité joue le rôle de police en cas de prise de position trop nette : « Laissez parler, on vous a laissé parler ! »

"Résultat : donner à l'auditoire l'impression que la volonté communautaire « se dégage, » = authentique fruit révolutionnaire.

"Le dialogue a dilué - la vérité n'a plus de définition." (Luce Quenette) [1]


L'absence

"User des moyens de la révolution, c'est déjà lui appartenir.

"Mieux, la révolution ne demande pas autre chose de ses opposants que de « lui faire la politesse, la gentillesse, voire la charité, de venir contester contre elle ». C'est que l'opposition à l'intérieur de son terrain est vivifiante pour la révolution. Je vous invite chez moi : rite vital, obligatoire de la révolution.

IX. L'absence est-elle donc un devoir du contre-révolutionnaire ?

"- L'absence n'est pas tout le devoir - mais elle est le premier devoir. La technique révolutionnaire dite technique de groupe (voir les "techniques de communications"...) ne redoute rien autant que l'absence systématique:

1) celui qui n'est pas là, systématiquement, quelles que soient les avances qui lui sont faites est l'opposant puissant, par le seul système de son absence.

2) Il est à craindre qu'il soit ailleurs où il fait autre chose...

"L'absence et l'autre chose leur sont insupportables. Pas l'opposition..." ((Luce Quenette) )

Le silence

Un dicton dit que "la parole est d'argent, le silence est d'or".

Contre le démon & la Révolution, il faut briser & rompre tout dialogue par l'absence comme on vient de le dire, ou si l'on ne peut s'absenter, par le silence.

Le lecteur peut méditer la signification des silences de Notre Seigneur Jésus-Christ tout au long de Sa Passion, et leur importance.

"Dieu parle dans le silence. Le silence ne fait pas de bruit et le bruit ne fait pas de bien..." 

Le grand argument de Prescription de Tertullien contre les gnostiques qui dès second siècle, repoussèrent la Tradition, et disputèrent à l'Eglise la possession de la vraie doctrine

Image:Tertullien.JPG

Tertullien de Carthage

(v. 160- 240 ap. J.-C.)


"Et de fait, dès second siècle, les hérétiques repoussèrent la Tradition, et disputèrent à l'Eglise la possession de la vraie doctrine qu'ils revendiquaient pour eux-mêmes...

"A cet effet, ils voulurent être reçus à discuter avec les catholiques sur les Ecritures, c'est-à-dire à plaider la cause au fond, moyennant un examen critique des textes de la Bible. Tertullien refusa net d'engager un tel combat. Il déclarait les hérétiques non recevables à formuler leur demande, qu'il écarte a priori, en leur opposant une exception péremptoire basée sur une possession paisible et non interrompue. - "Nous n'avons pas besoin, leur dit-il, d'examiner en détail, ni de réfuter vos opinions, l'une après l'autre. Toute la question entre vous et nous consiste à savoir où se trouve la doctrine du Christ. Or, cette doctrine, le Christ l'a communiquée aux Apôtres qui, à leur tour, l'ont transmise aux Eglises fondées par eux. Donc, nous sommes les vrais possesseurs; et ce seul fait de la possession suffit pour mettre en droit de repousser vos prétentions à une doctrine qui existait avant vous et en dehors de vous. En d'autres termes, nous prescrivons contre vous, nous appuyant sur ce fait certain, palpable, et, par là, nous coupons court à toute discussion ultérieure." (Tertullien, De proescript., XX., cité in Abbé Augustin Aubry, Contre le modernisme, Etude de la Tradition, le sens catholique et l'esprit des Pères, Pierre Tequi Editeur, Gand 1927, réédité aux ESR, p. 41.)

"Tertullien établit ici le grand argument de Prescription; or, cet argument a une valeur incontestable; et il n'est pas de méthode plus conforme à la nature des choses, lorsqu'il s'agit d'une révélation divine qui, indiscutable quant à son sujet même, ne peut être connue et transmise que par la voie du témoignage légitime; il n'est pas de méthode plus rationnelle, aujourd'hui encore, en face des erreurs contemporaines, et surtout de ce modernisme qui tend à s'ériger en juge de la foi, et à remettre en question la doctrine traditonnelle la plus solidement établie.

"D'où nous concluons, à juste titre, que la Tradition a une valeur dogmatique, et que c'est là le principe différentiel entre le catholicisme et toute hérésie en général, puisque toute hérésie est une innovation, et le protestantisme en particulier, puisque le protestantisme est, par excellence, l'innovation ou la "réforme", et la plus subversive de toutes les hérésies." Abbé Augustin Aubry, ibid., p. 41-42.)

Spécial